Comment s’organisent les marques pendant la crise du COVID19 ?

Comment s’organisent les marques pendant la crise du COVID19 ?

Depuis le commencement de la crise du COVID19, celle-ci a créé de grosses contraintes pour le monde de la mode : fermeture des magasins, de la plupart des usines, et difficultés financières qui suivent pour les marques.

La situation pousse tout un chacun à faire preuve de créativité pour s’adapter à ce nouveau mode de vie.
Alors, comment les créateur.rice.s et leurs marques s’adaptent-ils.elles ?


LA VENTE EN LIGNE, FAUSSE BONNE IDÉE POUR LES MARQUES ?

La vente physique étant soumise à la distanciation sociale, la vente en ligne devient logiquement pour les entreprises une manière de continuer à gagner de l’argent pour éviter une éventuelle faillite. On voit ainsi une accélération de la digitalisation des marques.
Mais, alors qu’on sait que la sécurité totale des travailleur.se.s est impossible dans ces conditions, quelles attitudes adoptent les consommateur.rice.s et les marques ?

En effet, on voit, notamment sur Instagram, de nombreuses marques appeler à l’achat en ligne. Sans nécessairement leur jeter la pierre, les conditions dans lesquelles nous nous trouvons peuvent nous questionner sur cette pratique… Peu de marques ont finalement cessé leur activité en ligne et depuis le 11 mai, elles viennent juste de ré-ouvrir leur magasin physique.

On retrouve toutefois une situation d’entre-deux qui pourrait convenir à tous : Camaïeu, par exemple, a proposé de précommander ses vêtements en ligne durant le confinement pour les soutenir, et de les recevoir à la fin de celui-ci. En effet, durant cette période, il n’était peut-être pas prioritaire d’avoir de quoi se pomponner en restant chez soi, la tendance semblant plutôt être au jogging et aux chaussons… 
Et les consommateur.rice.s en ont bien conscience. En soutien aux travailleur.se.s, et pour suivre les consignes du strict minimum, beaucoup d’entre nous n’ont pas participé pas à ces achats en ligne et restent frileux pour retourner en boutique.

Il semble même que les exigences, sociales ou environnementales soient plus élevées au vu de la crise actuelle.
Référents en sondage d’opinion, Kantar indique que ces exigences pourraient bien perdurer après le confinement, au moins dans le domaine alimentaire : 32% des français disent souhaiter une production plus locale, et 20% des produits bios et sains.

Une chance pour la mode éthique ? A titre personnel, je l’espère vraiment !

CRÉER DE LA PROXIMITÉ AUTREMENT

Via les réseaux sociaux, nombreuses sont les marques à en profiter pour créer une proximité différente avec leurs clients.
Ainsi, pendant le confinement on a retrouvé des ateliers de cuisine, des séances de sport, des vidéos de clients ou de salariés partageant l’intimité de leur confinement, leurs réflexions…

créateurs confinement

1083, une marque de jeans teints, tissés et confectionnés en France

Une manière de renforcer des liens humains dont chacun a eu besoin en ce moment si particulier.
Les marques se sont également adaptées à la situation en proposant des “looks confinement”, ou post confinement
pour les beaux jours.



D’autres ont profité de leurs fonds suffisants pour soutenir le monde médical dans la lutte, à l’image de H&M qui a fait un don au fonds de solidarité de l’Organisation Mondiale de la Santé. Cette somme servira à assurer la sécurité des travailleurs en première ligne et soutiendra la mise au point de vaccins. En espérant que l’enseigne se souviendra qu’il convient d’appliquer les mêmes mesures de sécurité à ses travailleur.se.s et à ceux.celles de ses fournisseur.se.s.
Concernant le Comité stratégique de filière Mode & Luxe, celui-ci indique que plus de 830 entreprises ont apporté leur soutien en se mobilisant pour la confection de masques et de surblouses : fin avril, plus de 8,7 millions de masques avaient déjà été confectionnés.

Quant à leurs difficultés, la plupart des marques les évoquent rapidement pour expliquer comment ils
s’adaptent. Ce sont plutôt les petit.e.s créateur.rice.s comme Louise de Mybetterself qui partagent plus ouvertement : est-ce qu’il.elle.s passeront en priorité dans les usines ? Auront-il.elle.s encore les moyens de continuer leurs activités ?


Le cabinet de conseil McKinsey prévoit une chute de 30% des revenus du secteur de l’habillement en 2020, ce qui en ferait un des secteurs les plus touchés par cette crise. D’autant plus si les consommateur.rice.s se montrent plus exigeants sur des questions environnementales.
Il est finalement un peu triste de se dire qu’il nous fallait un virus pandémique pour ralentir, et prendre conscience de nos achats superflus… Espérons au moins que cette conscience perdurera !

créateurs confinementLouise, avec sa marque de lingerie, bodypositive et écoresponsable

 

Si vous voulez en savoir plus, je vous recommande de lire :

  • “La mode d’après”, juste ici.

Clara Cosson

 

Clara Cosson

Clara Cosson

Rédactrice - Equipe Communication

Je m’appele Clara, et je commence l’année prochaine mon master en Marketing Digital à l’IAE Gustave Eiffel. J’ai pour projet de travailler dans une entreprise sociale et solidaire car l’idée de faire d’un bien matériel un produit durable, éthique et responsable me passionne. Et il y a encore tellement de choses à inventer en ce sens !

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La tendance de la seconde main

La tendance de la seconde main

LA SECONDE MAIN UNE PRATIQUE QUI N’EST PAS NOUVELLE…

Acheter des habits et accessoires déjà utilisés par une autre personne est loin d’être nouveau ! Mais il semble qu’au siècle dernier, la seconde main était plutôt considérée comme un signe de pauvreté. Il était par contre bien plus commun de raccommoder ses vêtements soi-même pour les faire durer plus longtemps.

Tandis qu’aujourd’hui, acheter de la seconde main est considéré comme une prise de responsabilité, un engagement pour la planète… Une belle évolution des mentalités.

…. MAIS QUI PREND ENORMEMENT D’AMPLEUR CES DERNIERES ANNEES !

Selon l’Institut Français de la mode en 2028, le marché de la seconde main pourrait dépasser, en volume, celui de la fast fashion. En effet, pas moins de 39% des français ont acheté des articles “réutilisés” en 2019, et selon l’Institut indique que 48% des consommateurs disent vouloir en acheter davantage en 2020. Mais quelles sont les raisons derrière ces changements de consommation ?

POURQUOI ACHETER DES ARTICLES DE SECONDE MAIN ?

Le site de location de vêtements Rent the Runway indique qu’en un an, 80 milliards de vêtements sont vendus dans le monde… Et qu’ils sont portés environ 7 fois avant d’être jetés.

Pourquoi racheter des habits quand notre dressing déborde de ceux qu’on ne porte plus ? Prendre la mesure de ce que l’on achète et porte devient un grand défi : production, récolte, transport, qualité, sont autant de critères auxquels on peut faire attention. A mes yeux, “est-ce que j’en ai besoin ?” s’avère la question la plus efficace à se poser pour limiter largement nos achats.

Mais la première raison qui revient est le prix, la plupart des articles de seconde main étant souvent bien moins chers. C’est notamment vrai dans le monde du luxe : lors de la dernière Fashion Week Homme, l’enseigne de luxe J.M. Weston a annoncé qu’ils vendraient désormais leurs propres modèles vintage en boutique. Des chaussures comme neuves, mais à moindre prix ! Une grande première dans le monde du luxe. Peut-être le vintage devient le luxe absolu.

De la même manière, une application comme Vinted permet à tout un chacun de revendre ses habits un peu moins chers que leur prix d’achat, et c’est un carton chez les 18-24 ans. D’ailleurs, en pleine crise du Coronavirus, le site Vestiaire Collectif, spécialiste de la seconde main, vient de lever 59 millions d’euros pour se développer en Asie.

Attention toutefois, l’argument du prix n’est pas toujours vrai… Prenons en exemple les friperies lilloises, dont la plupart s’avèrent être des friperies “de luxe”, limitant la clientèle capable de s’offrir ces articles.

Finalement, la tendance de la seconde main s’explique par la possibilité de dénicher des pièces uniques, qui ont de l’authenticité.

COMMENT LES TROUVER ?

Aujourd’hui, le marché de la seconde main a investi tous les canaux : magasins, vente en ligne, applications, locaux associatifs…

Ainsi, on retrouve la vente de particulier à particulier sur Vinted, Les Cachotières pour la location de robes, ou bien encore Vestiaire Collectif. La vente professionnelle s’en mèle aussi, avec TheRealReal ou J.M. Weston dans le monde du luxe, Sellpy pour nos voisins suédois, ou encore des friperies qui fleurissent dans toutes les villes.

Mais on peut aussi participer à la tendance sans dépenser un sous notamment grâce à l’échange, entre connaissances ou via des groupes facebook qui organisent des événements, ce qui s’avère de plus en plus fréquent. On pose un vêtement, on en reprend un autre, et on peut ainsi renouveler sa garde-robe à l’infini et sans se ruiner.

Alors si ça vous intéresse, voilà quelques comptes youtube et instagram qui peuvent vous aider à vous informer et à dénicher ces bons plans autour de vous, sans trop d’efforts, et pour le bien de la planète comme de votre porte monnaie !

slow fashion seconde main friperie

Fash_rev_france pour s’informer et prendre part au mouvement d’interpellation des marques #whomademyclothes

SloWeAre qui a construit son propre label éthique et pro environnemental et qui indique les marques qu’elle labellise

influenceuse seconde main friperie

Clara Victorya, qui recense et teste les friperies en France voire dans le monde et donne des astuces pour la seconde main.

Clara Cosson

Clara Cosson

Rédactrice - Equipe Communication

Je m’appele Clara, et je commence l’année prochaine mon master en Marketing Digital à l’IAE Gustave Eiffel. J’ai pour projet de travailler dans une entreprise sociale et solidaire car l’idée de faire d’un bien matériel un produit durable, éthique et responsable me passionne. Et il y a encore tellement de choses à inventer en ce sens !

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