Recyc Leather : quand cuir, recyclage et qualité ne font qu’un

Recyc Leather : quand cuir, recyclage et qualité ne font qu’un

Retour sur la petite histoire de la marque

Recyc Leather, c’est d’un côté Olivier Grammont, consultant développement dans le secteur de la maroquinerie, et de l’autre, Aron Yu, issu du domaine de l’imprimerie de luxe.

Tout commence il y a dix ans, lorsque Aron Yu, qui travaille alors avec des marques pour la conception de reliures, se met en quête de matériaux durables pour son imprimerie. Ce dernier constate que le cuir recyclé n’est utilisé comme matériau de renfort que dans les semelles de chaussures, les garnitures de meubles et la couche intermédiaire des ceintures. Il cherche un moyen d’étendre l’utilisation de ce matériau à d’autres domaines. De son côté, Olivier Grammont, installé à Hong Kong, tisse depuis 15 ans une carrière dans le développement de lignes de maroquinerie pour le compte de marques internationales.

Vous l’aurez deviné, le chemin des deux hommes n’est pas sans se croiser. Tous deux, sensibilisés au sens du détail et au développement durable, voient en leurs atomes crochus la perspective d’une collaboration fructueuse. Les nouveaux associés unissent alors leurs compétences pour donner naissance à une matière innovante : en 2016, Recyc Leather est née. Le concept phare de la start-up ? Allier cuir et durabilité. Les créateurs récupèrent leur matière première, des chutes de cuir de vachette destinées à être jetées, auprès d’une usine chinoise de gants de jardin. Cette matière est alors mélangée à un faible pourcentage de liant en latex naturel et de composants destinés aux finitions et aux couleurs. Le rendu est est alors testé et approuvé par le laboratoire CTC, pour se voir ensuite estampillé du label RCS (Recycled Claim Standard).

La garantie d’un matériau traçable, durable, et de qualité

Le label résulte d’un processus de contrôle qui suit les matières premières recyclées d’un bout à l’autre de la chaîne d’approvisionnement. Il vérifie la présence et la quantité d’un composant recyclé dans un produit final. Force est d’avouer qu’auparavant, il n’était pas courant d’étiqueter les produits de la mention « cuir recyclé », mais il est maintenant acceptable de le faire étant donné la démocratisation de la démarche, le système de recyclage intelligent et le processus de recyclage certifié. De plus en plus de gens sont prêts à utiliser des matériaux recyclés. La nouvelle matière, traçable, est alors commercialisée sous forme de rouleaux, à destination des marques de mode et de designers, dont l’intérêt pour cette matière éco-responsable ne fait que s’accroître. A l’heure actuelle, on lui  recense des clients dans l’industrie de la mode, de l’ameublement et de la décoration, et dans l’architecture. Recyc Leather n’attend que d’élargir ce cercle de collaborateurs venus d’horizons aussi divers que variés !

Paola Borde : art et respect de l’animal au service de la maroquinerie Made In France

Paola Borde : art et respect de l’animal au service de la maroquinerie Made In France

Fort de leur expertise d’artisans en maroquinerie, et plus précisément dans le domaine du point sellier, Paola et Constantin Borde ont rassemblé l’or de leurs mains pour donner vie à la marque Paola Borde, qualifiée d’ “atelier d’art”.

Le pari de la qualité ? Relevé !

L’identité de la marque se fonde dans le respect de l’homme et de l’environnement: elle cherche à prouver que préservation de l’animal, de l’environnement, et solidité des créations peuvent aller de pair. Pour cela, les fondateurs ont tenu à perpétuer l’utilisation du point-sellier, point de jointure des coutures du sac, reconnu pour sa robustesse et sa résistance. Il permet ainsi une longue vie aux modèles et est en outre très facilement réparable, ce qui s’inscrit dans une démarche écologique. Le couple n’agit pas en faveur de l’industrie du cuir animalier, en proposant une matière faite à partir de substituts naturels que sont le liège, le bois, la paille, le pinatex, le muskin, etc. Pour ce qui est de la teinture, les artisans ont trouvé un substitut vegan et naturel qui permet de protéger la matière tout en magnifiant son éclat.

Si certains doutent de la qualité d’un produit fait à partir de ressources naturelles et non de cuir animalier, c’est parce qu’il est rare de trouver des sacs aussi résistants dans ces composants, car la matière n’est pas aussi épaisse. Paola Borde a relevé le défi de la qualité en choisissant justement de doubler la matière avec elle-même pour garantir la solidité de ses modèles.

Le pari de l’écoresponsabilité ? Relevé !

La marque, en plus de recourir à l’upcycling, déploie sa politique zéro-déchet en n’utilisant par exemple pas d’étiquettes en papier, ou en réutilisant des cartons pour l’envoi de ses colis, et ses chutes pour la création de petite maroquinerie et de bijoux !


La Fée Bulle : des créations textiles pour la maison et pour la femme en tissu recyclé

La Fée Bulle : des créations textiles pour la maison et pour la femme en tissu recyclé

Matières premières issues du recyclage

La Fée Bulle, c’est l’histoire de la seconde-vie redonnée aux vêtements que Sophie Gérard chine à Emmaüs, en ressourcerie, en braderie ou encore auprès de particuliers.

La créatrice sortie de l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués et Textile de Roubaix, est amoureuse des tissus qui ont une histoire.

Elle rêve depuis son enfance influencée par une grand-mère couturière et un grenier aux trésors, à toucher et mélanger les textiles aux textures différentes. Elle collecte alors des chutes issues d’un atelier de confection de costumes, mais aussi des fermetures, boutons, perles, structures de broches, pour les faire renaître sous forme de coussins, de ciels de lit, de couvertures et bien d’autres modèles.

 

Création raisonnée et française

Sophie, installée dans le Nord de la France, propose ainsi des créations sur commande et en petite série, en modèle unique, 100% Made In France.

Partage et transmission

La marque organise également des ateliers à destination des particuliers comme des professionnels, pour tout âge. L’objectif ? Sensibiliser au savoir-faire, au fait-main et par soi-même, au recyclage textile, et apprendre à regarder les ressources présentes comme des richesses potentielles.

Allier l’intemporel et le responsable ? L’Indispensac l’a fait pour vous

Allier l’intemporel et le responsable ? L’Indispensac l’a fait pour vous

Le concept : un sac minimaliste, unique et écolo

Qui n’a pas déjà eu besoin d’un sac léger, facile à ranger, à transporter, pliable, et solide ? C’est là tout le concept du tote bag, modèle rectangulaire en tissu souvent imprimé, que l’on emporte sous son bras en deux temps trois mouvements pour un détour par la supérette du coin. Ce classique n’est autre qu’indispensable, un peu comme un jean l’est à notre placard. On s’incline donc face au joli jeu de mots qu’a trouvé la marque pour retenir notre attention !

Outre ce modèle phare, l’équipe de l’Indispensac propose des sacs de coloris neutres et intemporels, comme le pochon, le cabas ou encore le gym bag. Le petit plus qui vaut son succès à l’enseigne ? Les modèles sont personnalisables : les clients choisissent la dimension, ainsi qu’un imprimé à y tisser. De célèbres marques en sont déjà friandes : le concept, simple et original, leur permet de remplacer les sacs en plastique polluants par une alternative à leur effigie, qui respecte l’environnement. C’est ainsi plus de 150 000 modèles qui quittent chaque année les ateliers de Charlieu, berceau de leur confection. Chaque sac est pensé de sorte à résister dans le temps, mais aussi à être à son tour recyclé…

Durabilité : respect de l’homme, de l’environnement, et qualité du produit

Il est en effet possible de recycler chaque sac car les matériaux qui le composent ferment la boucle du cycle de vie du produit : tous les modèles proposés sont composés de fils recyclés labellisés Global Recycled Standard (de provenance européenne) à partir de bouteilles plastiques, mais aussi de coton biologique. Cette composition permet donc d’être de nouveau recyclée très facilement. La confection, quant à elle, est à 100% Made In France : la marque s’assure un réseau de collaborateurs engagés (entreprises de réinsertion, associations de personnes dans le besoin, entreprises adaptées). C’est d’ailleurs au stade de confection qu’est réalisé le tissage jacquard, signature subtile de la marque :  cette technique, qui permet d’intégrer directement un visuel au moment du tissage, garantit la tenue du visuel dans le temps, et s’inscrit dans une démarche respectueuse de l’environnement car elle permet d’éviter le recours aux teintures et encres diverses, ce qui est plus écologique. Et puisque nous parlons d’écologie, l’Indispensac est membre de 1% For The Planet, un réseau d’entrepreneurs qui s’engagent à verser 1% de leur chiffre d’affaires à des associations qui oeuvrent pour la protection de l’environnement.

Vous l’aurez compris, qualité, savoir-faire, durabilité, respect de l’homme et de l’environnement, tels sont les maîtres-mots de l’Indispensac !

ECCLO, des vêtements désimpactés

ECCLO, des vêtements désimpactés

ECCLO, marque de vêtements désimpactés, est née en janvier 2018. A 34 ans, son fondateur, Rémy RENARD a fait le choix de la proximité et du savoir-faire de nos régions.

Logo ECCLO

Avoir le moins d’impact environnemental possible

Après le bac, Rémy fait du théâtre entre différents petits boulots pendant 5 ans. A 23 ans, le jeune homme a envie de reprendre ses études. Il amorce alors un parcours en géographie à la faculté avec un Master spécialisé en ONG. Bosser sur des projets à vocation environnementale lui tient à cœur. Naturellement, il poursuit sur un Master 2 en Développement Durable, en région Parisienne.

D’abord alternant puis en CDD au sein de la Mairie à Lardy, il est alors Chargé de mission développement durable à l’échelle locale. Entre autres, l’entretien des espaces verts sans utiliser de pesticides ou l’introduction du bio dans la restauration scolaire. En 2016, cette mission prend fin et Rémy ne parvient pas à trouver un poste qui lui convient.

Son envie d’entreprendre dans le textile durable refait surface. Prêt à se lancer, l’entrepreneur s’entoure d’amis compétents dans leur domaine respectif.

 

Nourrir l’économie locale et aider au maintien d’un savoir-faire français

Quelle est la meilleure matière ? Voilà la question à l’origine du projet. À l’esprit lui viennent le lin et le chanvre, ressources parmi les moins énergivores et qui poussent en France. Cependant, un chaînon est manquant : les filatures. Difficile alors de trouver des matériaux 100% français.

Tissus ECCLOContribuer à l’économie locale. Pendant un mois, le fondateur investigue. D’allers-retours en allers-retours, l’idée émerge. Il est impératif d’utiliser les rouleaux de tissus inexploités. Là dessus, faire confectionner le vêtement au plus près du lieu de récupération s’impose logiquement. Par ce biais, l’entreprise réduit son impact sur l’environnement et donne une deuxième vie à ces stocks dormants plutôt que de puiser dans les ressources de la planète. Le gain pour les fournisseurs ? Trouver une solution pour déstocker et tirer de la valeur d’un produit qui n’en avait plus.

Favoriser le savoir-faire français. Dans le détail, le prototypage et patronage sont réalises à Reims et dans l’Isère. Pour les étiquettes, même combat, toujours en France à St-Etienne. Enfin, les zips et enveloppes sont recyclés dans le Nord et le logo dans l’Aude.

 

Un prix de vente au plus juste

« Un vêtement confectionné en France coûte ce qu’il doit coûter », tranche Rémy. Comprenez par là, que le chef d’entreprise a fait le choix de rogner sur ses marges pour soutenir les ateliers de confection français (Ex. Les Vosges). Le vêtement a de la valeur. En somme, aucune solde ni rabais. ECCLO vous explique tout ici.

 

Une marque de vêtements pour toute la garde robe

Après la première collection, la deuxième devrait voir le jour grâce à une campagne de financement participatif sous forme de précommandes – objectif 10 000€ – qui a atteint 23 000€. Edition limitée, vous êtes prévenus.

Ainsi, l’offre s’adresse aux hommes et aux femmes et à vocation à comprendre l’ensemble des pièces d’un dressing, du jean au sweat en passant par la jupe. A l’heure actuelle, il existe un modèle décliné en différents coloris si un tissu similaire est trouvé. Sans contrainte de tailles, la campagne a permis de proposer des tee-shirt jusqu’en XL chez la femme et XXL chez l’homme. En bas, il est possible de précommander jusqu’au 48.

Si à court terme, le temps est réservé au lancement de la collection. Dans un souci de marge réduite, les efforts seront concentrés sur le site internet. Enfin, Rémy relève surtout, en tant que jeune marque, des tonnes de questionnements qui trouvent réponse au fil de l’eau.

 

Pourquoi « ECCLO » ? « Je préfère que les gens imaginent et interprètent »

 

On se donne rendez-vous aux Fashion Green Days les 23 et 24 mai à l’ENSAIT de ROUBAIX.

Billetterie et programme des conférences sur www.fashiongreendays.fr

Propos recueillis et rédaction par Manon HAMON.