La mode peut recycler les déchets issus d’autres secteurs d’activités

La mode peut recycler les déchets issus d’autres secteurs d’activités

La mode peut aider à réparer la planète et recycler les déchets issus d’autres secteurs d’activités

Lors des Fashion Green Days, vous pourrez découvrir de nombreux exemples : toiles de mongolfières (la tête dans les nuages), chambres à air de vélo (kerosene 74, la vie est belt), ceintures de sécurité (alinfini),  etc.  

Ces matériaux usagés deviennent des matières premières pour des produits de mode et de design d’intérieur

Un des types de déchets  le plus fascinant : le déchet alimentaire.

700 000 tonnes de déchets d’agrumes sont produits chaque année en Italie pour faire de délicieux jus pressés. La cellulose présente dans ces épluchures est la matière que Orange Fiber, société italienne, fondé par Enrica Arena et Adriana Santanocito, a décidé d’utiliser pour concevoir un nouveau tissu écologique ressemblant à de la soie ou de la viscose.  

13 millions de Tonnes de déchets de feuille d’Ananas par an dans le monde. Pinatex, société fondé en Espagne par Carmen Hijosa, fabrique une alternative écologique au cuir animal à partir de cette matière première.

Les fondatrices de ORANGE FIBER et de PINATEX, deux entreprises gagnantes des H&M GLOBAL CHANGE AWARD seront présents aux FASHION GREEN DAYS. Vous pourrez découvrir leurs produits et les rencontrer sur le stand de H&M. 

PimPamPost révolutionne l’envoi de colis à l’international

PimPamPost révolutionne l’envoi de colis à l’international

PimPamPost, une solution durable de livraison de colis à l’international pour les PME européennes du secteur textile. Ben CHARTOIRE, co-fondateur, nous en dit plus sur ce projet à vocation environnementale.

Logo PimPamPost

Un parcours expérimental

Muni d’un bagage en Droit et Sciences Politiques. Ben se spécialise en Gestion de projets appliqués aux pays du sud. C’est dans le cadre de ses études que ce dernier rencontre ses 2 co-fondateurs.

Expatrié au Maroc durant 2 ans, il travaille au sein de la multinationale française Veolia. Son poste ? Chargé d’un contrat de gestion déléguée pour le développement des services urbains. Plus tard, il prend part à des projets humanitaires en faveur des réfugiés.

En 2012, Ben fait le choix de s’installer en Espagne. Cet expatrié français – originaire de Clermont-Ferrand – est alors embauché à la Chambre de Commerce de Barcelone pour accompagner des PME à l’export. Pendant 1 an, il est ainsi responsable des projets d’internationalisation de 3 PME dont une l’embauche par la suite. La société Compact Habit – construction de bâtiments modulaires – marque son parcours professionnel. Si son goût prononcé pour l’innovation est une source d’apprentissage indéniable, c’est surtout une rencontre qui va faire la différence. Un mentor qui le forme en actions commerciales et lui permet de devenir Export Manager.

 

Un enjeu cross border

Le souhait d’entreprendre est une histoire de longue date. Toutefois c’est en 2015, accompagné de ses fidèles compères, qu’il planche sur le développement d’un pantalon éthique et innovant. Retenez l’envie de créer un modèle pérenne et vertueux. Pour y parvenir, les 3 amis décomposent l’ensemble de la chaine de valeur. Si ils trouvent des solutions innovantes en termes de sourcing matières, de confection et de distribution, un élément bloque leur avancée.

Aucune solution durable n’existe pour le transport. En ce domaine, l’équipe se rend compte que la levée des barrières de transport dans l’Espace Shengen est un enjeu macroéconomique. Dans les circonstances actuelles, la Commission Européenne observe que le marché unique n’en est pas un par rapport aux envois cross-border de colis. De ce fait, la croissance des PME du e-commerce Européen est pénalisée. Chaque acteur postal historique opère en maitre sur son territoire national. Au passage de la frontière, « les médiocres collaborations entre eux font exploser les délais et les prix et multiplient les problèmes de qualité de service », souligne Ben. Dans ce contexte international, faire appel à des acteurs privés – citons DHL ou UPS – est indispensable. Seul hic, cette solution est souvent trop coûteuse pour les jeunes créateurs de mode. Partant de ce constat, l’Institution appelle de ses vœux des solutions innovantes pour permettre l’avènement du « Digital Single Market ».

« Les transports représentent entre 5% et 11% de l’empreinte carbone de la chaîne de valeur du textile », estime l’entrepreneur. En cela, un vêtement couvre en moyenne plus de 40 000 km au cours de ses processus de production, de transformation, de confection et de distribution. Le défi apparaît clairement : réduire au maximum l’impact environnemental de cette niche de marché tout en redonnant de la compétitivité à ces PME Européennes du e-commerce. PimPamPost est crée en octobre 2016.

 

Un pivotage qui réduit l’impact carbone et énergétique de l’expédition de colis

Au départ – septembre 2017 – l’entreprise lance un service-test de transport collaboratif de colis sur la route Paris/Barcelone. Des particuliers, tels que vous et moi, expédient leur colis à prix fixe. Il s’ensuit que des voyageurs fréquents, autrement appelés « PIMER », les acheminent à travers l’Europe afin d’amortir leurs frais de déplacements.

Cependant, en recherche de croissance, la société travaille à la mise en place de partenariats avec les acteurs historiques du transport de passagers. L’équipe se rapproche alors de grands groupes pour utiliser l’espace existant et disponible de leurs moyens de transport. Des synergies sont rapidement mises en œuvre au niveau des compagnies de bus, dont le marché a été dérégularisé en 2015, qui y voient « l’opportunité d’améliorer la rentabilité de leurs lignes internationales ». Au cours du printemps 2018, PimPamPost décide de ne plus faire appel à des voyageurs fréquents et de traiter dès lors exclusivement avec des professionnels du transport de passagers. La société pivote définitivement.

 

Au service de la slow fashion

En septembre 2018, le service est commercialisé auprès de toute marque française de la slow-fashion dont la confection est réalisée au Portugal. L’aventure se poursuit. En mars 2019, un projet-pilote de plateforme logistique est lancé au Portugal permettant aux clients de stocker leurs marchandises à moindre coût au plus prêt de leurs ateliers et de faire traiter leur logistique e-commerce directement depuis le pays de fabrication.

« On s’éclate vraiment avec les clients avec lesquels on travaille », s’enthousiasme Ben.

Expérience logistique concluante. Par ce biais, les marques partenaires réduisent leurs coûts opérationnels tout en éliminant une opération intermédiaire de transport, améliorant ainsi considérablement le bilan environnemental de leurs activités. La société prépare le lancement en septembre 2019 d’une plateforme logistique plus conséquente permettant de traiter l’ensemble de la demande.

 

Varier et densifier le réseau

Varier. D’un côté, la dérégularisation du marché ferroviaire, prévue en 2020 en France puis progressivement dans toute l’Europe, devrait pousser les nouveaux players à monétiser les espaces disponibles. D’un autre côté, un projet plus disruptif. En effet, l’entreprise travaille au développement du fret à la voile comme solution de transport dé-carboné de grands volumes.

Densifier. De façon à renforcer son maillage, le chef d’entreprise compte ouvrir 3 à 4 autres routes importantes d’ici fin 2019. Soit par injection directe dans un modèle déjà existant soit en développant des voies. Notons l’Espagne, le Benelux, l’Allemagne et l’Europe de l’Ouest. L’ambition de PimPamPost est de couvrir fin 2020 l’ensemble du territoire européen.

 

Un partenariat en faveur d’actions environnementales

Le transport positif. Il s’agit donc de réduire au maximum l’impact direct de l’acheminement de marchandises sur l’environnement tout en contribuant à des actions de compensation carbone via des associations. A cette fin, sur chaque kilo transporté, PimPamPost reverse 10 centimes à des ONG partenaires en faveur de la préservation environnementale – 1€ pour 10 kilos.

« Nous avons noué un partenariat en octobre 2018 avec WOTO* qui porte sur le financement par PimPamPost des actions de collecte de plastiques dérivants, menées par l’association à bord de son 3 mâts : le Kraken », précise le fondateur. Collecter puis traiter des plastiques afin d’en produire de la maille textile qui servira ensuite à créer des articles de mode éthique fait sens. La boucle est bouclée.

 

* WOTO : « Wings Of The Ocean » – Navire école aux missions écologiques.

 

On se donne rendez-vous aux Fashion Green Days les 23 et 24 mai à l’ENSAIT de ROUBAIX.

Billetterie et programme des conférences sur www.fashiongreendays.fr

Propos recueillis et rédaction par Manon HAMON.

Babyclo, la location de vêtements 100% green pour vos petits bouts

Babyclo, la location de vêtements 100% green pour vos petits bouts

Marque 100% green, Babyclo permet de louer les vêtements de vos bébés sans chichi et sans tracas. Valentine BRANDSTAEDT, maman accomplie à l’origine de ce projet, nous en dit plus.

Logo_Babyclo

Babyclo, la location comme vecteur d’économie circulaire

Professeure des écoles, Valentine est mère de 3 enfants. Elle se questionne au sujet de ce métier qui a fait son bonheur pendant une dizaine d’années. La raison ? L’Education Nationale est figée et peu ouverte « aux nouvelles méthodes adaptées au rythme de l’enfant comme Montessori ». Elle ne s’y retrouve plus. Finalement, elle démissionne.

Un matin comme les autres et une maman qui plie le linge de ses bambins. Une pile de vêtements trop petits qui s’accumulent sous ses yeux. Une question s’impose : comment adapter leur garde robe sans dépenser des sommes monstrueuses et ceci, dans une logique zéro déchet ?

Un constat accompagné d’une solution. Les bébés « grandissent et changent de taille de vêtements si vite qu’il est parfaitement logique de les louer ». Babyclo, qui tient son nom de « Baby Clothes », comprenez « les vêtements de bébé », est lancé en novembre 2018. Fini le stockage.

 

Eco-durable : vêtements en coton biologique et fabriqués en Europe, agréés OEKO TEKS ou GOTS

« Pour avoir un vêtements sain, on dit qu’il faut l’avoir lavé au moins 10 fois », constate l’entrepreneuse.

A ce propos, les vêtements proposés proviennent de créateurs spécialisés dans le coton biologique, respectant des normes écologiques, éthiques et sociales pour les travailleurs, pour la planète et surtout pour la peau de votre bébé. Prenons l’exemple de la décoloration pour laquelle aucune substance chimique ou nocive n’est utilisée.

A mesure que le temps avance, l’offre s’enrichit. Pour l’heure, la collection comprend près 1 500 vêtements. La cheffe d’entreprise admet non sans regret qu’il est difficile de trouver des habits en coton biologique dont l’ensemble des étapes de fabrication est réalisée en Europe. Cela étant, Valentine sélectionne avec soin ses fournisseurs qui produisent en France, au Portugal, en Espagne ou encore en Suisse.

Pour aller au bout du concept, sachez que lorsque la pièce est trop usée, elle est donnée à une association ou recyclée. Et si 3 autres entreprise de location de vêtements pour enfants ont ouvert leurs portes en novembre 2018, l’une d’entre elles a fermé depuis et une autre vient d’être rachetée et n’est pas encore en activité réelle​. Valentine se réjouit : « Je suis la seule à faire seulement du bio et du made in France ».

 

Parents et Baby-durable 

A ce jour, les tailles vont du 1 au 36 mois. Même si à terme, l’entrepreneuse aimerait étendre son offre à l’enfant. Valentine revendique donc une offre de vêtements cocooning, apportant douceur, confort et bien-être, pour donner le meilleur à la peau de votre bébé.

« Les parents recherchent des vêtements confortables qualitatifs sans vices cachés. Ils privilégient le confort et la qualité et sont moins rigoureux sur le style « mini adulte » », souligne la fondatrice.

Ainsi, elle n’en oublie pas les parents puisque les pièces sont pratiques à laver et facile à enfiler. Aussi, il s’agit d’un concept totalement libre. A partir de 5 vêtements – 29€ – pour compléter le dressing de votre bébé et jusqu’à 25 vêtements – 139,90€ – pour l’habiller complètement. Une exigence pour Valentine : la gratuité des envois et retours pour le client, via La Poste, pour des raisons de sécurité.

 

Une offre complémentaire

Pour le moment, la mom’entrepreneuse se concentre sur la location de vêtements. Par la suite, elle aimerait formaliser les cartes cadeaux gérées pour l’heure au cas par cas.

Enfin, certaines mamans attachées à quelques pièces dans lesquelles « leur petit bout a fait ses premiers pas » par exemple, sont en demande d’achat. Option qu’elle n’exclue pas de développer.

 

On se donne rendez-vous aux Fashion Green Days les 23 et 24 mai à l’ENSAIT de ROUBAIX.

Billetterie et programme des conférences sur www.fashiongreendays.fr

Propos recueillis et rédaction par Manon HAMON.

Refabmarket, une vision innovante de la création de richesse

Refabmarket, une vision innovante de la création de richesse

Le concept de Refabmarket : «Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »

Refabmarket, c’est le petit joyau de Sarah Bourgois, fille d’agriculteurs qui, après une carrière passée dans le marketing, décide de revenir aux valeurs qui lui sont essentielles: celles de la nature. C’est en 2018 qu’elle officialise alors la naissance du fruit de plusieurs années de réflexion : Refabmarket, entreprise spécialisée dans l’édition de produits mode et décoration. Sa spécificité? Les produits sont issus du recyclage sous toutes ses formes. L’enseigne propose deux collections de produits : d’abord, une sélection de créations de designers, faites de matières régénérées, de chutes ou encore de matériaux upcyclés. Ensuite, sa propre collection, sous le nom de la marque “Refab” confectionnée en France, dans des conditions respectueuses des travailleurs. Vous l’aurez compris, le principe phare de l’enseigne est de créer de la richesse à partir de ressources recyclées. Chez Refabmarket, on s’inspire de la nature, qui ne produit aucun déchet. Tout ce qui est rejeté par un organisme va être utilisé pour en nourrir un autre.

 

Objectif : favoriser l’insertion sociale

 

Chez Refabmarket, la vision d’une production éthique passe non seulement par la protection de l’environnement, mais aussi par le lien social. C’est pourquoi la marque fait confectionner ses créations dans un atelier de réinsertion à Calais, qui permet aux femmes qui y travaillent de renaître professionnellement.

Où trouver Refabmarket?

 

Refabmarket a fait le choix d’une vitrine “phygitale”: la start-up, a mis d’une part en ligne un site marchand www.refabmarket.com , et ouvre d’autre part son premier concept-store à Lille.

Vous pouvez également suivre la riche actualité de la marque sur https://www.facebook.com/Refabmarket/ ou https://www.instagram.com/refabmarket/

Wonder Women Of the World : la maroquinerie (très) bien pensée

Wonder Women Of the World : la maroquinerie (très) bien pensée

Il était une fois, un voyage en Asie

C’est lors d’un voyage en Asie du Sud-Est que la créatrice de la marque prend conscience de l’importance de l’artisanat pour l’amélioration des conditions de vie des femmes et dans la transmission des savoir-faire. L’idée lui vient alors d’inverser la tendance habituelle : là où la mode conventionnelle dessine ses modèles en France et les fait fabriquer à l’étranger, celle qui n’était encore que vagabonde imagine un schéma où les produits seraient designés en Asie, pour être fabriqués en France. Le tout, bien sûr, en utilisant les textiles d’Asie. C’est donc de pied ferme qu’elle revient en France, bien décidée à créer Wonder Women Of the World, qui voit alors le jour en 2017.

Engagement social et environnemental

La marque, bien décidée à soutenir l’emploi local, s’engage pour une production locale et solidaire : les accessoires sont fabriqués par des femmes en insertion professionnelle, dans trois ateliers de la région parisienne, sous l’oeil expert d’une maroquinière passée par une grande maison de haute-couture. Depuis les ateliers de fabrication jusqu’aux clientes, c’est une réelle chaîne de femmes qui se crée, où respect et bienveillance priment.

La marque se veut également responsable sur un plan environnemental : les chutes de production de l’enseigne ne finissent évidemment pas dans les poubelles ! Bien au contraire, la marque leur donne une seconde vie en les transformant en bijoux et petits accessoires. Et ce n’est pas tout : au retour de son périple asiatique, la fondatrice de WWOW, qui a fait le choix de devenir vegan, a tenu à labelliser sa marque, certifiée PETA-Approved Vegan. Elle a également rejoint la communauté de 1% For The Planet, ce qui consiste à reverser 1% du chiffre d’affaires de son entreprise à des associations qui agissent en faveur de l’environnement.  Et pour couronner le tout, l’enseigne a été la première en France à introduire dans ses ateliers le Pinatex….

Soupçonniez-vous les vertus des feuilles d’ananas ?

Décidément, l’ananas est sous le feu des projecteurs. En plus d’être une star de la décoration, un bel avenir s’esquisse pour ce fruit cette fois dans le domaine de … la maroquinerie ! Qui l’eût cru ? Hé oui, et c’est précisément pour ses feuilles que l’on s’émoustille. Le pinatex est en fait la marque déposée d’une matière faite à partir des feuilles sur lesquelles poussent les ananas, qui une fois transformées, présentent des caractéristiques de résistance et de durabilité idéales pour la maroquinerie. Cerise sur le gâteau ? La démarche est à 100 % éco-responsable puisque ces feuilles sont d’habitude brûlées ou jetées. Le Pinatex permet ainsi de prolonger leur cycle de vie, en plus de constituer une source de revenus en plus pour leurs producteurs ! Génial, non?  

Recyc Leather : quand cuir, recyclage et qualité ne font qu’un

Recyc Leather : quand cuir, recyclage et qualité ne font qu’un

Retour sur la petite histoire de la marque

Recyc Leather, c’est d’un côté Olivier Grammont, consultant développement dans le secteur de la maroquinerie, et de l’autre, Aron Yu, issu du domaine de l’imprimerie de luxe.

Tout commence il y a dix ans, lorsque Aron Yu, qui travaille alors avec des marques pour la conception de reliures, se met en quête de matériaux durables pour son imprimerie. Ce dernier constate que le cuir recyclé n’est utilisé comme matériau de renfort que dans les semelles de chaussures, les garnitures de meubles et la couche intermédiaire des ceintures. Il cherche un moyen d’étendre l’utilisation de ce matériau à d’autres domaines. De son côté, Olivier Grammont, installé à Hong Kong, tisse depuis 15 ans une carrière dans le développement de lignes de maroquinerie pour le compte de marques internationales.

Vous l’aurez deviné, le chemin des deux hommes n’est pas sans se croiser. Tous deux, sensibilisés au sens du détail et au développement durable, voient en leurs atomes crochus la perspective d’une collaboration fructueuse. Les nouveaux associés unissent alors leurs compétences pour donner naissance à une matière innovante : en 2016, Recyc Leather est née. Le concept phare de la start-up ? Allier cuir et durabilité. Les créateurs récupèrent leur matière première, des chutes de cuir de vachette destinées à être jetées, auprès d’une usine chinoise de gants de jardin. Cette matière est alors mélangée à un faible pourcentage de liant en latex naturel et de composants destinés aux finitions et aux couleurs. Le rendu est est alors testé et approuvé par le laboratoire CTC, pour se voir ensuite estampillé du label RCS (Recycled Claim Standard).

La garantie d’un matériau traçable, durable, et de qualité

Le label résulte d’un processus de contrôle qui suit les matières premières recyclées d’un bout à l’autre de la chaîne d’approvisionnement. Il vérifie la présence et la quantité d’un composant recyclé dans un produit final. Force est d’avouer qu’auparavant, il n’était pas courant d’étiqueter les produits de la mention « cuir recyclé », mais il est maintenant acceptable de le faire étant donné la démocratisation de la démarche, le système de recyclage intelligent et le processus de recyclage certifié. De plus en plus de gens sont prêts à utiliser des matériaux recyclés. La nouvelle matière, traçable, est alors commercialisée sous forme de rouleaux, à destination des marques de mode et de designers, dont l’intérêt pour cette matière éco-responsable ne fait que s’accroître. A l’heure actuelle, on lui  recense des clients dans l’industrie de la mode, de l’ameublement et de la décoration, et dans l’architecture. Recyc Leather n’attend que d’élargir ce cercle de collaborateurs venus d’horizons aussi divers que variés !

Paola Borde : art et respect de l’animal au service de la maroquinerie Made In France

Paola Borde : art et respect de l’animal au service de la maroquinerie Made In France

Fort de leur expertise d’artisans en maroquinerie, et plus précisément dans le domaine du point sellier, Paola et Constantin Borde ont rassemblé l’or de leurs mains pour donner vie à la marque Paola Borde, qualifiée d’ “atelier d’art”.

Le pari de la qualité ? Relevé !

L’identité de la marque se fonde dans le respect de l’homme et de l’environnement: elle cherche à prouver que préservation de l’animal, de l’environnement, et solidité des créations peuvent aller de pair. Pour cela, les fondateurs ont tenu à perpétuer l’utilisation du point-sellier, point de jointure des coutures du sac, reconnu pour sa robustesse et sa résistance. Il permet ainsi une longue vie aux modèles et est en outre très facilement réparable, ce qui s’inscrit dans une démarche écologique. Le couple n’agit pas en faveur de l’industrie du cuir animalier, en proposant une matière faite à partir de substituts naturels que sont le liège, le bois, la paille, le pinatex, le muskin, etc. Pour ce qui est de la teinture, les artisans ont trouvé un substitut vegan et naturel qui permet de protéger la matière tout en magnifiant son éclat.

Si certains doutent de la qualité d’un produit fait à partir de ressources naturelles et non de cuir animalier, c’est parce qu’il est rare de trouver des sacs aussi résistants dans ces composants, car la matière n’est pas aussi épaisse. Paola Borde a relevé le défi de la qualité en choisissant justement de doubler la matière avec elle-même pour garantir la solidité de ses modèles.

Le pari de l’écoresponsabilité ? Relevé !

La marque, en plus de recourir à l’upcycling, déploie sa politique zéro-déchet en n’utilisant par exemple pas d’étiquettes en papier, ou en réutilisant des cartons pour l’envoi de ses colis, et ses chutes pour la création de petite maroquinerie et de bijoux !


La Fée Bulle : des créations textiles pour la maison et pour la femme en tissu recyclé

La Fée Bulle : des créations textiles pour la maison et pour la femme en tissu recyclé

Matières premières issues du recyclage

La Fée Bulle, c’est l’histoire de la seconde-vie redonnée aux vêtements que Sophie Gérard chine à Emmaüs, en ressourcerie, en braderie ou encore auprès de particuliers.

La créatrice sortie de l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués et Textile de Roubaix, est amoureuse des tissus qui ont une histoire.

Elle rêve depuis son enfance influencée par une grand-mère couturière et un grenier aux trésors, à toucher et mélanger les textiles aux textures différentes. Elle collecte alors des chutes issues d’un atelier de confection de costumes, mais aussi des fermetures, boutons, perles, structures de broches, pour les faire renaître sous forme de coussins, de ciels de lit, de couvertures et bien d’autres modèles.

 

Création raisonnée et française

Sophie, installée dans le Nord de la France, propose ainsi des créations sur commande et en petite série, en modèle unique, 100% Made In France.

Partage et transmission

La marque organise également des ateliers à destination des particuliers comme des professionnels, pour tout âge. L’objectif ? Sensibiliser au savoir-faire, au fait-main et par soi-même, au recyclage textile, et apprendre à regarder les ressources présentes comme des richesses potentielles.

Allier l’intemporel et le responsable ? L’Indispensac l’a fait pour vous

Allier l’intemporel et le responsable ? L’Indispensac l’a fait pour vous

Le concept : un sac minimaliste, unique et écolo

Qui n’a pas déjà eu besoin d’un sac léger, facile à ranger, à transporter, pliable, et solide ? C’est là tout le concept du tote bag, modèle rectangulaire en tissu souvent imprimé, que l’on emporte sous son bras en deux temps trois mouvements pour un détour par la supérette du coin. Ce classique n’est autre qu’indispensable, un peu comme un jean l’est à notre placard. On s’incline donc face au joli jeu de mots qu’a trouvé la marque pour retenir notre attention !

Outre ce modèle phare, l’équipe de l’Indispensac propose des sacs de coloris neutres et intemporels, comme le pochon, le cabas ou encore le gym bag. Le petit plus qui vaut son succès à l’enseigne ? Les modèles sont personnalisables : les clients choisissent la dimension, ainsi qu’un imprimé à y tisser. De célèbres marques en sont déjà friandes : le concept, simple et original, leur permet de remplacer les sacs en plastique polluants par une alternative à leur effigie, qui respecte l’environnement. C’est ainsi plus de 150 000 modèles qui quittent chaque année les ateliers de Charlieu, berceau de leur confection. Chaque sac est pensé de sorte à résister dans le temps, mais aussi à être à son tour recyclé…

Durabilité : respect de l’homme, de l’environnement, et qualité du produit

Il est en effet possible de recycler chaque sac car les matériaux qui le composent ferment la boucle du cycle de vie du produit : tous les modèles proposés sont composés de fils recyclés labellisés Global Recycled Standard (de provenance européenne) à partir de bouteilles plastiques, mais aussi de coton biologique. Cette composition permet donc d’être de nouveau recyclée très facilement. La confection, quant à elle, est à 100% Made In France : la marque s’assure un réseau de collaborateurs engagés (entreprises de réinsertion, associations de personnes dans le besoin, entreprises adaptées). C’est d’ailleurs au stade de confection qu’est réalisé le tissage jacquard, signature subtile de la marque :  cette technique, qui permet d’intégrer directement un visuel au moment du tissage, garantit la tenue du visuel dans le temps, et s’inscrit dans une démarche respectueuse de l’environnement car elle permet d’éviter le recours aux teintures et encres diverses, ce qui est plus écologique. Et puisque nous parlons d’écologie, l’Indispensac est membre de 1% For The Planet, un réseau d’entrepreneurs qui s’engagent à verser 1% de leur chiffre d’affaires à des associations qui oeuvrent pour la protection de l’environnement.

Vous l’aurez compris, qualité, savoir-faire, durabilité, respect de l’homme et de l’environnement, tels sont les maîtres-mots de l’Indispensac !