Agathe Cuvelier : Les Cachotières

Agathe Cuvelier : Les Cachotières

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce troisième rendez-vous, nous avons rencontré Agathe, la fondatrice des Cachotières, le site de location de tenues chics et tendances entre particuliers.

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Agathe Cuvelier, j’ai 33 ans et j’ai créé les Cachotières il y a 4 ans et demi. C’est un site de location de vêtement chic entre particulier. Depuis janvier 2020, nous avons lancé une nouvelle activité qui s’appelle les Cachotières for Brands. Cette activité est destinée aux marques de mode qui souhaite se lancer sur le marché de la location. Nous proposons ainsi deux offres pour ces marques. La première offre consiste à leur créer un site internet en marque blanche. C’est-à-dire qu’elles possèdent leur propre site de location mais celui-ci est entièrement développé par nous. Nous nous occupons de gérer tous leur service de location : le stockage des articles, leurs entretiens, le service après-vente.

La deuxième offre est à destination de marques de créateurs émergents ou des marques qui ont un peu moins de budget. Ainsi nous leurs proposons d’être présentes sur notre site les Cachotières. Nous nous occupons également de gérer la location.

 

Quel a été le déclic ?

Je travaillais depuis 4 ans dans la mode et je faisais aussi partie d’une association où il y avait beaucoup de personnes qui innovaient dans la mode. En tant que styliste et chef de produit, je trouvais nos métiers un peu « ringards », j’avais réellement envie de faire des choses nouvelles. En parallèles, j’étais dans des années où j’avais beaucoup d’événements. Ainsi, il fallait à chaque fois trouver une nouvelle tenue. C’était selon moi, du gâchis d’acheter des pièces pour ne les porter qu’une fois ou deux et ensuite qu’elles traînent dans les armoires. C’est pourquoi, j’ai cherché à louer mes robes mais je n’ai jamais trouvé. J’ai vu que cela existait aux États-Unis et c’est à ce moment que j’ai eu le déclic.

 

 Comment fonctionne le site ?

Cela fonctionne comme un site de e-commerce classique. Nous avons un choix d’environ 3 000 pièces de plus de 300 marques. Ainsi vous-choisissez votre taille et la date de location. Un fois l’article sélectionné vous pouvez le louer pour 4, 8 u 12 jours. Nous vous le livrons en 24h dans toute la France. Ainsi, lorsque vous recevez votre article, il est comme neuf emballé dans du papier de soie. Au retour, vous n’avez pas besoin de laver le vêtement, nous nous occupons du nettoyage.

En ce qui concerne les particuliers qui souhaitent déposer des articles, ils peuvent les mettre en dépôt location chez nous. Nous vérifions que cette pièce nous intéresse et si c’est le cas, le particulier nous confie sa tenue et touche une commission pour chaque location. L’avantage est que le particulier peut récupérer ses  vêtements quand il le souhaite soit le temps d’un weekend soit de manière définitive.

 

En quoi pensez-vous que votre marque contribue à une avancée pour la mode circulaire ?

Nous permettons d’augmenter la durée de vie d’un vêtement. En effet, au lieu qu’il soit porté une fois ou deux, il pourra être porté soixante fois par soixante personnes différentes. De plus, le service que l’on met à disposition des marques permet qu’elles utilisent les vêtements qu’elles ont en stock afin de les proposer à la location. Ainsi, ces marques peuvent obtenir de la donnée, puisque que les nombreuses personnes qui ont porté une robe vont donner un retour sur la qualité, sur la coupe de celle-ci. Cela permet par conséquent à la marque d’améliorer ces collections et éviter les invendus.

 

Quelles sont les perspectives d’évolution des Cachotières ?

Notre objectif est de nous positionner comme leader de la location B2B. Nous souhaitons être la référence européenne pour les marques qui veulent se lancer sur le marché de la location. C’est notre axe de croissance principal puisque nous avons toujours notre plateforme dédiée au particulier, mais l’intérêt désormais consiste à aller travailler avec les marques.

 

Le mot de la fin : une astuce pour mieux organiser son dressing ?

Regarder combien de fois nous portons chaque pièce de notre dressing. Pour toutes les pièces portées moins de deux fois dans la dernière année, autant les revendre ou les mettre sur des sites de locations. Cela permet de les rentabiliser.

 

Justine interviendra lors des prochains Fashion Green Days online le 18 septembre prochain. Pour s’inscrire au webinaire c’est par ICI

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. Je suis actuellement investie dans différents projets événementiels qui contribuent à l’avancement de la mode éthique et responsable.

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Anne-Claire Chanvin : Les Apprêtés

Anne-Claire Chanvin : Les Apprêtés

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce sixième rendez-vous, nous avons rencontré Anne-Claire, la co-fondatrice des Apprêtés, une plateforme de location de vêtements de marques responsables pour homme et femme.

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Anne-Claire Chanvin, j’ai co-fonder Les Apprêtés avec mon associée et amie Marie Brandicourt. J’ai fait une école de commerce.  A la fin de mes 5 années d’études, j’ai travaillé pour Price Waterhouse Coopers (PWC) en audit financier au Luxembourg pendant 4 ans. Par la suite, j’ai rejoint le groupe l’Oréal en contrôle de gestion. J’ai également été en charge du département de recherche environnementale et durable mais aussi d’un groupe sur le bio mimétisme (Comment s’inspirer du vivant pour répondre à des problématiques actuelles). Ainsi, je me suis aperçue que ces thématiques m’intéressaient beaucoup.

Dans un même temps, je cherchais à aligner ma façon de m’habiller avec la manière dont je consommais de manière générale. En effet, j’achetais biologique, locale et responsable, que ce soit pour l’alimentation ou les cosmétiques mais pas pour les vêtements. C’est pourquoi j’ai cherché des marques responsables. De fil en aiguilles, nous avons eu l’idée de créer Les Apprêtés avec Marie. Nous avons travaillé un an et demi sur ce projet et finalement, c’est en juin 2020 que nous avons lancé le service.

 

 

 Pouvez-vous me parlez un peu plus des Apprêtés ?

Nous avons l’écoresponsabilité au cœur de l’ADN du projet.  Ainsi, la location de vêtement permet d’accroître son nombre d’utilisation. L’objectif consiste de passer d’un produit « jetable » à un produit durable. En outre, nous avons choisi de nous concentrer uniquement sur des marques responsables qui répondent à des critères de style et d’écoresponsabilités. De plus, nous travaillons avec un pressing écoresponsable qui travaille en circuit fermé, réduit sa consommation d’eau et utilise des lessives responsables. Nous avons privilégié la livraison en point relai ce qui permet de limiter la pollution sur le dernier kilomètre. Enfin, nous avons développé des packagings réutilisables pour ne jamais utiliser de cartons à usage unique.

Nous avons également pensé à la fin de vie des produits.  C’est pour cela que nous comptons ouvrir un espace de braderie vers la fin de l’année pour les vêtements qui sortent du cycle de location. En ce qui concerne les vêtements qui ne peuvent plus être porté, ils seront remis dans la filière du recyclage.

 

En parallèle de notre offre, il y a toute une partie sensibilisation du consommateur. Par exemple, nous allons organiser des ateliers d’upcycling pour nos clients. De plus, nous participons à des conférences. Récemment nous en avons fait une dans notre ancienne école sur la slow-fashion.

 

Comment fonctionne votre site ?

Le consommateur a le choix entre trois abonnements : 59€, 79€ ou 109€ par mois. Ceux-ci permettent de louer respectivement 300€, 500€ «et 800€ en moyenne de valeur boutique. Cela inclut le pressing et le transport. Une fois l’abonnement choisi, le client peut soit sélectionner les vêtements sur le catalogue soit il peut décider de recevoir une box personnalisée. Nous donnons également la possibilité de mixer les genres dans une box pour la partager. Ainsi le client peut profiter de sa box pendant un mois. Ensuite, il choisi s’il désire changer ou garder la box. Il est possible d’acheter les vêtements avec une réduction de 15%, soit un montant qui ne pousse pas à l’achat compulsif.

 

 

Comment choisissez-vous les produits que vous mettez en ligne ?

Il s’agit principalement de vêtements de tous les jours avec toutefois quelques pièces pour les événements ou le travail. Nous proposons donc des habits pour toutes les occasions, que ce soit pour la femme ou l’homme.

Nous les sélectionnons selon des critères de style. En effet, que nous cherchons une harmonie dans le style de vêtements présents sur le site. Nous souhaitons vraiment casser l’apriori que peuvent avoir certaines personnes comme quoi « éthique signifie ethnique ».  Effectivement, les pièces ne sont pas nécessairement très colorées mais peuvent être très simples.

Au sujet des marques, nous les choisissons selon des critères d’écoresponsabilité. Par exemple sur la production locale, l’utilisation de matière naturelle et biologique, l’utilisation de fibres recyclées ou de matières upcyclées. Nous nous assurons aussi des conditions de travails.

 

Quelles sont les perspectives d’évolution des Apprêtés ?

Notre objectif est de nous développer. Nous avons commencé la phase de recrutement. Ainsi nous souhaitons faire grandir l’équipe afin d’accroître notre offre. Nous voudrions à terme détenir une gamme qui permettrait à toute la famille de s’habiller chez les apprêtés.

 

Le mot de la fin : quelle matière préférez-vous ?

J’ai fait une belle découverte cette année avec le chanvre.

 

Anne-Claire interviendra lors des prochains Fashion Green Days online le 18 septembre prochain. Pour s’inscrire au webinaire c’est par ICI

 

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. Je suis actuellement investie dans différents projets événementiels qui contribuent à l’avancement de la mode éthique et responsable.

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Cyril Neves : Les Petits Bidons

Cyril Neves : Les Petits Bidons

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce cinquième rendez-vous, nous avons rencontré Cyril, le fondateur des Petits Bidons, une marque de lessive naturelle et engagée pour laver sans tout salir !

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Cyril Neves, j’ai 33 ans et je suis le fondateur de la marque les Petits Bidons. Nous avons débuté en vendant de la lessive naturelle et efficace. Cela vient vraiment d’un constat et d’une expérience personnelle. En effet, j’ai moi-même commencé par faire ma lessive maison et c’est ainsi que je suis arrivée jusqu’à la création de cette marque.

 

Quel a été le déclic pour fonder Les Petits Bidons ?

C’est dans une démarche écologique et pour pouvoir améliorer ma consommation que je me suis intéressé à la lessive. Je me suis donc demandé ce que contenaient les lessives que j’utilisais avant. Ainsi, j’ai remarqué que c’était un monde très opaque et que les ingrédients étaient très compliqués à avoir. Enfin lorsque que j’ai réussi à obtenir la liste d’ingrédients, j’ai compris pourquoi ils étaient cachés. En effet, que ce soit pour l’environnement ou notre santé, il y a beaucoup d’ingrédients utilisés dans les lessives qui sont mauvais voir toxiques.

Par conséquent, j’ai pensé qu’il était temps de créer une lessive qui soit vraiment propre et toujours efficace.

 

 

Pouvez-vous me parler plus de votre offre ?

Le cœur de nos gammes c’est la partie lessive, celle par laquelle on a commencé. Elles sont faites à partir d’ingrédients d’origines naturelles. Par exemple, 100% des parfums sont naturelles dans la formule. De plus, elles sont sans huile de palme. Effectivement, c’est l’une des choses que l’on a découvert : les lessives standards sont pleines d’huiles de palme. Nous trouvions cela absurde qu’il y ait une chasse à l’huile de palme dans de nombreux secteurs mais pas celui-là. Pourtant, c’est normal puisque les clients qui achètent de la lessive standard ne connaissent pas ses ingrédients.

En outre, il y a aussi tous les ingrédients que nous n’avons pas souhaité intégrer dans nos formules tel que les dérivés de pétrole. Nous les avons donc remplacés par des ingrédients naturels tout en gardant l’efficacité d’une lessives standard.

 

En quoi pensez-vous que votre marque Les Petits Bidons accompagne la mode circulaire ?

Actuellement, il y a beaucoup de marques qui s’inscrivent dans cette démarche écoresponsable et qui par conséquent rentrent dans cet accompagnement de la mode circulaire. De ce fait, pour que cela fonctionne bien, un des points importants consiste à bien entretenir ses vêtements. L’entretien peut se faire de nombreuses manières différentes. Chez Les Petits Bidons, nous on a choisi d’accompagner cette démarche de mode circulaire par un entretien avec des produits efficaces et naturels. Ainsi, cela permet de garder la qualité du vêtement.

 

 

Quelles sont les perspectives d’évolution des Petits Bidons ?

Actuellement, nous voulons proposer des produits mieux que ceux proposés sur le marché. C’est pourquoi, concernant l’entretien de la maison, dès que nous pourrons présenter des produits mieux que ceux qui existent déjà nous n’hésiterons pas.

De plus, nous travaillons énormément sur la partie packaging à usage. En outre, cela concerne tous les produits en vrac, plastiques recyclés, formats solides, sans emballages, zéro déchet voir compostables. C’est dans cette ligne-là qu’on s’inscrit.

En ce qui concerne l’offre en vrac, elle est disponible pour le moment dans nos locaux. Les personnes peuvent venir remplir leurs bidons sur tous les parfums. Mais nous aimerions étendre cette offre sur tous les magasins qui nous distribuent. Dans l’avancement de notre marque, nous souhaitons donc pouvoir proposer la réutilisation des bidons à nos clients.

 

Un conseil pour mieux préserver ses vêtements ?

Au sujet de la lessive, il y a un conseil très simple : il s’agit d’utiliser les bonnes doses. Cela ne sert à rien de sur-doser une machine parce que plus nous en mettons plus nous risquons d’encrasser les vêtements.

Cyril interviendra lors des prochains Fashion Green Days online le 18 septembre prochain. Pour s’inscrire au webinaire c’est par ICI

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. Je suis actuellement investie dans différents projets événementiels qui contribuent à l’avancement de la mode éthique et responsable.
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Camille Courmont : Greendy Pact

Camille Courmont : Greendy Pact

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” le 17 et 18 septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce quatrième rendez-vous, nous avons rencontré Camille, la créatrice du concept Greendy Pact, une boutique d’échange de vêtements à Lille. 

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Camille Courmont, j’ai 32 ans. J’ai fait un master en communication puis j’ai commencé à travailler en tant que chargé de communication notamment sur la prévention des cancers. Par la suite, j’ai été consultante en communication dans une agence. Cela m’a amené à accompagner les distributeurs de la région sur leurs stratégies de transformation managériale et aussi digitale. Ainsi, cela m’a permis de mieux appréhender les nouvelles attentes des clientes d’aujourd’hui, que ce soit au niveau du digital mais aussi des valeurs que dois porter une entreprise. Par conséquent, ces expériences m’ont été utiles à la création de Greendy Pact.

 

Qu’est-ce qui t’as donné le déclic de fonder Greendy Pact ?

J’ai toujours eu envie d’entreprendre, il ne me manquait que l’idée. En effet, à la fois je désirais prendre un virage professionnel. Mais de plus, je commençais à avoir une prise de conscience écologique, notamment par rapport la mode. J’étais une grande consommatrice de mode, je passais mes pauses déjeuner à faire du shopping. Pour autant, il s’agissait bien plus de shopping compulsif ou thérapeutique que parce que je nécessitais réellement de nouveaux vêtements.

C’est pourquoi, je me suis renseignée sur l’impact écologique de la mode. Ainsi, je me suis demandé comment répondre au besoin de faire du shopping sans pour autant dépenser des sommes astronomiques dans des produits pas forcément très éthiques.

 

 

Pouvez-vous me parler du concept de Greendy Pact ?

C’est un service d’échange de vêtements de seconde-main pour les femmes et enfants de 0 à 6 ans. De plus, les accessoires (exceptés les chaussures) sont disponibles depuis la rentrée. L’objectif consiste à capitaliser les ressources que l’on a déjà dans nos dressings, afin de les échanger et s’offrir ainsi de nouvelles pièces de seconde-main.

Notre offre se divise en deux parties : La boutique physique qui est le lieu d’échange de toutes ces pièces de seconde-main. Par conséquent, les clients apportent leurs vêtements et en échange ils récupèrent des greendies, c’est la monnaie virtuelle de la boutique. Tous les vêtements femme valent un greendy, qu’importe la taille, la marque ou la catégorie exceptés les manteaux qui en valent 3. Quant aux vêtements pour enfants, ils valent 0,5 greendies. En outre, la volonté de Greendy Pact est de supprimer la valeur financière d’un vêtement pour remettre au cœur du système l’usage qu’il en est fait. Si j’ai une robe, peu importe la marque, si je ne la porte plus, autant qu’elle fasse plaisir à quelqu’un d’autre. Ainsi, de mon côté je pourrais prendre une pièce à ma taille et qui me plaira d’autant plus.

Ensuite, il a toute la partie digitale. En effet, je pense que l’éducation du client sur les nouveaux modes de consommation est primordiale. C’est pourquoi j’ai créé un parcours ludique et éducatif en parallèle de la boutique. C’est-à-dire qu’à partir du moment où une cliente commence ces premiers échanges, elle va récupérer des points. Ceux-ci vont lui permettre d’obtenir des badges et des récompenses. Mais surtout, elle va pouvoir recevoir des informations sur l’impact positif que procure ses échanges. Le but consiste à valoriser le geste écoresponsable que les clients font quand ils viennent échanger des vêtements. Ainsi, chaque client détient un compteur écoresponsable en ligne qui comptabilise le nombre de litre d’eau qu’il économise en échangeant des vêtements.

 

 

 

Pourquoi avoir choisi de se centrer sur l’échange de vêtement ?

J’ai choisi l’échange de vêtements pour plusieurs raisons. Tout d’abord pour lever les contraintes de la seconde-main notamment sur les plateformes d’achat/vente en ligne. En effet, lorsque nous souhaitons vendre des vêtements d’entrée de gamme, ceux-ci ne sont pas toujours financièrement rentables. Nous passons beaucoup de temps pour prendre des photos, rédiger des annonces, répondre aux questions et les frais de port deviennent de plus en plus élevés. Au final, nous préférons ne pas vendre ces pièces. C’était une contrainte que je cherchais à lever par le biais de ma boutique. Ce sont effectivement des ressources dont nous disposons et dont nous n’avons plus besoin, alors autant s’en servir pour récupérer d’autres choses.

Dans ce sens, l’échange me semble la solution la plus circulaire. Il permet d’éviter l’accumulation d’habits en obligeant à faire un tri pour renouveler son dressing.

 

 

Quelles sont les perspectives d’évolution de Greendy Pact ?

J’espère pouvoir ouvrir d’autres points d’échange et ainsi proposer cette alternative à la consommation à de plus en plus de monde.

 

Le mot de la fin : quelle est la pièce indispensable de votre dressing ?

Le jean bien taillé que l’on peut mettre en toutes circonstances et avec tout.

 

Camille interviendra lors des prochains Fashion Green Days le 18 septembre prochain. Pour s’inscrire au Webinaire c’est par ICI

 

 

 

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. Je suis actuellement investie dans différents projets événementiels qui contribuent à l’avancement de la mode éthique et responsable.

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Camille Brun-Jeckel : Second Sew

Camille Brun-Jeckel : Second Sew

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce quatrième rendez-vous, nous avons rencontré Camille, la créatrice de Second Sew, une boutique en ligne de vêtements éco-responsables confectionnés à partir de tissus revalorisés pour les bébés et enfants.

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Camille, j’ai fondé Second Sew en fin d’année 2018. J’ai créé cette marque après avoir travaillé en agence de communication puis en association humanitaire.

Lors de l’arrivée de ma fille, je cherchais à pouvoir l’habiller de manière éthique et responsable. Mais en regardant ce qu’il y avait comme proposition sur le marché, au-delà de la seconde-main en tant que telle, je n’ai pas trouvé de proposition qui me satisfaisait réellement. Il y avait énormément de proposition en coton biologique mais cela restait de la production de matières premières. A cette période, je faisais beaucoup de couture par moi-même. De plus mon conjoint étant antiquaire, j’avais déjà la passion des tissus anciens à travers lui. Tout s’est donc combiné ensemble et c’est comme cela que j’ai créé Second Sew.

 

Pourquoi avoir choisi de se spécialisé dans le vêtement pour enfant ?

Cela venait d’un besoin que j’avais moi-même c’est-à-dire de trouver des vêtements qui puissent répondre à mes critères de sélection. Je ne voulais pas de vêtements faits à partir de matières premières produites spécialement pour eux. Donc c’est ainsi que je suis partie sur le vêtement enfant car j’en avais le besoin pour ma fille.

Ensuite j’ai continué dans cette voie car je me suis rendue compte que je n’étais pas le seul parent à chercher ce style d’initiative.

De plus, à mon sens les enfants sont le point de départ des changements de mode de consommation.  Cela me semblait « bizarre » de les exclure de la mode éthique puisqu’ils sont vraiment à l’origine des ces changements. Et nous les parents, devons les aider et accompagner pour leur faire prendre conscience de ce qu’il y a derrière un vêtement. Je sais que l’on parle là de bébé et d’enfants, mais selon moi il n’est jamais trop tôt pour être habitué aux bons gestes, donc c’est pour cela aussi que je suis partie sur de la mode pour petits.

 

 

Quelle distinction faites-vous entre l’upcycling et la seconde-main ?

La seconde-main de mon point de vue, c’est vraiment le vêtement tel quel, qui va avoir été porté et que l’on va revendre ou donner aux autres enfants de la fratrie. C’est très bien et je fonctione aussi comme cela avec ma fille.

L’upcycling, c’est vraiment le fait de créer un nouveau vêtement à partir d’une matière existante.

En effet, je remarque que mes clients ne voient pas un vêtement de seconde-main mais un vêtement neuf, qui a eu une histoire. C’est là que je fais la distinction entre upcycling et seconde-main mais les deux sont complémentaires. La garde-robe parfaite comme je dis souvent c’est 70% seconde main et 30% second sew.

 

En quoi Second Sew constitue une avancée dans la mode circulaire ?

Selon moi, Second Sew ne représente pas du tout une avancé parce que je n’ai rien inventé. J’ai même envie de dire que c’est plutôt un retour aux sources, c’est ce que nos grands-mères et arrière-grand-mère faisaient. Et ce que font beaucoup de personnes depuis toujours. Donc Second Sew, permet aussi de proposer aux personnes qui n’ont soit pas les compétences soit le temps, de faire des vêtements. Donc ce n’est pas avancée mais juste un retour à l’essentiel.

 

 

Quel futur pour Second Sew ?

J’espère que cela va permettre aux parents de prendre en considération dès le plus jeune âge la garde-robe de leurs enfants. Par ailleurs, je me rends compte que les clients de ma boutique ne sont pas forcément sensible à la mode éthique mais qu’ils trouvent les vêtements beaux. Et ils vont donc se pencher sur la problématique de la mode éthique. C’est ce que je recherche à travers Second Sew, sensibiliser les personnes à ces thématiques. Je souhaite que Second Sew devienne un « réflexe » pour habiller son enfant et son bébé et pourquoi pas élargir la tranche d’âge à laquelle sont destinés les vêtements, puisque pour l’instant la limite est de 4 ans.

 

Le mot de la fin : quelle pièce vous trouvez indispensable pour le vestiaire pour enfant ?

Une pièce dans laquelle l’enfant est vraiment à l’aise dans ses mouvements : le sarouel. C’est un pantalon ample comme ceux que je propose. Les parents peuvent l’enlever et le mettre facilement, mais les enfants aussi peuvent l’utiliser quand ils apprennent à s’habiller. Un vêtement mixte donc dans lequel l’enfant est à l’aise, où il peut bouger et qui s’adapte à la croissance de l’enfant.

Camille interviendra lors des prochains Fashion Green Days online le 17 septembre prochain. Pour s’inscrire au webinaire c’est par ICI

 

Audrey

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. Je suis actuellement investie dans différents projets événementiels qui contribuent à l’avancement de la mode éthique et responsable.

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