« Louée soit ma robe » par Catherine Dauriac


Blog / vendredi, avril 13th, 2018

Les sites de location de vêtements fleurissent sur le web. Une autre manière de consommer, plus sensée, plus réfléchie, plus durable et plus “lente” (vive la slowfashion). La permission d’assouvir ses désirs de changements sans culpabilité, avec un plus : pouvoir porter des vêtements de créateurs d’excellente qualité sans en subir le coût, souvent inabordable pour le consommateur.

 Alors, louer plutôt qu’acquérir. Renouveler sa garde-robe sans fantômes dans le placard (30% de nos vêtements ne sont jamais portés). Suivre la mode sans y perdre son âme. La chose est acquise pour des services de location d’objets ou pour l’autopartage. Mais avec le vêtement, nous touchons à l’essence de l’être. Alors, ce shopping virtuel, et-ce si facile ?

 Très impliquée dans la mode circulaire, Adèle Rinck est une adepte de ce service : « Cela fait des années que je ne consomme quasiment que de la seconde main ou des pièces créateurs. A travers mes recherches d’alternatives pour consommer de la façon la plus responsable possible, j’ai très vite été attirée par la location de vêtements ! J’en ai beaucoup fait la promotion pendant 2 ans sans forcément passer à l’acte. En début d’année, j’ai été motivée par le défi Rien de Neuf proposée par l’ONG Zero Waste France et me suis dit qu’il était enfin temps de me lancer ! J’ai opté pour L’habibliothèque. Le résultat : un service très bien pensé, je reçois mes vêtements loués au travail et rend les anciens à cette occasion. Je porte ainsi des vêtements de bonne facture, bien coupés et en excellent état. Pas besoin de les laver sauf si je les conserve longtemps ! L’habibliothèque s’occupe de l’entretien pour nous ! Le must : Cela me permet de toujours avoir la tenue appropriée sans dépenser des milliers d’euros dans l’achat de vêtements qui encombreraient mes placards et au-delà d’être encore plus audacieuse en termes de look en testant des couleurs, des coupes ou des modèles que je n’aurai jamais osé acheter. »

 

Photo d’Adèle Rinck    Crédit : Luc Valigny

 

Ne plus posséder ? Le nouveau Graal.

Avec son offre de dressing illimité, L’Habibliothèque propose des pièces de créateurs et des accessoires pour 149 € par mois avec un service cliente au top. On sélectionne 3 pièces sur le site et l’on choisit son mode de livraison. Le retour des pièces est gratuit tout comme le nettoyage, une assurance « petits dégâts » est même comprise. L’offre est contemporaine, il suffit de trouver sa taille (du 34 au 42 pour l’instant). Un dressing pour jeune urbaine stylée, enrichi tous les derniers samedis du mois. Tous les 3 mois, les abonnées peuvent s’offrir certaines pièces à des prix bradés. Ce sont les adeptes qui en parlent le mieux ! « Pour moi qui dépensait à tort et à travers, c’est un budget maîtrisé sans risque de me lasser », écrit Emma B.

 

Photo Tale Me Lab Paris Crédit Catherine Dauriac

 

Chez Panoply, l’engagement est de trois mois pour des tarifs dégressifs, d’une pièce jusqu’à 10 pièces par mois. Les abonnées disposent d’un catalogue de créateurs important, d’un showroom à Paris et d’un corner aux Galeries Lafayette pour l’essayage. Et la livraison se fait à vélo dans un rayon proche de la capitale. Mêmes services d’envoi et de retour par Colissimo, pressing compris. Petit hic pour les plantureuses, les tailles disponibles s’arrêtent au 42.

Pour Anna Balez, fondatrice de TALE ME, il faut « sortir d’une économie autocentrée, pour une économie de partage, avec l’économie de fonctionnalité appliquée à la mode, véritable ADN de la marque ». Née à Bruxelles en 2014, son entreprise innovante compte 50% de français parmi ses abonnés et propose des vêtements en location à partir de 45€/mois pour la maternité et l’enfant de 0 à 6 ans, époques de la vie où le corps change le plus vite en à peine quelques semaines. Un mix entre économie circulaire et slow fashion pour une marque exemplaire à l’engagement sociétal fort.

Auteur Catherine Dauriac


Retrouvez Anahi Nguyen, co-fondatrice de l’Habibliothèque,

lors des Fashion Green Days.

Vendredi 25 mai à 17H.


 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

8 + 16 =