Portrait de David Amar – Nous sommes le futur par Catherine Dauriac


Blog / mercredi, mai 2nd, 2018

Styliste-modéliste diplômé d’ESMOD en 2002, David Amar a mené pendant quelques années une carrière auprès de marques de mode. Élevé par un père philosophe dans des valeurs d’amour, d’écologie et de végétarisme, cet enfant de la balle retombe vite les pieds sur terre : « Plus je travaillais dans la mode, plus je découvrais la face cachée de l’industrie… ». De costumes de scène en réalisation sur-mesure, il se lance en freelance, se cherche quelque temps dans le monde de l’art, puis découvre en 2007 l’envers du décor : la logistique pour une grande marque internationale dont il devient coordinateur pour la France. En 2009, un constat s’impose : « si je n’ai pas les moyens de créer une marque de mode vertueuse, je peux aider les gens qui sont dans cette démarche. »

Utilisant ses droits individuels à la formation, il étudie l’approche « Cradle to Cradle – C2C » (du berceau au berceau), – une vision circulaire de la création – garantissant un produit vertueux de sa conception à son recyclage et à sa remise en circulation.  

 

 

Nous sommes le Futur
Partenaire affilié de C2C, sa société Nous sommes le Futur propose une vision d’avenir ancrée dans le collectif, un accompagnement sur toute la chaine de production. « Pas quelque chose de solitaire ; mais quelque chose de solidaire », explique-t-il volontiers. « Dans une boîte, il ne peut pas y avoir une évolution solidaire si tout l’ensemble des collaborateurs ne partagent pas de valeurs communes ». C’est cette approche inclusive qu’il partagera dans sa keynote aux Fashion Green Days, avec un point précis sur les 5 piliers de Cradle to Cradle. Utiliser des matériaux sains, prévoir circularité et recyclage dès la conception, comprendre les GES (« le carbone n’est pas l’ennemi »), appréhender la gestion de l’eau (ne pas forcément diminuer son utilisation mais s’assurer de rejeter des eaux potables), certifier la transparence, le Fairtrade et le droit du travail. Une économie régénérative qui se rapproche des travaux d’Isabelle Delannoy (L’Economie Symbiotique, Actes Sud, 2017) et qui propose une réflexion collective sur le réduction des impacts négatifs de l’industrie. « Réduire simplement les impacts négatifs, c’est rester dans la solution du problème, pas dans la solution d’avenir », affirme David Amar. Pour l’industrie de la mode, 2è industrie la plus polluante au monde, le chemin est long mais des initiatives fleurissent (par exemple : fashionpositive.org, qui travaille en intelligence collective et en open innovation entre marques, de Stella McCartney à H&M).

Pour voir autre chose grandir, il faut régénérer l’écosystème.

David Amar – Keynote Nous sommes le futur – Mardi 24 mai – 14h30

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