Adeline Michaux, redonne du pouvoir à votre armoire !

Adeline Michaux, redonne du pouvoir à votre armoire !

Les femmes utilisent seulement 10 % de leur garde-robe ! Un chiffre qui refroidit la bouillonnante Adeline Michaux, co-fondatrice du concept Pimp my clothes. En deux temps, trois mouvements, elle entend bien redonner un second-souffle à votre vestiaire. Présentation d’une entrepreneuse engagée dans une mode circulaire et invitée des Fashion Green Days.

Dès les premières minutes, Adeline Michaux vous donne du baume cœur ! Jeune femme enjouée et dynamique, elle est portée par ses valeurs : innovation, circularité, mode et sens.

Dotée d’une tête bien faite, elle commence sa carrière à l’international dans la « tech » mais très vite, elle ressent le besoin d’une quête de sens plus proche de ses convictions. Elle devient indépendante et se rapproche du monde des start-ups.

Elle y découvre l’univers des entrepreneurs sociaux qui l’inspire. Elle place, alors, les concepts de l’économie circulaire au centre de ses réflexions et fait le lien entre toutes ses aspirations.

Adeline voit en l’économie circulaire l’occasion de porter une vision « actionnable » pour remédier aux dérives environnementales et en réduire les impacts négatifs. Faire mieux et réduire la consommation de ressources naturelles. Exit la régression et la décroissance. L’entrepreneuse ouvre une porte sur l’innovation et le progrès !

 

 

Pimpez vos vêtements pour allonger leur durée de vie !

Passionnée depuis l’enfance par la mode, c’est naturellement qu’elle crée un collectif qui l’a conduit à créer le concept « pimp my clothes ».

A la force des témoignages et des meet-up organisés sur le thème de la mode éthique, Adeline Michaux et ses complices Valentine Fruchart et LucilCaufriez Sanchez ont un déclic : créer un concept simple, stylé, accessible et durable pour upcylcer ses vêtements.

Ainsi naissent le kit et les ateliers créatifs malicieusement nommés « pimp my clothes ». Deux formules qui redonnent une deuxième vie aux vêtements sans spécialement avoir de connaissance en couture.

  • Le kit de patch créatif : il s’agit de motifs designés par une styliste à partir de tissus invendus et destinés à la destruction. Les patchs, posés sur des vêtements ennuyeux ou dormants, renouvellent et prolongent une garde-robe. Et hop, un nouveau cycle de vie s’ouvre. Pimp my clothes fait circuler ce qui ne circulait plus et repousse l’acte d’achat.
  • Les workshops en magasin éthique, de seconde-main ou à domicile : quoi de mieux qu’une rencontre entre passionnés pour partager des tips et adopter de nouvelles pratiques de consommation sans se brimer ? Les workshops pimp my clothes sont ouverts sur demande à tous ceux qui veulent casser leurs routines, trouver de l’inspiration et affirmer leur style.

 

 

Pimp my clothes redonne du pep’s à la seconde-main 

Contrairement aux apparences, notre garde-robe n’est pas seulement une question d’apparence… Nous sommes capables de fétichiser certains vêtements lorsqu’ils nous relient à notre histoire personnelle.

Et c’est bien l’ambition des patchs d’Adeline Michaux. Ils tissent des liens émotionnels avec nos vêtements. Par essence, ils permettent de s’approprier ou de redonner de l’originalité à une jupette des années 50 ou à un blouson des années 80 achetés en friperie. Customisés à notre image, ils prennent une nouvelle dimension.

Le concept pimp my clothes, c’est plus qu’une affaire de mode ! C’est le moyen d’affirmer sa personnalité tout en étant respectueux du monde qui nous entoure. Si les ressources sont limitées, notre imagination en revanche est sans limite.

La volonté d’Adeline Michaux est de redonner de l’intérêt et de la valeur à notre vestiaire. Ainsi entretenu, utilisé et conservé, le vêtement « pimpé » repart pour une seconde vie.

 

Et pour l’avenir ?

Adeline Michaux prévoit déjà de nouvelles collections de kits PimpMyClothes imaginées par d’autres designers. Pour la 2e édition, elle travaille sur des manches bouffantes redonnant vie à vos basiques. Pour la 3e édition, elle lance un appel aux designers ou marques pour une collaboration !

 

#FGDAYS #FGDAYS2020

 

Pour aller plus loin :

Retrouvez Adeline Michaux lors de la table ronde – Réparer, créer et allonger la durée de vie des vêtements le 18 septembre 2020. Pour visionner le replay du webinaire c’est par ICI

Commandez votre kit pimp my clothes ou organisez une soirée expérience chez vous

Sophie

Je suis Sophie, en reconversion et étudiante à l’IrIIG à Lyon en MBA Innovation et entreprenariat. Je m’intéresse particulièrement à l’économie circulaire et la mode responsable.

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Pascale Florant : Étiquette d’entretien et durabilité

Pascale Florant : Étiquette d’entretien et durabilité

Crédit photo : Emmanuel NGYEN – Photographe

 

Bien entretenir son linge, c’est tout un art ? Pas forcément, il suffit de bien savoir lire l’étiquette d’entretien de nos vêtements. Certains la lisent, d’autres la décryptent, certains sont perdus et parfois mêmes la coupent. Pourtant son rôle est très important notamment en termes de durabilité du vêtement.
Pour en savoir plus sur ces étiquettes d’entretien, leur rôle et leur place dans l’économie circulaire, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Pascale Florant, Secrétaire générale du COFREET (Comité Français de l’Etiquetage pour l’Entretien des Textiles) qui est intervenu durant les derniers Fashion Green Days.

Pouvez-vous vous présenter ?

J’évolue au sein du COFREET depuis 7 ans en tant que Secrétaire générale. Notre mission est d’accompagner les marques françaises de textile et d’habillement dans l’étiquetage d’entretien de leurs produits, au niveau règlementaire et juridiques de leurs pays d’exportations. Nous sensibilisons par ailleurs les consommateurs à l’entretien textile. A ce titre, j’assure également l’animation du GINETEX , le Groupement International de l’Etiquetage pour l’Entretien des Textiles. Ainsi, il coordonne le travail de 22 entités partenaires dans le monde dont le COFREET en France. L’objectif est la promotion des symboles d’entretien, l’entretien textiles et l’éco-entretien. Également, nous traitons les sujets autour de l’éco-entretien des projets de développement durable et d’économie circulaire à l’intérieur du secteur textile et habillement.

Quel lien y-a-t-il entre entretien et durabilité lorsque l’on parle de vêtements ?

Depuis plusieurs années déjà, il y a de nombreux développements et investissements au niveau du sourcing, de la production, de l’éco-design, de la distribution et du recyclage. L’objectif est de réduire l’empreinte environnementale et favoriser la durabilité des produits textiles. C’est pourquoi les industriels travaillent plus particulièrement sur la partie amont et recyclage du cycle de vie du produit en termes de développement durable. Mais au sein de cette dynamique d’économie circulaire du secteur, l’entretien occupe une place significative. Cela compte pour 30 à 40% de l’impact environnemental dans le cycle de vie du produit textile.

Ainsi, une fois l’acte d’achat réalisé, le consommateur devient seul maître de son produit, et donc de son entretien. Le consommateur peut parfois bénéficier de quelques recommandations particulières d’entretien de la part du vendeur de la marque, en magasin ou sur le site de vente. Mais lorsqu’il quitte son point d’achat, il devient acteur-responsable de l’entretien de son vêtement, de la préservation de ses qualités techniques, et donc de sa durabilité. Si celui-ci suit les instructions d’entretien de la marque et conserve bien l’étiquette sur son vêtement, il pourra participer activement au rallongement de sa durée de vie et à la réduction de l’impact environnemental. Afin de pouvoir correctement suivre les recommandations d’entretien, les consommateurs doivent bien évidemment être informés et comprendre les symboles présents sur ces étiquettes.

Et quels sont les projets mis en place par le COFREET pour accompagner les consommateurs vers cette durabilité ?

Au sein de COFREET, nos études IPSOS montrent que les consommateurs français sont de plus en plus préoccupés par la durabilité de leurs vêtements. En effet, plus de la moitié d’entre eux affirment entretenir leurs vêtements afin de « les maintenir en bon état, pour les conserver le plus longtemps possible ». En outre, ils s’appliquent à mettre en œuvre les bonnes pratiques d’éco-entretien (réduction de la température de lavage, réduire le temps de repassage, le séchage à l’air libre, etc.) préservant ainsi les qualités de leurs vêtements, tout en réduisant leur consommation d’énergies.

Pour accompagner le consommateur, le COFREET a donc créé l’application “Mon Étiquette”. Celle-ci lui permet de décrypter chaque symbole d’entretien qu’il retrouve sur son étiquette. Une fois le symbole choisi dans ceux proposés, l’application propose une explication claire de mise en œuvre. Il est même possible d’enregistrer certains vêtements (et son étiquette) dans son dressing virtuel afin de les conserver.

 

 

Notre application a été enrichie d’un travail commun avec nos partenaires dans les secteurs des lessiviels, des machines à laver, des fers à repasser, des pressings, des fédérations textiles et habillement, etc… Ainsi, tous ces conseils d’entretien textile sont réunis dans une même application pour informer les consommateurs sur les bonnes pratiques, dont celles de l’éco-entretien.

De plus, nous avons lancé dès 2014 le logo clevercare.info. Il permet d’accéder à un site web riche en trucs et astuces sur comment agir de manière éco-responsable sur l’entretien. Nous allons par exemple vous dire comment bien remplir votre machine à laver, quels vêtements mettre en filet pour ne pas les abîmer lors du lavage… L’objectif est de permettre aux consommateurs de mieux appréhender l’entretien et son impact sur la planète. Notre rôle est d’informer et de conseiller les consommateurs sur les gestes et habitudes de vie à prendre pour mieux entretenir son linge et ainsi réduire son impact environnemental.

Et comment travaillez-vous aujourd’hui avec les marques sur ces sujets-là ?

Nous travaillons étroitement avec nos adhérents. En effet, la grande majorité des marques françaises de textile et habillement sont de plus en plus nombreuses à développer des stratégies de développement durable. Pour leur communication consommateur sur l’éco-entretien, nous leur mettons à disposition le logo clevercare.Info à mettre sur leurs étiquettes en dessous des symboles d’entretien, complété selon la marque par une communication sur leur site internet. Ces actions collectives du secteur autour de l’éco-entretien permet de sensibiliser ensemble les consommateurs sur l’éco-entretien et donc de la durabilité des vêtements.

Les marques sont conscientes de l’importance pour le consommateur de savoir avant tout décrypter les symboles. Malheureusement si le consommateur endommage un produit en le lavant à une température trop élevée, il pourrait penser que cela vient de la qualité du vêtement, alors qu’il aurait suffi de lire et comprendre l’étiquette d’entretien. En plus de faire du tort à la marque, cela réduit sa durée de vie, sa chance d’une seconde vie ou d’être recyclé. L’entretien peut être vu comme un trait d’union responsable entre l’amont maitrisé et le recyclage dans l’économie circulaire.

En quoi votre projet permet-il de faire avancer le marché de la seconde-main ?

Nous savons que c’est un marché qui se développe, explose même, et en même temps qui est complexe à aborder du point de vue de l’entretien. La question que l’on nous pose souvent : doit-on avoir une étiquette d’entretien sur un vêtement vendu en seconde main ? Oui, bien évidemment car, elle continuera à participer au bon entretien du produit. Mais aussi elle permettra la prolongation de la vie de ce textile, facilitera son recyclage et participera à la préservation de notre planète. Nous travaillons en ce sens.

Vous pouvez retrouver Pascale lors de notre webinaire “Seconde vie”, les 17 et 18 septembre. Pour avoir accès au replat c’est ICI

#FGDAYS #FGDAYS2020

Pour continuer sur le sujet de l’entretien du vêtement, vous pouvez lire l’article sur l’entretien et la durabilité des vêtements. 

 

 

Aude Renoud-Tsasa, Fondatrice de la marque Gambela Market.

Après une dizaine d’année dans la communication dans différents secteurs d’activité, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. J’ai ainsi créé en mars 2020 Gambela Market, une marque de mode responsable mettant le wax à l’honneur.

 

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USA : LE FAR WEST DE LA SECONDE MAIN

USA : LE FAR WEST DE LA SECONDE MAIN

Aux USA, pour un marché estimé à 24 milliards, plusieurs Start Ups poussent leur croissance à coup d’investissements massifs alors que les acteurs traditionnels  du marché ont peut être laissé passer le train.

THRED UP se revendique la plus grande place de marché de seconde main avec 35 000 marques a prix raisonnables.

La société a levé 300 millions de dollars en quelques années et détient une valorisation estimé à 700 millions. Pour devenir une licorne, il faut qu’elle arrive à une valorisation de 1 milliards.

THRED UP annonce que le marché de seconde main est LE futur marché de la Mode, le seul a avoir une croissance aussi rapide.

USA

THRED UP lance maintenant un système de  « RESALE AS A SERVICE » c’est-à-dire met à disposition son système pour les marques et retailers.

Au sein d’un programme avec les marques, la vente des produits d’occasion via THRED UP peut être convertie en ce crédit chez la marque partenaire, qui peut abonder cette somme afin d’inciter à un nouvel achat.

Ses concurrents sont POSHMARK et THE REAL REAL.

THE REAL REAL est spécialisé sur le segment luxe et authentifie les produits confiés. La société existe depuis 2011 a levé 220 millions de dollars jusqu’à 2018 et est entrée en bourse en juin 2019.

Des marques comme Burberry testent la seconde main comme un vecteur de traffic  via la plateforme.

Les vendeurs qui mettent un article Burberry en ligne sur THE REAL REAL  sont invités à une séance de shopping privé dans une boutique.

La plateforme a néanmoins été attaquée en 2019 pour laisser passer des produits contrefaits, notamment par Chanel. La société est entrée en bourse en 2019 et a levé 300 millions de dollar également.

POSHMARK est une application  qui parie sur l’interaction de ses membres et pas seulement sur les transactions.

USA

Elle met en avant les membres avant les marques.

  • Une communauté de 40 millions de membres
  • 5 millions de vendeurs, couvrant 80% du territoire américain
  • 75 millions d’articles en vente. Zéro stock
  • Une vente toutes les secondes
  • 18 millions de share par jour
  • Durée moyenne de connection : 23 à 27 minutes par jour (les personnes étant tour à tour vendeurs, acheteurs ou simplement visiteurs)
  • La plateforme permet à certains vendeurs et influenceurs de créer leur business
  • 80% des acheteurs sont de multi-acheteurs
  • Des rencontres réelles POSH SIP sont organisées entre membres.

On le voit ce marché du RESALE semble un nouvel eldorado aux investisseurs

Un marché qui devrait doubler en 4 ans !

USA

La consommation Post Covid va certainement encore accélérer cette tendance et la compétition.

Outre ces énormes plateformes une tendance de « curation » plus confidentielle se profile.

Des « selectionneurs (ses) qui achètent et revendent dans un style défini sur Instagram comme THE VINTAGE TWIN.

Ainsi, nos placards deviennent des mines d’or !

#FGDAYS #FGDAYS2020

Pour participer aux FashionGreenDays sur la “Seconde vide” qui auront lieu les 17 et 18 septembre, l’inscription c’est par ici.

 

https://news.crunchbase.com/news/thredup-raises-175m-to-dress-you-up-in-what-your-friends-got-rid-of/

https://www.forbes.com/sites/glendatoma/2019/08/21/thredup-resale-175-million-funding/#31aefd76beb7

https://www.frenchweb.fr/e-commerce-la-secret-sauce-de-poshmark-communaute-dachat-vente-de-mode-sur-appli-aux-40-millions-de-membres/352845#gsc.tab=0

https://www.businessoffashion.com/articles/news-analysis/poshmark-hits-new-milestone-as-sellers-make-1-billion

https://www.cnbc.com/2019/11/20/the-realreals-faux-and-tell-discloses-fakes-published-on-the-site.html

https://www.ethicalfashion.net.au/20-instagram-accounts-inspiring-us-to-shop-pre-loved/

Photos : @unsplash

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Le recyclage : la vraie bonne solution pour la Mode ?

Le recyclage : la vraie bonne solution pour la Mode ?

Flore Berlingen met les pieds dans le plat dans son dernier ouvrage « Recyclage le grand enfumage ».

« Dans une contexte de surconsommation des ressources et d’explosion de la quantité de nos déchets,le recyclage apparatit telle la panacée face à l’hérésie de mise en décharge ou de l’incinération.Nous voudrions croire à un système qui nous permettrait de consommer comme si de rien n’était en faisant juste l’effort de trier »

Flore Berlingen traite du recyclage de toute notre consommation, et examine particulièrement le désastre du plastique et sa consommation efferénée de jetable.

Qu’en est il alors pour la Mode ?

La consommation mondiale a plus que doublé en quinze ans et celle-ci se concentre dans les pays riches.

Ce sont eux qui succombent aux achats fréquents, portent très peu (ou pas) leurs vêtements, les jettent ensuite lorsque leurs placards sont trop pleins.

La responsabilité est reportée sur les consommateurs : ils doivent trier, donner.

Chaque année en France, un habitant produit 354 kg d’ordures ménagères.

En France, la destination de nos déchets se répartissent ainsi (moyennes nationales) :

  •  Incinération : 30 %
  • Décharges : 36 %
  • Valorisation matière (recyclage) : 20 % (seulement)
  • Gestion biologique (compostage/méthanisation des déchets organiques) : 14 %

On voit donc que le recyclage est encore faible.

La France est un mauvais élève en Europe.

Exemple du plastique :

Recyclage

Déchets France Europe

 

La gestion des déchets coute de plus en plus cher aux collectivités (c’est-à-dire nous !)

20 Milliards d’euros par an en France.

Les marques et enseignes mettent sur le marché beaucoup trop de vêtements sans vraiment avoir de contraintes de supporter leur recyclage final.

Depuis 1990 se sont mises en place des filières dites de REP « Responsabilité élargie des producteurs »

Le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP) existe dans la loi depuis 1975 et est codifié dans l’article L. 541-10 du code de l’environnement.
« Il peut être fait obligation aux producteurs, importateurs et distributeurs de ces produits ou des éléments et matériaux entrant dans leur fabrication de pourvoir ou de contribuer à l’élimination des déchets qui en proviennent.

La contribution des entreprises est de 1,2 milliards d’euros seulement sur le cout de 20 Milliards.

La filière de REP Textile Linge de Maison Cuir existe depuis 2007

Les entreprises doivent verser une contribution et ECO TLC finance la collecte séparée des TLC et des centers de tri comme le Relais.

Néanmoins ce n’est pas parce que les TLC sont en théorie recyclables qu’ils le sont dans la réalité.

Exemple des masques en ce moment : les masques à usage unique sont souvent en polypropylene, materiau issu du pétrole qui se recycle en theorie. Mais pas en pratique.Et c’est ainsi des centaines de millions de masques qui risquent de finir dans la mer.

La première étape de collecte est déjà compliquée :

Beaucoup de TLC finissent hélas dans les ordures ménagères et sont donc incinérés .

38% seulement des 2,6 milliards de TLC mis sur le marché en 2018 sont collectés séparément.

La filière ne comprend qu’un seul éco-organisme agréé, Eco TLC, qui a obtenu un renouvellement d’agrément pour 3 ans (2020-fin 2022) par l’arrêté du 20 décembre 2019. Le cahier des charges, annexé à cet arrêté, impose à l’éco-organisme de pérenniser et de développer la filière de gestion de déchets de TLC (collecte, tri, valorisation) en détournant notamment des flux conséquents de déchets de TLC des ordures ménagères résiduelles (OMR) et du traitement par élimination (stockage ou incinération).

chaque collectivité mettant en place un point d’apport volontaire pour 2 000 habitants perçoit de la part d’Eco TLC un soutien de 10 centimes d’euros par an et par habitant (soit 40 euros environ la tonne collectée).

L’éco-organisme veille également à ce que soit assurée une couverture de l’ensemble du territoire national en points d’apport volontaire (PAV) de TLC usagés. L’objectif national est fixé à 1 PAV pour 1500 habitants d’ici 2019.

Par ailleurs, le cahier des charges fixe l’objectif d’augmenter significativement les tonnages collectés, afin d’atteindre 50 % du gisement mis en marché, soit 300 000 tonnes (ce qui équivaut à 4,6 kg par an et par habitant). L’objectif qualitatif pour les déchets issus des TLC triés est d’atteindre d’ici la fin de l’agrément, au moins 95 % de valorisation matière (réutilisation et recyclage) et un maximum de 2 % de déchets éliminés (déchets ne faisant l’objet d’aucune valorisation).

  • 58,6 % ont été réutilisés
  • 32,6% ont été recyclés (effilochage, chiffons)
  • 8,4 % ont été valorisés énergétiquement dont 8 % sous forme de combustible solide de récupération (CSR) et 0,4 % sous forme d’incinération avec production d’énergie
  • 0,4 % ont été éliminés.

Réutilisés cela signifie souvent exportés et c’est là que le bat blesse.

Ex du Relais qui traite 55% des TLC en France :

recyclage

Nous nous « débarassons » de plus de la moitié de nos déchets de TLC au lieu de les transformer sur place.

Ces vêtements partent parfois dans des pays dont ils menacent la production locale comme en Afrique du Nord.

Nous ne pouvons donc pas penser que surconsommer et donner est une solution.

Moins de 1% des TLC sont retransformées en nouveaux vêtements et accessoires.

Il s’agit pourtant d’un gisement qui éviterait de reproduire des tissus neufs.

La demande mondiale de vêtements ne cesse d’augmenter et continuera à détruire l’environnement si nous ne passons pas à une Mode Circulaire c’est-à-dire qui REDUIT (sa consommation) et REUTILISE (ses ressources déjà produites) et REPENSE ses produits afin de minimiser leurs impacts,leurs déchets et  qu’ils soient économiquement viables de les recycler..

Le nombre de fois où un vêtement est porté avant d’être jeté a baissé de 36% ces 15 dernières années.

Notre responsabilité collective est donc :

De ne pas surproduire et éviter les surstocks invendus ainsi que les démarques continues qui encouragent à surconsommer.

De concevoir avec attention des produits recyclables compostables et économes en matériaux.

De consommer moins, de consommer plus qualitativement des vêtements que nous allons aimer longtemps et pouvoir garder/réparer/transformer/revendre/donner/échanger à proximité.

De réutiliser sur place nos déchets en encourageant les activités de transformation créatives :

  • Upcycling (vêtements en vêtements ou en accessoires ou en articles zero déchets),
  • Idées de réutilisation pour d’autres industries (ex des coques de téléphones en fibres de lin et resine de lin).

De favoriser plusieurs vies pour chaque article (location, échange, circuits de vente de proximité de seconde main).

C’est une responsabilité de l’ensemble de fabricants et distributeurs qui doit très vite s’exprimer en objectifs chiffrés d’entreprises.

#FGDAYS #FGDAYS2020

L’entretien du vêtement est également un facteur de durabilité. Ainsi, nous vous invitons là lire l’article d’Annick Jehanne sur le sujet, ici.

@unsplash

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LA MODE COMME UN SERVICE ?

LA MODE COMME UN SERVICE ?

Aujourd’hui la mode devient de plus en plus un service. Pourtant, le vêtement repose depuis son apparition sur ses qualités intrinsèque (qualité, confort, praticité, durabilité) réelles et socialement construites (normes du moment, storytelling des marques).

Seulement voilà nous consommons un nombre intenable de vêtements chaque année, une consommation multipliée par 10 en 15 ans et une intenable pression sur les ressources et une production de C02.

Au total, l’industrie textile engloutit chaque année 98 Mt de ressources non renouvelables, comme du pétrole pour fabriquer les fibres synthétiques, des engrais pour produire le coton et des produits chimiques pour la coloration et le traitement des textiles. Sans oublier les 93 milliards de mètres cubes d’eau nécessaires au process de fabrication.

Les textiles ont un bilan carbone qui s’élève à 1,2 milliard de tonnes équivalent CO2 dans le monde en 2015. Bien plus que les rejets carbonés du fret maritime et de l’aviation commerciale réunis. La mode représentait 2% du budget carbone mondial en 2015 et sa part pourrait grimper très rapidement

La surproduction et la surconsommation en sont responsables.

Et la surconsommation c’est nous !

Il est grand temps de consommer la Mode autrement.

D’utiliser au lieu de mettre quelques fois, stocker puis jeter.

De nouvelles propositions de services digitaux permettent de limiter la consommation effrénée de vêtements neufs.

1- Au service d’un vestiaire frugal

Bien penser son vestiaire permet d’éviter l’encombrement chez soi mais également l’encombrement de la filière de recyclage.

Un vestiaire aéré et minimaliste permet tout simplement de voir tous ses vêtements et de les porter d’avantage.

Bien réfléchir à ses achats est une façon de ne pas « surconsommer »

Oubliez les injonctions des tendances sans cesse renouvelées et pensez aux vêtements qui vous vont et dans lesquels vous vous sentez beau/belle !

Evitez les Soldes également !

Connaitre sa taille et sa morphologie, raisonner fonctionnalité et versatilité (des vêtements que je vais mettre souvent et qui s’adapteront à différentes situations).

Lookiero vous aide à trouver votre style grâce à des propositions faites par des stylistes pros. Vous pouvez commander une box de 5 articles à essayer chez vous et vous payez ce que vous gardez..

Aujourd’hui seuls 30% des vêtements récoltés en France sont recyclés (parfois en partant vers des pays dont on tue l’industrie locale) le reste est détruit.

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2-La qualité qui dure 

Le savoir sur les vêtements est aujourd’hui quasi disparu.

Comment apprécier une matière ou une qualité de confection ?

C’est encore plus difficile en ligne !

Faites confiance aux marques durables qui fabriquent en Europe et indiquent leurs usines en toute transparence par exemple celles référencées par Sloweare.

Formez vous grâce aux conseils de Blogs experts comme Bonne Gueule ou Textile Addict

Redécouvrez les vrais pro du commerce indépendant qui sélectionnent et vendent des marques de qualité et non des vêtements bas de gamme achetés aux grossistes chinois.

Ils vous aideront sur tous les plans : style et qualité.

3-Des folies a plusieurs vies

Pour des pièces plus ponctuelles et originales : découvrir les friperies nouvelle génération, vide dressings et troc parties près de chez vous ou sur les réseaux sociaux.

Des passionnées chinent et vendent également leurs coups de cœur sur Instagram et faisant un choix selon un style précis (plus facile que d’errer des heures sur Vinted).

Un nouveau modèle permet de s’abonner chaque mois et d’emprunter plusieurs vêtements seconde main par mois comme le propose Greendy Pact à Lille.

De plus en plus de sites proposent des abonnements pour louer des vêtements neufs à ¼ de leur  de leur prix comme Les Cachotieres qui louent les marques BASH ou SEZANNE.

Le système est CtoC chacune peut mettre sa garde robe en location via le site .

Les boutiques peuvent également se lancer dans une activité de seconde main grâce à la plateforme Freepry.

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3-Faire durer ses vêtements

Plus de la moitié de l’impact CO2 de la Mode est entre nos mains car il a lieu lors de sa vie chez nous !

Moins laver et mieux laver, permet d’économiser eau et énergie, et de prolonger la vie de ses vêtements.

Confier ses vêtements à des pros en cas de tâche permet de ne pas stocker un vêtement que l’on ne mettra plus.

De nouveaux services de Pressings à domicile se créent comme My Little Pressing à Lyon

Pour nos sneakers des boutiques de service de « remise a neuf » ouvrent comme Mon Nuage à Roubaix.

4-Transformer ses vêtements

Pour réparer ou transformer : la Start Up TILLI est une plateforme de mise en lien entre retoucheuses professionnelles et vous !

5-Revendre ses vêtements

Cela les remet dans le circuit et évite un achat neuf.

Au très célèbre VINTED consommateur de logistique, préférez LE BON COIN car les transactions se font en personne dans le voisinage.

Ou Vestiaire Collective pour des accessoires et vêtements de marque et l’assurance d’une vérification.

Plus que la possession c’est maintenant l’usage qui compte pour des consommateurs au temps compté et soucieux de consommer juste.

Les plateformes de service nous aident. Notre bon sens également !

Source Rapport de la Fondation Ellen Mc Arthur

Pour en savoir plus sur l’économie circulaire, nous vous recommendons, l’entretien avec Alexis Collon, fondateur de Redonner, juste ici.

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