« Les sept vies de nos vêtements » par Annick Jehanne


Blog / lundi, avril 16th, 2018

L’attrait des français pour la consommation de biens d’occasion va croissant.

Les Vide Dressings et Marchés de Mode vintage se multiplient !Xerfi évalue ce marché à 5,8 Milliards d’euros,1% du commerce de détail.L’accès via le web a dynamisé ce marché, avec le développement des ventes directes entre particuliers « CtoC » (Customer to customer) 40% des achats d’occasion se font désormais en ligne. 

 

Emmaüs vient d’ailleurs d’ouvrir une plateforme en ligne.

Le Bon coin est le leader de ce marché en France :On y trouve 3,3 millions de vêtements et un million de paires de chaussures !L’entreprise réalise 214ME en France tous produits confondus. Le site est la plateforme CtoC n° 1 en France.

 

La plateforme VINTED, lancée en 2008 en Lituanie et en France en 2013 est un site de  «filles » qui permet ventes et échanges et revendique 21M de membres dans 9 pays.

 

 

Facebook s’intéresse également à  ce marché et a créé sa « Marketplace » pour favoriser la vente entre membres.

Vestiaire Collective, le seul site qui vérifie la qualité des produits entre achat et revente, vient de lever 58ME en janvier 2017. Son chiffre de 78ME est déjà effectué à 65% à l’international.

The Real Real, site américain de Luxe d’occasion, réalise un chiffre d’affaire de 300ME.

Un marché encore mineur mais à fort potentiel, le groupe Kering annonce travailler sur le sujet pour ses marques de Luxe.

De plus petits acteurs se positionnent sur des offres plus « pointues » comme UGOTAWISH, un site « sans commission »

 

Mais que font les marques sur le sujet  «location» ?

Patagonia, toujours en avance sur la consommation durable, a créé un site de revente d’occasion sur son propre site WORN WEAR mais encore peu d’acteurs s’intéressent directement à la planète occasion de leur propre marque. 

 

ASOS a créé sur son site une Marketplace de « Vintage »Les consommateurs pourtant ont intégré ce mode d’achat post crise. Il permet de « maximiser » ses envies en faisant des économies, si l’on a un peu de temps à y consacrer. Et de « réduire » la place occupée par les vêtements dans son placard. Ceci est peut être également un signe de « désinvestissement » vis-à-vis de sa garde-robe, un attachement moindre à ses vêtements, ou bien une expression de conviction durable : ne pas jeter, recycler ses vêtements dans le circuit de consommation, acheter des vêtements existants plutôt qu’encourager la surproduction.

H&M,obligé de créer une enseigne pour écouler ses 3,5 Milliards d’euros de surstock,  se penchera certainement sur ce nouveau mode de consommation d’occasion.

 

 

Annick Jehanne

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