Adeline Michaux, redonne du pouvoir à votre armoire !

Adeline Michaux, redonne du pouvoir à votre armoire !

Les femmes utilisent seulement 10 % de leur garde-robe ! Un chiffre qui refroidit la bouillonnante Adeline Michaux, co-fondatrice du concept Pimp my clothes. En deux temps, trois mouvements, elle entend bien redonner un second-souffle à votre vestiaire. Présentation d’une entrepreneuse engagée dans une mode circulaire et invitée des Fashion Green Days.

Dès les premières minutes, Adeline Michaux vous donne du baume cœur ! Jeune femme enjouée et dynamique, elle est portée par ses valeurs : innovation, circularité, mode et sens.

Dotée d’une tête bien faite, elle commence sa carrière à l’international dans la « tech » mais très vite, elle ressent le besoin d’une quête de sens plus proche de ses convictions. Elle devient indépendante et se rapproche du monde des start-ups.

Elle y découvre l’univers des entrepreneurs sociaux qui l’inspire. Elle place, alors, les concepts de l’économie circulaire au centre de ses réflexions et fait le lien entre toutes ses aspirations.

Adeline voit en l’économie circulaire l’occasion de porter une vision « actionnable » pour remédier aux dérives environnementales et en réduire les impacts négatifs. Faire mieux et réduire la consommation de ressources naturelles. Exit la régression et la décroissance. L’entrepreneuse ouvre une porte sur l’innovation et le progrès !

 

 

Pimpez vos vêtements pour allonger leur durée de vie !

Passionnée depuis l’enfance par la mode, c’est naturellement qu’elle crée un collectif qui l’a conduit à créer le concept « pimp my clothes ».

A la force des témoignages et des meet-up organisés sur le thème de la mode éthique, Adeline Michaux et ses complices Valentine Fruchart et LucilCaufriez Sanchez ont un déclic : créer un concept simple, stylé, accessible et durable pour upcylcer ses vêtements.

Ainsi naissent le kit et les ateliers créatifs malicieusement nommés « pimp my clothes ». Deux formules qui redonnent une deuxième vie aux vêtements sans spécialement avoir de connaissance en couture.

  • Le kit de patch créatif : il s’agit de motifs designés par une styliste à partir de tissus invendus et destinés à la destruction. Les patchs, posés sur des vêtements ennuyeux ou dormants, renouvellent et prolongent une garde-robe. Et hop, un nouveau cycle de vie s’ouvre. Pimp my clothes fait circuler ce qui ne circulait plus et repousse l’acte d’achat.
  • Les workshops en magasin éthique, de seconde-main ou à domicile : quoi de mieux qu’une rencontre entre passionnés pour partager des tips et adopter de nouvelles pratiques de consommation sans se brimer ? Les workshops pimp my clothes sont ouverts sur demande à tous ceux qui veulent casser leurs routines, trouver de l’inspiration et affirmer leur style.

 

 

Pimp my clothes redonne du pep’s à la seconde-main 

Contrairement aux apparences, notre garde-robe n’est pas seulement une question d’apparence… Nous sommes capables de fétichiser certains vêtements lorsqu’ils nous relient à notre histoire personnelle.

Et c’est bien l’ambition des patchs d’Adeline Michaux. Ils tissent des liens émotionnels avec nos vêtements. Par essence, ils permettent de s’approprier ou de redonner de l’originalité à une jupette des années 50 ou à un blouson des années 80 achetés en friperie. Customisés à notre image, ils prennent une nouvelle dimension.

Le concept pimp my clothes, c’est plus qu’une affaire de mode ! C’est le moyen d’affirmer sa personnalité tout en étant respectueux du monde qui nous entoure. Si les ressources sont limitées, notre imagination en revanche est sans limite.

La volonté d’Adeline Michaux est de redonner de l’intérêt et de la valeur à notre vestiaire. Ainsi entretenu, utilisé et conservé, le vêtement « pimpé » repart pour une seconde vie.

 

Et pour l’avenir ?

Adeline Michaux prévoit déjà de nouvelles collections de kits PimpMyClothes imaginées par d’autres designers. Pour la 2e édition, elle travaille sur des manches bouffantes redonnant vie à vos basiques. Pour la 3e édition, elle lance un appel aux designers ou marques pour une collaboration !

 

#FGDAYS #FGDAYS2020

 

Pour aller plus loin :

Retrouvez Adeline Michaux lors de la table ronde – Réparer, créer et allonger la durée de vie des vêtements le 18 septembre 2020. Pour visionner le replay du webinaire c’est par ICI

Commandez votre kit pimp my clothes ou organisez une soirée expérience chez vous

Sophie

Je suis Sophie, en reconversion et étudiante à l’IrIIG à Lyon en MBA Innovation et entreprenariat. Je m’intéresse particulièrement à l’économie circulaire et la mode responsable.

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Pascale Florant : Étiquette d’entretien et durabilité

Pascale Florant : Étiquette d’entretien et durabilité

Crédit photo : Emmanuel NGYEN – Photographe

 

Bien entretenir son linge, c’est tout un art ? Pas forcément, il suffit de bien savoir lire l’étiquette d’entretien de nos vêtements. Certains la lisent, d’autres la décryptent, certains sont perdus et parfois mêmes la coupent. Pourtant son rôle est très important notamment en termes de durabilité du vêtement.
Pour en savoir plus sur ces étiquettes d’entretien, leur rôle et leur place dans l’économie circulaire, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Pascale Florant, Secrétaire générale du COFREET (Comité Français de l’Etiquetage pour l’Entretien des Textiles) qui est intervenu durant les derniers Fashion Green Days.

Pouvez-vous vous présenter ?

J’évolue au sein du COFREET depuis 7 ans en tant que Secrétaire générale. Notre mission est d’accompagner les marques françaises de textile et d’habillement dans l’étiquetage d’entretien de leurs produits, au niveau règlementaire et juridiques de leurs pays d’exportations. Nous sensibilisons par ailleurs les consommateurs à l’entretien textile. A ce titre, j’assure également l’animation du GINETEX , le Groupement International de l’Etiquetage pour l’Entretien des Textiles. Ainsi, il coordonne le travail de 22 entités partenaires dans le monde dont le COFREET en France. L’objectif est la promotion des symboles d’entretien, l’entretien textiles et l’éco-entretien. Également, nous traitons les sujets autour de l’éco-entretien des projets de développement durable et d’économie circulaire à l’intérieur du secteur textile et habillement.

Quel lien y-a-t-il entre entretien et durabilité lorsque l’on parle de vêtements ?

Depuis plusieurs années déjà, il y a de nombreux développements et investissements au niveau du sourcing, de la production, de l’éco-design, de la distribution et du recyclage. L’objectif est de réduire l’empreinte environnementale et favoriser la durabilité des produits textiles. C’est pourquoi les industriels travaillent plus particulièrement sur la partie amont et recyclage du cycle de vie du produit en termes de développement durable. Mais au sein de cette dynamique d’économie circulaire du secteur, l’entretien occupe une place significative. Cela compte pour 30 à 40% de l’impact environnemental dans le cycle de vie du produit textile.

Ainsi, une fois l’acte d’achat réalisé, le consommateur devient seul maître de son produit, et donc de son entretien. Le consommateur peut parfois bénéficier de quelques recommandations particulières d’entretien de la part du vendeur de la marque, en magasin ou sur le site de vente. Mais lorsqu’il quitte son point d’achat, il devient acteur-responsable de l’entretien de son vêtement, de la préservation de ses qualités techniques, et donc de sa durabilité. Si celui-ci suit les instructions d’entretien de la marque et conserve bien l’étiquette sur son vêtement, il pourra participer activement au rallongement de sa durée de vie et à la réduction de l’impact environnemental. Afin de pouvoir correctement suivre les recommandations d’entretien, les consommateurs doivent bien évidemment être informés et comprendre les symboles présents sur ces étiquettes.

Et quels sont les projets mis en place par le COFREET pour accompagner les consommateurs vers cette durabilité ?

Au sein de COFREET, nos études IPSOS montrent que les consommateurs français sont de plus en plus préoccupés par la durabilité de leurs vêtements. En effet, plus de la moitié d’entre eux affirment entretenir leurs vêtements afin de « les maintenir en bon état, pour les conserver le plus longtemps possible ». En outre, ils s’appliquent à mettre en œuvre les bonnes pratiques d’éco-entretien (réduction de la température de lavage, réduire le temps de repassage, le séchage à l’air libre, etc.) préservant ainsi les qualités de leurs vêtements, tout en réduisant leur consommation d’énergies.

Pour accompagner le consommateur, le COFREET a donc créé l’application “Mon Étiquette”. Celle-ci lui permet de décrypter chaque symbole d’entretien qu’il retrouve sur son étiquette. Une fois le symbole choisi dans ceux proposés, l’application propose une explication claire de mise en œuvre. Il est même possible d’enregistrer certains vêtements (et son étiquette) dans son dressing virtuel afin de les conserver.

 

 

Notre application a été enrichie d’un travail commun avec nos partenaires dans les secteurs des lessiviels, des machines à laver, des fers à repasser, des pressings, des fédérations textiles et habillement, etc… Ainsi, tous ces conseils d’entretien textile sont réunis dans une même application pour informer les consommateurs sur les bonnes pratiques, dont celles de l’éco-entretien.

De plus, nous avons lancé dès 2014 le logo clevercare.info. Il permet d’accéder à un site web riche en trucs et astuces sur comment agir de manière éco-responsable sur l’entretien. Nous allons par exemple vous dire comment bien remplir votre machine à laver, quels vêtements mettre en filet pour ne pas les abîmer lors du lavage… L’objectif est de permettre aux consommateurs de mieux appréhender l’entretien et son impact sur la planète. Notre rôle est d’informer et de conseiller les consommateurs sur les gestes et habitudes de vie à prendre pour mieux entretenir son linge et ainsi réduire son impact environnemental.

Et comment travaillez-vous aujourd’hui avec les marques sur ces sujets-là ?

Nous travaillons étroitement avec nos adhérents. En effet, la grande majorité des marques françaises de textile et habillement sont de plus en plus nombreuses à développer des stratégies de développement durable. Pour leur communication consommateur sur l’éco-entretien, nous leur mettons à disposition le logo clevercare.Info à mettre sur leurs étiquettes en dessous des symboles d’entretien, complété selon la marque par une communication sur leur site internet. Ces actions collectives du secteur autour de l’éco-entretien permet de sensibiliser ensemble les consommateurs sur l’éco-entretien et donc de la durabilité des vêtements.

Les marques sont conscientes de l’importance pour le consommateur de savoir avant tout décrypter les symboles. Malheureusement si le consommateur endommage un produit en le lavant à une température trop élevée, il pourrait penser que cela vient de la qualité du vêtement, alors qu’il aurait suffi de lire et comprendre l’étiquette d’entretien. En plus de faire du tort à la marque, cela réduit sa durée de vie, sa chance d’une seconde vie ou d’être recyclé. L’entretien peut être vu comme un trait d’union responsable entre l’amont maitrisé et le recyclage dans l’économie circulaire.

En quoi votre projet permet-il de faire avancer le marché de la seconde-main ?

Nous savons que c’est un marché qui se développe, explose même, et en même temps qui est complexe à aborder du point de vue de l’entretien. La question que l’on nous pose souvent : doit-on avoir une étiquette d’entretien sur un vêtement vendu en seconde main ? Oui, bien évidemment car, elle continuera à participer au bon entretien du produit. Mais aussi elle permettra la prolongation de la vie de ce textile, facilitera son recyclage et participera à la préservation de notre planète. Nous travaillons en ce sens.

Vous pouvez retrouver Pascale lors de notre webinaire “Seconde vie”, les 17 et 18 septembre. Pour avoir accès au replat c’est ICI

#FGDAYS #FGDAYS2020

Pour continuer sur le sujet de l’entretien du vêtement, vous pouvez lire l’article sur l’entretien et la durabilité des vêtements. 

 

 

Aude Renoud-Tsasa, Fondatrice de la marque Gambela Market.

Après une dizaine d’année dans la communication dans différents secteurs d’activité, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. J’ai ainsi créé en mars 2020 Gambela Market, une marque de mode responsable mettant le wax à l’honneur.

 

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Nathalie Dolivo ou l’art du vintage

Nathalie Dolivo ou l’art du vintage

Bonjour Nathalie Dolivo, est-ce que tu pourrais te présenter et me dire qui tu es ?

Je suis journaliste depuis une vingtaines d’années. J’ai travaillé comme grand reporter pour le magazine Elle.
Aujourd’hui, je suis rédactrice en chef du magazine Marie-Claire. Enfin, j’ai publié, en 2008, “Rétro-cool. Comment le vintage peut sauver le monde”, avec Katell Pouliquen.

Nathalie Dolivo

Pour commencer, pourrais-tu me dire ce qu’est  le vintage ?

Au sens stricte du terme, je pourrais dire “tout objet de seconde-main”. Et ils n’ont pas forcément besoin d’être vieux ! Ainsi, il existe des vêtements de 2000 et 2010 déjà considérés comme vintage.

En revanche, dans la décoration, cette notion s’avère moins souple et s’applique à des objets plus anciens.

Nathalie Dolivo

Tu as co-écrit “Rétro-cool. Comment le vintage peut sauver notre planète.” pourrais-tu m’expliquer l’origine de ce livre ?

Avec Katell, on a eu l’idée d’écrire cet essai car nous avions énormément traité ce sujet, notamment le retour des  vinyles, du papier peint ou de l’esthétique des seventies… Bref, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire (rire).

Comment le consommateur achète du vintage ?

Nous les avons appelé les rétro-cools car finalement ils s’ancrent dans une certaine modernité notamment grâce à l’utilisation des applications. En effet, le web a été un accélérateur de consommation à travers notamment des applications et plateformes comme Vestiaire Collective ou Vinted. On peut parler alors de démocratisation du phénomène.

Ensuite, la crise de subprimes, en 2008, a aussi favorisé ce mouvement. Car cela a entraîné aux USA une forte récession cumulée à un chômage de masse, d’où une consommation moins versatile et plus orientée sur le moins mais mieux.

Enfin, aujourd’hui, le vintage rencontre le développement durable, notamment chez les jeunes et adolescents. Car, pour eux, ce type de consommation rentre en synergie avec leurs aspirations sociétales. À titre de comparaison, dans les années 70, l’aspect vert n’était pas aussi présent.

Actuellement, nous sommes en pleine crise du coronavirus… Aura-t-elle un impact sur la consommation du vintage ?

Mon intuition me dit que cela va servir la cause du vintage. De la même manière que la crise des subprimes l’a fait il y a une douzaine d’années. En quelque sorte, la seconde main devient une valeur refuge. Ainsi, celle-ci permet de s’habiller moins cher et donc de continuer à consommer.

Par ailleurs, la plateforme américaine de vintage Threp UP, anticipe qu’en 2028, on consommera plus de seconde-main que de fast fashion. Cela signifie que le consommateur va délaisser un choix court-termiste pour un choix du long terme et donc durable.

Dernière question : quand tu chines où vas-tu ?

Au niveau des plateformes, j’adore Vinted ou Vestiaire Collective. En ce qui concerne les magasins physiques, j’aime les ventes au kilo chez Emmaüs Alternatives ou Kiloshop.

Et je trouve qu’acheter en boutique est une expérience assez jouissive : c’est le règne du hasard, le saut dans l’inconnu. On part sans idée préconçue, on se laisse surprendre par ses trouvailles. Je trouve cela assez poétique, dans nos millimétrées et “algorithmées”. Malgré le boom des sites en ligne, les friperies ont encore de beaux jours devant elles !

Vous pourrez retrouver Nathalie lors de notre webinaire “Seconde vie”, les 17 et 18 septembre, pour s’inscrire c’est par ici.

#FGDAYS #FGDAYS2020

Pour continuer cette déambulation dans le vintage, je vous incite la lire l‘interview de Salomé Dudemaine qui  mêle histoire de la mode et vintage.

Je suis le fondateur de MyFashionTech, une agence de conseil en communication pour le secteur de la Fashiontech.Sinon, je suis également un fan de littérature et de cinéma.
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Tape à l’œil : Benoît Mouvielle

Tape à l’œil : Benoît Mouvielle

Bonjour Benoît, pourrais-tu te présenter et nous dire qui tu es ?

Je suis d’abord un papa de 2 enfants membre d’une fratrie de 4 et originaire du Nord. Côté personnel, je suis un passionné de musique de sport de glisse et de nature. Concernant ma formation, je suis ingénieur textile.

Ensuite, j’ai commencé ma carrière en Asie, notamment en audit de production et certification qualité. En rentrant en France, j’ai créé une société de contrôle pour le marché africain. L’expérience a duré 7 ans.

Puis, j’ai rejoint Tape à l’œil pour pouvoir travailler plus en amont sur la conception du produit

Je suis chez Tape à l’œil depuis près de 3 ans maintenant ou je suis responsable qualité et leader du projet de transformation sur la partie RSE produit et responsabilité sociale des entreprises.

Justement, tu évoques Tape à l’œil, c’est quoi exactement ?

C’est une marque de mode branchée pour les enfants, fondée en 1993. L’idée c’est de proposer une mode qui soit tendance, vivantes, colorée presque un peu non conformiste. Les enfants incarnent l’énergie et cela se traduit par notre nom Tape à l’œil.

Notre leitmotiv pourrait être “Booster le talent des enfants parce qu’ils se sentent bien et se reconnaissent dans les vêtements qu’ils portent “

Mais Tape à l’œil c’est également une marque engagée, notamment par rapport à notre impact environnemental. À cet égard, nous avons engagé une transformation forte depuis plusieurs années. Notre chantier RSE fait partie intégrante de notre vision stratégique. Elle tourne autour de 5 piliers :

  • Les achats responsables (visibilité complète de notre chaîne d’approvisionnement),
  • L’éco-conception des produits,
  • La détoxification (management des substances chimiques en amont de la chaine de production)
  • Réduction de nos déchets,
  • Mesurer et optimiser notre empreinte carbone.

Comment cette crise du coronavirus a-t-elle affecté Tape à l’œil ?

Le confinement, comme pour la plupart des gens, a été une période exigeante. Si j’osais une comparaison, je dirais qu’avant nous étions sur une autoroute avec des accélérations et quelquefois des décélérations et là nous nous sommes retrouvés sur une route de campagne avec des nids de poule. Il a fallu ajuster notre process et nos organisations quasiment en temps réel et tester notre agilité.

Cette période a été aussi un accélérateur sur de nombreux projets. Cela nous a permis par exemple, de  booster nos ventes sur le web.

Les enseignements que nous en avons tirés, c’est que tout d’abord l’aspect humain s’avérait essentiel. Et que donc nous avions besoin de contact, de se voir et d’échanger. Je pense que le côté humain du commerce physique se transformera mais perdurera toujours.

Le confinement a aussi eu un effet booster sur la prise de conscience responsable et une transformation profonde des mentalités et des modes de consommation est en train de se jouer.

Je dirais que l’apprentissage s’est effectué en accéléré et cela nous permettra à l’avenir d’appréhender les périodes d’incertitude de manière plus sereine.

#FGDAYS #FGDAYS2020

Pour retrouver Benoît, lors de son live lors des FashionGreendDays du 17 et 18 septembre, les inscriptions c’est par ici.

Enfin, je vous invite à découvrir l’entretien que j’ai eu avec la créatrice Claire Dartigues.

 

Je suis le fondateur de MyFashionTech, une agence de conseil en communication pour le secteur de la Fashiontech.Sinon, je suis également un fan de littérature et de cinéma.
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Salomé Dudemaine : vintage et histoire de la mode.

Salomé Dudemaine : vintage et histoire de la mode.

Bonjour Salomé, pourrais-tu te présenter et me dire qui tu es ?

J’ai 27 ans et je suis historienne de la mode ainsi que conservatrice du patrimoine à Paris. C’est pourquoi, j’interviens auprès des archives de maisons de couture comme consultante. Ceci afin de les aider à conserver leur histoire et leur patrimoine. Cela peut être des vêtements, des archives photos ou vidéos. J’ai également intervenir en effectuant leur inventaire ou de la médiation.

Et, à côté de cela, j’ai une activité de chineuse. Ainsi, j’ai créé un compte Instagram où je vends des vêtements vintage : Mélo Rétro.

Sur ce compte, je mêle également l’histoire de la mode. Par exemple, je vais partager du contenu sur les vêtements que je chine.

Aujourd’hui, on évoque énormément le vintage mais en fait c’est quoi ?

A l’origine cela viendrait de l’œnologie et cela signifie un vin qui a bien vieilli. En d’autres termes, cela peut être appliqué à un objet qui s’est bonifié avec le temps. Bref, pour le secteur de la mode, cela veut dire un vêtement qui prend de la valeur avec le temps.

Très longtemps, le vintage a été une activité de niche avec la recherche d’une pièce unique. La valeur c’était de trouver une pièce unique, de dénicher un trésor.

Aujourd’hui, cette valeur reste forte mais elle est également couplée à une volonté de préserver l’environnement.

Enfin, il y a une dernière valeur qui m’est chère et c’est celle de l’histoire. Un vêtement vintage a vécu plusieurs histoires : sa création et la personne qui l’a porté.

Petit rappel, avant les années 70 et l’apparition du prêt-à-porter, les vêtements étaient confectionnés spécialement pour les individus. Et, ils en portent les marques : un trou, une reprise, un patchwork…

Et, il y a la valeur de l’histoire avec un grand h. Par exemple, un vêtement des années 70 permet de comprendre le contexte politique, sociale ou artistique de l’époque.

Ma définition du vintage pourrait être “un vêtement ancien qui a pris différentes valeurs avec le temps”.

Vintage

Comment le vintage interroge-t-il la création contemporaine ?

Pour les créateurs contemporains, le vintage a toujours fait partie de leur mode de création. Non seulement, on ne créé jamais rien de nulle part mais cela se matérialise par le fait que les créateurs ont recours dans leur processus créatif à des pièces vintages.

D’ailleurs, être acheteur vintage pour les bureaux de style ou maisons de mode, vont leur permettre de s’inspirer, par exemple, d’une épaulette un peu large des années 20 ou d’un zip des années 70 et de les cumuler avec une emmanchures des années 50.

Je me répète mais dans le processus créatif s’inspirer de l’ancien s’avère essentiel. D’ailleurs, aujourd’hui, il existe un débat sur la limite entre l’inspiration et le plagiat.

En outre, à mon sens, il est essentiel de savoir d’où viennent nos vêtements. Ainsi, c’est une manière d’en rappeler la valeur.

C’est pourquoi, on peut s’interroger sur la banalité de certains produits comme un tee-shirt ou un jean.

Comment aujourd’hui, les marques contemporaines s’emparent du vintage ?

Les archives en interne et l’histoire d’une maison existante favorisent le processus créatif. Par exemple, je vais parler d’une maison que je connais bien comme Chloé, qui a plus de 60 ans de créations. L’idée c’est de pouvoir permettre à un directeur artistique d’exprimer sa propre créativité tout en conservant l’identité de la maison qu’il va représenter.

Tout l’intérêt des archives consiste à créer un pont entre l’histoire de la maison et le directeur artistique ainsi que le travail créatif des directeurs artistiques précédents.

L’objectif principal d’une maison de couture sert comme une banque d’images et de données pour le bureau de style. Par exemple, on  peut retrouver un col réalisé dans les années 70 qu’on retrouve revisité actuellement en version XXL sur une blouse.

Depuis 2010, on a vu une dizaine de pôles d’archives se créer au sein des maisons de luxe et également pour le semi-luxe.

Enfin, pourrais-tu nous préciser dans quels magasins vas-tu chiner ?

Pour des créateurs, je recommande d’aller vers des endroits là où il y a le plus de choix possible comme des Guerrisol. Malgré tout, le plus intéressant reste les vide-greniers. Car, là, il va avoir des pièces vraiment anciennes.

Enfin, démarcher autour de soi s’avère également une bonne alternative.

#FGDAYS #FGDAYS2020

Vous pourrez retrouver Salomé, lors de notre webinaire “Seconde vie” les 17 et 18 septembre, les inscriptions c’est par ici.

Pour en savoir plus sur le vintage, je vous recommande l’analyse d’Annick Jehanne sur ce phénomène aux USA.

Je suis le fondateur de MyFashionTech, une agence de conseil en communication pour le secteur de la Fashiontech.Sinon, je suis également un fan de littérature et de cinéma.
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Claire Dartigues

Claire Dartigues

Bonjour Claire, est-ce que tu pourrais te présenter et nous dire qui tu es ?

Je m’appelle Claire Dartigues ; je suis entrepreneuse et designer de mode. Ma spécialité est la transformation de matière et de vêtement pour en faire des pièces nouvelles et désirables. Communément, cela s’appelle l’upcycling.

À cet effet, j’ai créé mon activité qui est divisé en deux parties. D’une part, une partie où je créé des collections sur des thèmes autour de la féminité, du sport ou de la couture.

D’autre part un studio où je promeus la réduction du gaspillage grâce à des projets créatifs, notamment auprès d’entreprise dans le bâtiment, l’hôtellerie ou la restauration.

Quel est ton point de vue sur le fait de créer une marque de mode ?

Je ne suis pas forcément en phase, car je pense qu’il existe déjà suffisamment de marques. Et, qu’il ne faut pas en rajouter.

Par contre, j’adore chez les marques le côté identitaire. Par exemple, pour ma marque, je l’utilise comme un médium d’expression. C’est pourquoi, je préfère utiliser l’expression Studio ou Label plutôt que marque. C’est pourquoi, je fonctionne comme un studio d’architecture avec des projets.

En d’autres termes, je ne suis pas des saisons ou un calendrier de prêt-à-porter.

L’industrie a été fortement impactée par le coronavirus, quel est ton sentiment par rapport à cette situation ?

Je pense surtout que l’industrie de la mode avait été déjà touchée notamment sur le fait de rendre la production de vêtement et d’accessoires plus responsables, de limiter le gaspillage et de respecter l’humain dans toute la chaîne de valeur. En plus, dorénavant, elle doit vivre avec le coronavirus.

Cette crise sanitaire a entraîné une crise économique qui touchent tous acteurs de la filière.

Par exemple, nous, en temps que jeunes créateurs, aujourd’hui, on a peu de visibilité de ce qu’on peut devenir demain. Avant, il existait une certaine linéarité et stabilité. Tandis qu’aujourd’hui cela s’avère flou. Par exemple, vendre des concept-stores, produire ou vendre en direct s’avère très compliqué.

À mon sens, il faut continuer à avancer et mettre en œuvre des choses facilement implémentables. Le côté positif de cette crise, c’est qu’elle va nous obliger à nous réinventer.

Claires Dartigues

Avec le confinement, les stocks ont été bloqués, d’où une perte de trésorerie, et dans le même temps le consommateur est de plus en plus sensible aux produits éco-responsables. Comment, aujourd’hui, concilier ces deux aspects contradictoires ?

Pour moi, il faut revenir à ce qui engendre de la valeur. Ainsi, le design, c’est une recherche d’un équilibre entre esthétique, usage et matière.

C’est pourquoi, actuellement, il y a un double challenge. Tout d’abord, garder son essence créative et, ensuite, savoir proposer aux gens des choses utiles. De manière concrète, je ne crois que cela soit pertinent de proposer une cinquantaine de pièces par saison. Mais plutôt se recentrer sur une dizaine de pièces uniques, en série limitée, avec un vrai savoir-faire.

Cela permet de mieux appréhender ce qui plaît à un client. Actuellement, on n’est plus la création de besoin. Et surtout arrêter de proposer des produits qui n’ont pas de sens.

Par extension, j’interviens également avec des entreprises sur des pièces en stock non-désirables que je vais réinventer pour le vendre.

Pourrais-tu évoquer ton actualité et tes projets dans les mois à venir ?

Le 27 septembre, à la Cité Fertile, il y aura une exposition avec UAMEP dont je m’occupe de la direction artistique. Et, à cette occasion, je vais animer un atelier de masques créatifs avec Sondès Jarraya.

Le 6 octobre, je lance une nouvelle collection dans le prolongement de mes polos couture, dans le concept store Heureux les Curieux à Paris, ainsi qu’une collaboration avec le musicien Owlite, rencontre entre la musique et l’artwear.

Claire Dartigues

Enfin, s’agissant de mon studio, je suis en train de réinventer des uniformes pour une grosse entreprise.

#FGDAYS #FGDAYS2020

Vous pourrez retrouver Claire, lors de notre évènement “Seconde Vie” le 17 et 18 Septembre, pour s’inscrire c’est .

Si vous avez apprécié l’entretien avec Claire Dartigues, je vous recommande de lire cette de Marie Ruppel, facilitatrice verte, ici.

Je suis le fondateur de MyFashionTech, une agence de conseil en communication pour le secteur de la Fashiontech.Sinon, je suis également un fan de littérature et de cinéma.
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USA : LE FAR WEST DE LA SECONDE MAIN

USA : LE FAR WEST DE LA SECONDE MAIN

Aux USA, pour un marché estimé à 24 milliards, plusieurs Start Ups poussent leur croissance à coup d’investissements massifs alors que les acteurs traditionnels  du marché ont peut être laissé passer le train.

THRED UP se revendique la plus grande place de marché de seconde main avec 35 000 marques a prix raisonnables.

La société a levé 300 millions de dollars en quelques années et détient une valorisation estimé à 700 millions. Pour devenir une licorne, il faut qu’elle arrive à une valorisation de 1 milliards.

THRED UP annonce que le marché de seconde main est LE futur marché de la Mode, le seul a avoir une croissance aussi rapide.

USA

THRED UP lance maintenant un système de  « RESALE AS A SERVICE » c’est-à-dire met à disposition son système pour les marques et retailers.

Au sein d’un programme avec les marques, la vente des produits d’occasion via THRED UP peut être convertie en ce crédit chez la marque partenaire, qui peut abonder cette somme afin d’inciter à un nouvel achat.

Ses concurrents sont POSHMARK et THE REAL REAL.

THE REAL REAL est spécialisé sur le segment luxe et authentifie les produits confiés. La société existe depuis 2011 a levé 220 millions de dollars jusqu’à 2018 et est entrée en bourse en juin 2019.

Des marques comme Burberry testent la seconde main comme un vecteur de traffic  via la plateforme.

Les vendeurs qui mettent un article Burberry en ligne sur THE REAL REAL  sont invités à une séance de shopping privé dans une boutique.

La plateforme a néanmoins été attaquée en 2019 pour laisser passer des produits contrefaits, notamment par Chanel. La société est entrée en bourse en 2019 et a levé 300 millions de dollar également.

POSHMARK est une application  qui parie sur l’interaction de ses membres et pas seulement sur les transactions.

USA

Elle met en avant les membres avant les marques.

  • Une communauté de 40 millions de membres
  • 5 millions de vendeurs, couvrant 80% du territoire américain
  • 75 millions d’articles en vente. Zéro stock
  • Une vente toutes les secondes
  • 18 millions de share par jour
  • Durée moyenne de connection : 23 à 27 minutes par jour (les personnes étant tour à tour vendeurs, acheteurs ou simplement visiteurs)
  • La plateforme permet à certains vendeurs et influenceurs de créer leur business
  • 80% des acheteurs sont de multi-acheteurs
  • Des rencontres réelles POSH SIP sont organisées entre membres.

On le voit ce marché du RESALE semble un nouvel eldorado aux investisseurs

Un marché qui devrait doubler en 4 ans !

USA

La consommation Post Covid va certainement encore accélérer cette tendance et la compétition.

Outre ces énormes plateformes une tendance de « curation » plus confidentielle se profile.

Des « selectionneurs (ses) qui achètent et revendent dans un style défini sur Instagram comme THE VINTAGE TWIN.

Ainsi, nos placards deviennent des mines d’or !

#FGDAYS #FGDAYS2020

Pour participer aux FashionGreenDays sur la “Seconde vide” qui auront lieu les 17 et 18 septembre, l’inscription c’est par ici.

 

https://news.crunchbase.com/news/thredup-raises-175m-to-dress-you-up-in-what-your-friends-got-rid-of/

https://www.forbes.com/sites/glendatoma/2019/08/21/thredup-resale-175-million-funding/#31aefd76beb7

https://www.frenchweb.fr/e-commerce-la-secret-sauce-de-poshmark-communaute-dachat-vente-de-mode-sur-appli-aux-40-millions-de-membres/352845#gsc.tab=0

https://www.businessoffashion.com/articles/news-analysis/poshmark-hits-new-milestone-as-sellers-make-1-billion

https://www.cnbc.com/2019/11/20/the-realreals-faux-and-tell-discloses-fakes-published-on-the-site.html

https://www.ethicalfashion.net.au/20-instagram-accounts-inspiring-us-to-shop-pre-loved/

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Marie-Laure Ruppel : facilitatrice verte

Marie-Laure Ruppel : facilitatrice verte

Hello Marie-Laure, pourrais-tu te présenter et me dire qui tu es ?

Bonjour, je me définis comme une facilitatrice de projet de développement durable. À cet effet, j’accompagne des territoires et entreprises, plus particulièrement sur les sujets qui touchent à l’économie circulaire et l’économie de la fonctionnalité. Ces dernières années, ma passion m’a amenée à évoluer dans l’industrie de la mode et du textile.

Ainsi, j’ai effectué une mission dans la startup sociale Tale Me qui a lancé un projet de location de vêtement pour la maternité, l’allaitement et les enfants de 0 à 6 ans. Ensuite, j’ai eu une expérience dans le même secteur chez Lizee, une startup tech qui offre une solution de reverse logistique pour la location en B2B, 100% e-commerce.

Marie-Laure, quel est l’état du marché de la location de vêtements en France ?

Concernant le marché de la location de vêtements en France cela reste assez confidentiel et s’adresse plutôt à des niches de consommateurs. On voit apparaître de plus en plus d’offres de location pour la femme en majorité, pour la maternité, l’enfant et le bébé, maintenant également pour l’homme.

Ce marché se développe après un véritable boom du marché de la seconde main. Les consommateurs Français et plus généralement Européens restent encore très attachés à la notion de possession, et c’est d’autant plus vrai pour le vêtement. C’est pourquoi, je dirais que la location a encore besoin de prendre ses marques et de rencontrer son public. Les évolutions sociologiques et l’éducation du consommateur nécessitent du temps, bien que les Millenials soient déjà assez réceptifs sur le sujet.

Quant aux marques, leur stratégie est encore souvent basée sur une logique volume/coût et non pas dans une logique de service. La crise que nous traversons actuellement tend à les faire s’interroger sur leur modèle.

Facilitatrice

Marie-Laure, toi qui es une facilitatrice dans ce domaine, pourrais-tu évoquer les offres de location qui existent ?

Au niveau des offres, il existe deux grandes catégories. Tout d’abord, l’abonnement où la cliente reçoit tous les mois ou à fréquence régulière des produits en packs ou sélectionnés à la carte. Ensuite, l’offre one-shot typiquement la location d’une robe de soirée ou de cocktail pour un occasion particulière. Certains sites peuvent proposer ces deux possibilités, avec parfois une option d’achat des produits que les clients souhaitent conserver.

Dans la majorité des cas, ces offres fonctionnent pour la plupart en 100% e-commerce et la livraison, le retour et le pressing sont inclus.

Un point important par rapport à la situation sanitaire due au Covid, actuellement les loueurs doivent prouver l’hygiène irréprochable du produit. Ainsi, il existe des procédés industriels fiables et efficaces, par exemple des machines à ozone qui garantissent une hygiène optimum (bactéricide, fongicide et virucide). De plus, ce procédé permet le lavage des vêtements à basse température d’où un impact environnemental plus faible. Il est primordial que les entreprises de location fassent un travail d’information pour rassurer le consommateur.

Marie-Laure, quel est le business model de la location ?

Les rouages de ce modèle sont complexes et il faut parfois tâtonner avant de trouver le juste équilibre.

À mon sens, la location est davantage intéressante pour le haut de gamme et les produits de qualité. A la fois pour la désirabilité des produits et pour assurer la longévité de ceux-ci au fil des usages. Bien que les produits soient inspectés et réparés si besoin entre chaque envoi, la matière, les teintures et les coutures doivent être de bonne qualité pour rester dans le circuit de location. En d’autres termes, plus le produit est durable, plus le nombre moyen de locations potentielles augmente, plus cela est rentable au regard des coûts logistiques et de remise en état entre chaque location.

Dans le retail classique, lorsqu’on vend on ne gagne qu’une seule marge fixe sur un produit, tandis que dans le cas de la location on cumule les marges plusieurs fois. Il me semble que Rent The Runway, parvient à une moyenne de 15 cycles de location pour un même produit.

Pour les marques qui souhaitent tester ce modèle, au-delà de proposer à leurs clients un mode de consommation plus responsable, il peut également s’agir de collecter de la data, notamment sur l’évolution de leurs produits pour alimenter une démarche d’éco-conception.

Vous pourrez retrouver Marie-Laure, lors de nos évènements digital les 17 et 18 septembre. Ainsi, elle interviendra le vendredi 18 à 14h00 où elle évoquera “L’Expérience des entreprises pionnières de la location de vêtements” et animera également à 14h30 la table-ronde “L’offre de location, tout d’horizon et nouveautés”. Pour s’inscrire pour les FGDays, c’est par ici.

Enfin, pour en savoir plus sur la location de vêtements, nous vous invitons à lire l’interview d’Agathe Cuvelier pour Les Cachotières, là.

Je suis le fondateur de MyFashionTech, une agence de conseil en communication pour le secteur de la Fashiontech.Sinon, je suis également un fan de littérature et de cinéma.

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Le recyclage : la vraie bonne solution pour la Mode ?

Le recyclage : la vraie bonne solution pour la Mode ?

Flore Berlingen met les pieds dans le plat dans son dernier ouvrage « Recyclage le grand enfumage ».

« Dans une contexte de surconsommation des ressources et d’explosion de la quantité de nos déchets,le recyclage apparatit telle la panacée face à l’hérésie de mise en décharge ou de l’incinération.Nous voudrions croire à un système qui nous permettrait de consommer comme si de rien n’était en faisant juste l’effort de trier »

Flore Berlingen traite du recyclage de toute notre consommation, et examine particulièrement le désastre du plastique et sa consommation efferénée de jetable.

Qu’en est il alors pour la Mode ?

La consommation mondiale a plus que doublé en quinze ans et celle-ci se concentre dans les pays riches.

Ce sont eux qui succombent aux achats fréquents, portent très peu (ou pas) leurs vêtements, les jettent ensuite lorsque leurs placards sont trop pleins.

La responsabilité est reportée sur les consommateurs : ils doivent trier, donner.

Chaque année en France, un habitant produit 354 kg d’ordures ménagères.

En France, la destination de nos déchets se répartissent ainsi (moyennes nationales) :

  •  Incinération : 30 %
  • Décharges : 36 %
  • Valorisation matière (recyclage) : 20 % (seulement)
  • Gestion biologique (compostage/méthanisation des déchets organiques) : 14 %

On voit donc que le recyclage est encore faible.

La France est un mauvais élève en Europe.

Exemple du plastique :

Recyclage

Déchets France Europe

 

La gestion des déchets coute de plus en plus cher aux collectivités (c’est-à-dire nous !)

20 Milliards d’euros par an en France.

Les marques et enseignes mettent sur le marché beaucoup trop de vêtements sans vraiment avoir de contraintes de supporter leur recyclage final.

Depuis 1990 se sont mises en place des filières dites de REP « Responsabilité élargie des producteurs »

Le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP) existe dans la loi depuis 1975 et est codifié dans l’article L. 541-10 du code de l’environnement.
« Il peut être fait obligation aux producteurs, importateurs et distributeurs de ces produits ou des éléments et matériaux entrant dans leur fabrication de pourvoir ou de contribuer à l’élimination des déchets qui en proviennent.

La contribution des entreprises est de 1,2 milliards d’euros seulement sur le cout de 20 Milliards.

La filière de REP Textile Linge de Maison Cuir existe depuis 2007

Les entreprises doivent verser une contribution et ECO TLC finance la collecte séparée des TLC et des centers de tri comme le Relais.

Néanmoins ce n’est pas parce que les TLC sont en théorie recyclables qu’ils le sont dans la réalité.

Exemple des masques en ce moment : les masques à usage unique sont souvent en polypropylene, materiau issu du pétrole qui se recycle en theorie. Mais pas en pratique.Et c’est ainsi des centaines de millions de masques qui risquent de finir dans la mer.

La première étape de collecte est déjà compliquée :

Beaucoup de TLC finissent hélas dans les ordures ménagères et sont donc incinérés .

38% seulement des 2,6 milliards de TLC mis sur le marché en 2018 sont collectés séparément.

La filière ne comprend qu’un seul éco-organisme agréé, Eco TLC, qui a obtenu un renouvellement d’agrément pour 3 ans (2020-fin 2022) par l’arrêté du 20 décembre 2019. Le cahier des charges, annexé à cet arrêté, impose à l’éco-organisme de pérenniser et de développer la filière de gestion de déchets de TLC (collecte, tri, valorisation) en détournant notamment des flux conséquents de déchets de TLC des ordures ménagères résiduelles (OMR) et du traitement par élimination (stockage ou incinération).

chaque collectivité mettant en place un point d’apport volontaire pour 2 000 habitants perçoit de la part d’Eco TLC un soutien de 10 centimes d’euros par an et par habitant (soit 40 euros environ la tonne collectée).

L’éco-organisme veille également à ce que soit assurée une couverture de l’ensemble du territoire national en points d’apport volontaire (PAV) de TLC usagés. L’objectif national est fixé à 1 PAV pour 1500 habitants d’ici 2019.

Par ailleurs, le cahier des charges fixe l’objectif d’augmenter significativement les tonnages collectés, afin d’atteindre 50 % du gisement mis en marché, soit 300 000 tonnes (ce qui équivaut à 4,6 kg par an et par habitant). L’objectif qualitatif pour les déchets issus des TLC triés est d’atteindre d’ici la fin de l’agrément, au moins 95 % de valorisation matière (réutilisation et recyclage) et un maximum de 2 % de déchets éliminés (déchets ne faisant l’objet d’aucune valorisation).

  • 58,6 % ont été réutilisés
  • 32,6% ont été recyclés (effilochage, chiffons)
  • 8,4 % ont été valorisés énergétiquement dont 8 % sous forme de combustible solide de récupération (CSR) et 0,4 % sous forme d’incinération avec production d’énergie
  • 0,4 % ont été éliminés.

Réutilisés cela signifie souvent exportés et c’est là que le bat blesse.

Ex du Relais qui traite 55% des TLC en France :

recyclage

Nous nous « débarassons » de plus de la moitié de nos déchets de TLC au lieu de les transformer sur place.

Ces vêtements partent parfois dans des pays dont ils menacent la production locale comme en Afrique du Nord.

Nous ne pouvons donc pas penser que surconsommer et donner est une solution.

Moins de 1% des TLC sont retransformées en nouveaux vêtements et accessoires.

Il s’agit pourtant d’un gisement qui éviterait de reproduire des tissus neufs.

La demande mondiale de vêtements ne cesse d’augmenter et continuera à détruire l’environnement si nous ne passons pas à une Mode Circulaire c’est-à-dire qui REDUIT (sa consommation) et REUTILISE (ses ressources déjà produites) et REPENSE ses produits afin de minimiser leurs impacts,leurs déchets et  qu’ils soient économiquement viables de les recycler..

Le nombre de fois où un vêtement est porté avant d’être jeté a baissé de 36% ces 15 dernières années.

Notre responsabilité collective est donc :

De ne pas surproduire et éviter les surstocks invendus ainsi que les démarques continues qui encouragent à surconsommer.

De concevoir avec attention des produits recyclables compostables et économes en matériaux.

De consommer moins, de consommer plus qualitativement des vêtements que nous allons aimer longtemps et pouvoir garder/réparer/transformer/revendre/donner/échanger à proximité.

De réutiliser sur place nos déchets en encourageant les activités de transformation créatives :

  • Upcycling (vêtements en vêtements ou en accessoires ou en articles zero déchets),
  • Idées de réutilisation pour d’autres industries (ex des coques de téléphones en fibres de lin et resine de lin).

De favoriser plusieurs vies pour chaque article (location, échange, circuits de vente de proximité de seconde main).

C’est une responsabilité de l’ensemble de fabricants et distributeurs qui doit très vite s’exprimer en objectifs chiffrés d’entreprises.

#FGDAYS #FGDAYS2020

L’entretien du vêtement est également un facteur de durabilité. Ainsi, nous vous invitons là lire l’article d’Annick Jehanne sur le sujet, ici.

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