Bilum, ceci n’est pas une bâche publicitaire mais bien un sac

Bilum, ceci n’est pas une bâche publicitaire mais bien un sac

Rencontre avec une pionnière de l’upcycling : Hélène de La Moureyre. Elle a fondé Bilum en 2005 après 10 ans de carrière trépidante dans la communication événementielle, à une époque où on ne parlait ni d’upcycling, ni de made in France !

Bilum est une maison de création qui donne une seconde vie à des matières qui finissent en principe incinérées ou enfouies parce que trop difficiles à recycler. L’entreprise les transforme – les surcycle – en sacs et accessoires, conçus et fabriqués en France.

helene de la moureyre fondatrice bilum

Portrait Hélène de la Moureyre, Fondatrice de Bilum

Comment est né Bilum ?

Hélène avait bien des raisons de lancer Bilum.

Une inclinaison très personnelle pour la création et les rencontres

Un de mes grands moteurs a été la volonté de porter un projet très créatif.

L’upcycling comme terrain de jeu

L’upcycling est un champ de créativité et de rencontres inouï où le matin je pouvais être chez LVMH (…) et l’après-midi dans une casse. C’est un grand écart délicieux.

Une histoire familiale, terreau de son engagement en faveur de l’upcycling

J’ai grandi dans une famille nombreuse et dans les familles nombreuses, on a la culture du non gâchis. Elle est très vive voire même vivace. J’ai finalement toujours appris à acheter moins mais mieux. C’est peut-être ça qui inconsciemment m’a donné envie d’aller à la rencontre d’ateliers de maroquinerie en France.

La volonté de faire quelque chose qui n‘existait pas et de le faire bien

Je n’avais pas la volonté de faire quelque chose de marketing, j’avais envie de m’amuser (…) avec sens . A l’époque, le made in France ne parlait pas à grand monde. Et, l’upcycling ne se faisait pas du tout (…) à l’échelle d’une entreprise (…). Par bon sens je n’allais pas envoyer mes matières premières récupérées en France à l’autre bout de la planète.

Bilum, un nom de marque porteur d’un vrai récit sur l’upcycling

En 2005, Hélène visite l’exposition Le Cas du Sac au Musée des arts décoratifs. Elle y découvre le bilum. Un « filet de portage » en papou, fait à l’origine en matériaux végétaux comme les écorces et que l’on trouve aujourd’hui confectionné à partir de filets de pêche. Elle en fera le nom de sa marque.

À l’origine, des méga-bâches publicitaires transformées en sac

Tout commence avec l’idée que ces grandes bâches publicitaires, dont Hélène a travaillé la mise en avant publicitaire dans une grande agence media pendant plusieurs années, peuvent encore servir au lieu de finir au rebut.

Si tout est parti des bâches publicitaires d’exception et toiles d’expositions, qui ont donné les produits phares de Bilum pendant 4 ans, l’entreprise travaille aujourd’hui plus de 20 matières différentes soigneusement sélectionnées pour leur technicité, esthétique ou encore leur histoire.

La marque les décline ainsi en une large gamme de sacs et accessoires présents sur son site internet Bilum pour la vente BtoC et BtoB via des collabs aux univers aussi différents que le Bon Marché ou Air France par exemple.

produits bilum

Des produits uniques porteurs d’une histoire

    • Des bâches Badoit transformées en sac
    • Une sacoche pour PC confectionnée dans le drapeau Français du Grand Palais pour Bill Gates
    • Des sacs conçus dans les toiles de Jouy de l’hôtel Prince de Galles
    • Une trousse tirée d’un gilet de sauvetage offerte à K.Lagerfeld…

Les motivations des acheteurs peuvent être très différentes : produit souvenir pour les uns, produit unique, patrimonial ou encore ludique pour d’autres.

J’espère que les gens qui achètent nos produits le font avant tout parce qu’ils leur plaisent.

Car Hélène fait sienne une maxime de Thierry Thouvenot :

On ne fait pas la révolution avec du concept mais du désir.

La plus grande fierté de la fondatrice de Bilum

Hélène en a plusieurs. Son choix ne devrait pas vous étonner car elle est de ces entrepreneurs engagés :

En 15 ans, nous cumulons plus de 200 000 produits confectionnés, et 4 millions d’€ de CA. Bilum est une entreprise SAS, qui paie des charges « normales » et prouve que l’on peut faire de façon alternative, tout en étant un acteur économique à part entière. L’upcycling n’est pas une gentille et naïve solution. Et surtout, nous venons d’embaucher notre 8e salarié en CDI. Bilum travaille également avec 7 ateliers dont 4 ESAT (Établissement et service d’aide par le travail qui accueille des personnes en situation de handicap) ; au total une quarantaine de personnes.

Quelles perspectives pour l’upcycling?

L’upcycling revient toujours en temps de crise, je ne peux que me réjouir qu’il y ait des initiatives partout, c’est évident, urgent, vital pour la planète.

L’upcycling explose depuis 2 ans nous explique Hélène, et ce n’est qu’un début, mais ce n’est pas sans mal : « le vrai frein est le coût ». Car upcycler exige du temps pour préparer les matières. « Pour cette trousse de toilette que l’on revend 65 €, il y a plus d’1 h 30 de travail entre le moment où on récupère la matière (…) et le moment où on la coud ». Le temps passé à préparer la matière coûte parfois même plus cher que celui de la matière neuve.

Et le choix de la confection made in France, que Bilum a toujours fait, augmente aussi le coût de production. Or les gens ne comprennent pas toujours pourquoi ça coûte si cher.

Il faudrait que les consommateurs comprennent que quand on ne paie pas la vraie valeur des choses, il y a un gros problème, social ou environnemental, à l’autre bout de la chaine.

Mais ce n’est pas ce constat qui changera les principes qu’Hélène a posé pour Bilum et qui ont forgé sa réussite.

Retrouvez le replay des Fashion Green Days « Upcycler la mode » ! Hélène y a pris la parole avec passion sur Bilum et ses engagements.

Caroline Muller

Caroline Muller

Marketeuse & business développeuse

Engagée dans le mieux produire et mieux consommer.

Blancheporte : 4 convictions engagées par Corinne Devroux

Blancheporte : 4 convictions engagées par Corinne Devroux

Avant Blancheporte, Corinne Devroux commence sa carrière chez Pimkie. Elle rejoint ensuite New Man puis La Redoute (Groupe Redcats). Au service des collections, elle affine alors ses compétences en intervenant progressivement sur l’ensemble de la chaine : conception, fabrication, sourcing et communication. Passionnée du produit, elle y développe aussi son expertise sur la marque et son positionnement.

Devenue experte de l’ensemble du processus produit, elle intègre finalement Blancheporte en 2011. Pour piloter la stratégie de l’offre d’une enseigne qui crée 90 % de ses collections mode & linge de maison, Corinne Devroux doit relever plusieurs challenges :

    • régénérer la griffe Blancheporte ;
    • revisiter les collections pour les ajuster aux envies des quinquas ;
    • maintenir le positionnement petits prix de la marque sans concession sur le style et la qualité.

En 2016, elle fait face à un nouveau défi. Le Groupe 3SI cède en effet l’enseigne. Avec Franck Duriez, Caroline Lemaire et Salvatore Spatafora, elle participe ainsi au rachat. Le pari est audacieux, d’autant plus que les 4 nouveaux associés ont choisi de préserver tous les emplois.

2 ans plus tard, le succès est au rendez-vous ! Blancheporte renoue avec la rentabilité et se hisse dans le top 10 des e-commerçants mode & maison. Depuis, l’entreprise confirme chaque année sa dynamique de croissance et investit dans des projets innovants. Le dernier d’entre eux : la conception 3D. Il est d’ailleurs animé par Corinne Devroux, tout comme l’écoconception, pilier de la stratégie RSE de l’enseigne.

blancheporte corinne devroux

Corinne Devroux de Blancheporte

Pouvez-vous revenir sur la notion de Design upcycling ?

 

Créer un produit avec les contraintes de l’upcycling nous incite à développer une démarche agile. Plus que jamais, nous devons placer la valeur d’usage au cœur de notre approche. Cela nous invite donc à travailler différemment. Il nous faut :

    • identifier dans les 2 % d’invendus les matières ré-exploitables ;
    • parler multi-matières ;
    • mettre en avant les connaissances techniques au-delà de l’entreprise (partenaires, fournisseurs, prestataires, volontaires…) ;
    • capitaliser sur les précédents tests pour miser sur les bons usages des matériaux ;
    • jouer avec les assemblages ;
    • déstructurer le produit initial, lui inventer d’autres usages et vies ;
    • transformer sa destination première, en y apportant une valeur ajoutée ;
    • exploiter les techniques à notre disposition.

En bref, nous devons faire évoluer le périmètre du produit. Les 4 mots clés qui résument notre démarche : état d’esprit, connaissances techniques, expériences (au sens expérimentation) et co-création.

 

Et la démarche expérimentale de Blancheporte ?

 

Corinne Devroux avance 4 convictions :

    • respecter l’ADN et le positionnement de marque ;
    • faire preuve de persévérance ;
    • progresser vers une mode plus responsable ;
    • fédérer autour de valeurs partagées.

 

Respecter l’ADN et le positionnement de marque

L’upcycling est une voie que nous expérimentons. Avec des experts techniques, designers, collaborateurs Blancheporte, nous avons travaillé à l’élaboration d’une collection éphémère de bagagerie légère. Nous l’avons co-créée avec la designer Flavia Redouin Innecco et le Plateau Fertile.

L’objectif était de comprendre comment offrir une seconde vie à nos invendus en réutilisant du linge de maison pour lui donner une autre destination. Nous avons alors mis au point une collection de 25 modèles, de 7 à 77 €, pour respecter l’accessibilité prix inscrite dans l’ADN de notre marque.

De ce processus apprenant, nous retenons qu’il faut :

    • veiller à diminuer les points durs ;
    • faire preuve de beaucoup de souplesse ;
    • encourager la co-création et les échanges ;
    • laisser s’exprimer l’inventivité et l’engagement de chacun ;
    • peut-être aussi imaginer une nouvelle proposition de valeur pour nos clientes avec par exemple une gamme jusqu’alors non proposée par la marque.

 

Faire preuve de persévérance

Aujourd’hui, nous engageons notre 3e expérimentation d’upcycling. Après la ligne de bagagerie légère et la collection de caleçons créée avec la marque La vie est Belt (16 pièces au prix unique de 35 €), nous développons, à nouveau avec Flavia Redouin Innecco, une gamme zéro déchet.

Elle sera lancée en octobre prochain. Avec cette gamme, nous poursuivons les tests pour définir la bonne équation économique de l’upcycling en tirant parti des expérimentations précédentes.

La collection viendra ainsi compléter nos univers produits existants. Elle sera composée de produits plus simples à fabriquer et donc plus accessibles. Il est primordiale de faire écho à notre positionnement prix. Nous la produirons enfin dans des volumes supérieurs avec l’idée de « massifier » davantage.

la vie est belt hubert motte

Blancheporte et La vie est Belt : co-création de caleçons

Progresser vers une mode plus responsable

L’upcycling s’inscrit dans la démarche RSE que nous animons depuis quelques années. Pas à pas, nous revisitons donc en profondeur nos manières de faire pour être plus vertueux.

L’écoconception de nos produits est évidemment un des leviers majeurs. Nos collections de linge de lit seront par exemple intégralement labellisées Oeko-tex® d’ici fin 2022. L’upcycling vient compléter notre démarche, en bout de chaine.

Nous ne sommes qu’au début de l’aventure ! Car upcycler impose de nombreuses contraintes et pose rapidement la question de la rentabilité du modèle. À ce stade, nous n’avons pas encore trouvé les bons équilibres, mais nous progressons à chaque expérimentation.

 

Fédérer autour de valeurs partagées

Depuis le rachat de l’entreprise en 2016, Blancheporte bouscule les schémas traditionnels. :

    • accélération du digital,
    •  co-création,
    •  intégration de l’intelligence artificielle pour réinventer le catalogue,
    •  conception 3D des collections…

 

En mode collaboratif, les équipes de l’enseigne inventent et expérimentent avec l’idée d’anticiper les transitions en cours.

Dans cette dynamique d’innovation continue, l’upcycling est un formidable révélateur de talents. Chaque expérimentation réunit des experts de différents métiers qui viennent réfléchir ensemble pour imaginer un nouveau modèle.

Dans ces travaux collaboratifs on parle bien sûr de création, fabrication, mais aussi logistique, pricing, communication, équilibre financier… Chaque collection capsule est l’occasion de développer de nouvelles coopérations au sein de nos équipes. Elle est surtout un formidable levier d’engagement des équipes, de développement des compétences et une source de fierté partagée.

 

Pour plus d’informations sur Blancheporte, retrouvez le replay de la table ronde « Les collections upcyclées pour les grandes enseignes et marques de PAP » aux Fashion Green Days « Upcycler la mode » !

Emmanuelle Bresson

Emmanuelle Bresson

Education mentoring & Retail marketing, communication consulting

 

  • CURIOSITÉ : développer la culture sectorielle et environnementale des publics apprenants
  • ENVIE : favoriser les pédagogies multi-modales et numériques tout en sobriété
  • ÉMERVEILLEMENT : contribuer au développement marketing de projets mode, à sensibilité durable
L’upcycling a désormais son festival annuel

L’upcycling a désormais son festival annuel

Après avoir passé une dizaine d’années au sein de grands groupes, Maud Biron s’est lancée dans l’entrepreneuriat au service des créateurs engagés dans une mode locale et plus responsable. C’est donc suite à un parcours dans l’univers de la mode (qui la passionne !), qu’elle a rejoint Jacques Chalvin, le fondateur du 1er festival dédié à l’upcycling en France, sur les métiers du marketing et de la communication digitale. Maud nous présente l’Upcycling Festival.

 

L’Upcycling Festival et l’approche créative

 

L’upcycling, c’est la revalorisation de l’existant.

C’est un « nouveau processus de création ». Une vraie transformation du produit, qui n’aura plus la même fonction, à partir d’objets et matériaux dont on ne se sert plus pour en faire des objets de qualité supérieure.

Il ne s’agit donc pas d’un hasard si ce festival prend ses quartiers à l’Isle-sur-La-Sorgue, dans le Vaucluse. L’endroit est une référence dans le domaine de la brocante et des antiquités. Chaque année, le Village des Antiquaires de la Gare y accueille d’ailleurs une foire internationale.

Il y a un caractère très artistique à l’Isle-sur-la-Sorgue.

Grâce à l’aura de l’Isle-sur-la-Sorgue, le monde de la brocante est déjà très ancré dans la seconde main des objets. À la genèse du festival, il y a donc la volonté supplémentaire de promouvoir la seconde vie d’objets transformés auprès d’un large public.

 

Les ambitions de la 2e édition du festival

 

Fort du succès de la 1ere édition, une 2e édition aura lieu à l’automne 2021. On y retrouvera les ingrédients qui ont fait le succès de 2020 :

    • un accès grand public,
    • un accès professionnel,
    • des conférences,
    • des tables rondes animées par des experts et des invités de marque,
    • de nombreux ateliers créatifs très prisés par les visiteurs.

 

Le tout autour d’exposants dans les domaines de l’art, de la décoration, de la mode et du design.

table ronde upcycling textile cuir festival

Table ronde sur l’upcycling du textile et du cuir

upcycling festival ateliers creatifs

Atelier créatif à l’Upcycling Festival

L’ambition est alors d’aller plus loin en 2021 et de faire de ce festival, un événement référent de l’upcycling.

Pour cette année, le festival est programmé en même temps que la foire internationale des Antiquaires. Cette dernière attire 100 000 visiteurs et plus de 100 exposants. De la seconde main à la seconde vie des objets, il n’y a qu’un pas. À ce titre, les organisateurs du festival vont guider les nombreux visiteurs.

Ils s’appuieront entre autres sur la chaîne Upcycling TV pour relayer  :

Tout ce qui se passe sur le festival puisqu’aujourd’hui les conditions sanitaires sont celles que l’on connaît (…) ce relais nous permettra de diffuser l’information plus largement qu’en présentiel.

Cette chaîne ouvrira également la porte au partage de contenu, en fil rouge, tout au long de l’année.

Au-delà de la possibilité d’exposer, des partenariats à géométrie variable sont également proposés cette année, jusqu’à une résidence créative d’upcycling pour les entreprises partenaires clés du festival.

 

Pour plus d’informations sur l’Upcycling Festival, retrouvez le replay du talk de Maud Biron et Jacques Chalvin aux Fashion Green Days « Upcycler la mode » !

 

Caroline Muller

Caroline Muller

Marketeuse & business développeuse

Engagée dans le mieux produire et mieux consommer.

UTT – KESA, la révolution de la fibre circulaire

UTT – KESA, la révolution de la fibre circulaire

Union textile de Tourcoing (UTT) est une entreprise familiale de filature et teinturerie textile. Mickaël Lemaire, ingénieur textile (ENSAIT), y travaille d’ailleurs depuis plus de 15 ans. Polyvalent et désireux d’apprendre, il a eu l’opportunité d’exercer dans différents départements de l’entreprise : achats, produits et commercial. Mickaël est aujourd’hui responsable RSE chez UTT Yarns.

Ainsi, les usines de transformation filent et transforment les fibres textiles à la demande, pour des quantités allant de 40 à 800 kg. Aucune surproduction, la teinture est automatisée et rapide. Les équipes d’UTT répondent alors aux besoins des différents acteurs de l’industrie. Elles travaillent donc main dans la main avec marques, tricoteurs et tisserands.

 

L’écoresponsabilité, un sujet clé chez UTT

 

Depuis plus de 10 ans, UTT a pris les devants de l’industrie textile pour avancer sur les démarches écoresponsables :

    • utilisation de l’eau en circuit fermé : issue essentiellement de leur propre station de recyclage des eaux de teinture (SPHERE),
    • économies d’eau,
    • coton certifié GOTS depuis 2017.

 

À la tête de l’entreprise : Gregory et Denis Marchant, 7e génération dans le textile.

Engagés et innovants, ils ont accueilli l’initiative de Mickaël à bras ouverts. En effet, il y a 5 ans, ce dernier a suggéré un projet de réutilisation et recyclage de fibres textiles afin de réduire l’impact du secteur sur l’environnement.

Depuis, le département R&D d’UTT travaille sur le sujet via le programme collaboratif CAREFIL, avec l’IFTH et le Relais, soutenu par Re_Fashion. En France, 210 000 tonnes de textiles et chaussures usagés ont été collectés et triés en 2016 (source ADEME). Autant de déchets qui pourraient être considérés comme de la matière première, permettant d’éviter la production de nouvelles matières.

 

Le programme CAREFIL

 

Le programme CAREFIL porte sur l’optimisation de la qualité des fils issus de la filière recyclage des vêtements. En effet, le fil obtenu a des caractéristiques différentes d’un fil composé de matières vierges. Les fibres qui le composent sont effectivement plus courtes.

À travers ce programme, UTT cherche à optimiser la solidité de ces fibres recyclées pour obtenir un fil de qualité. Dans le but d’améliorer leur durée de vie et valoriser leur utilisation,  les usines de transformation mélangent différentes fibres.

Demain, nos vêtements pourront donc être entièrement conçus en France, avec de la matière recyclée en France.

UTT Yarns a bien compris les enjeux du textile de demain :

    • réduction de l’impact carbone,
    • réutilisation de matière,
    • diminution des déchets.

 

La fibre n’est plus vouée à une utilisation sur un produit unique, mais peut être récupérée, recyclée, retravaillée pour devenir un nouveau vêtement de qualité.

infographie upcycling jeans

Processus d’upcycling des jeans

La collection KESA

 

Grâce à ces innovations, UTT propose aujourd’hui entre autres dans la collection KESA, un fil de qualité, fabriqué localement et issu de matières recyclées. Ce fil est une véritable révolution pour la mode circulaire ! Aux 25 % de fibres de jeans recyclés, viennent s’ajouter du polyester recyclé (50 %) et du Lyocell (25 %), qui permettent d’avoir une fibre plus solide. Par ailleurs, ce nouveau fil peut lui aussi être teint chez UTT, et finalement nourrir la créativité au niveau des coloris.

Tout un programme pour réinventer la mode et relocaliser sa production !

 

upcycling jeans kesa utt

Jeans KESA

Retrouvez le replay de l’intervention de Mickaël aux Fashion Green Days « Upcycler la mode ».

 

Domitille de Laguierce

L’Upcyclerie : l’agence d’upcycling d’après Sylvie Bétard

L’Upcyclerie : l’agence d’upcycling d’après Sylvie Bétard

Trier et recycler ses déchets de manière personnel au sein de son foyer c’est bien, mais le gros du problème vient surtout des déchets industriels qui sont produits en quantité astronomique, sans réflexion autour du cycle de vie après utilisation. Ce sont toutes ces questions que se pose Sylvie Bétard, la fondatrice de L’Upcyclerie. Sa mission ? Accompagner les entreprises dans la revalorisation de leurs déchets. Découvrez le fonctionnement de son entreprise dans cette interview.

 

Comment avez-vous l’idée du projet L’Upcyclerie ?

 

J’ai fait des études en théorie de l’art contemporain. Ce parcours m’a amené à me questionner sur la relation entre art et écologie. J’ai voulu concrétiser ça, en sortant de mes études, en co-fondant «  La Réserve des arts » en 2008. Le but de ce projet était de faciliter le réemploi dans le secteur culturel et dans l’industrie, en Île-de-France, en créant une plateforme logistique.

4 ans plus tard, en 2012, j’ai quitté l’association. J’ai alors créé la première version de l’Upcyclerie pour continuer à accompagner les entreprises dans la valorisation de leurs déchets. Il était plus question de sensibilisation que d’une réelle démarche d’économie circulaire. Ce mot n’existait d’ailleurs pas vraiment à l’époque.

Puis, j’ai mis de côté l’Upcyclerie car j’avais monté une boutique en ligne « La Petite Papeterie Française » qui fonctionnait très bien et qui me prenait tout mon temps. Je pense aussi que mon offre d’accompagnement n’était pas en phase avec les besoins des entreprises.

En 2019, pour plusieurs raisons, j’ai dû fermer la papeterie. Cependant, j’ai tout de suite été contacté par une grande maison de maroquinerie française et je leur ai donc proposé de réfléchir à leurs déchets textiles pour la fabrication d’un papier. C’est comme ça que j’ai relancé la deuxième version de l’Upcyclerie !

sylvie betard fondatrice lupcyclerie

Portrait de Sylvie Bétard, fondatrice de L’Upcyclerie

Vous travaillez avec des gros industriels du luxe. Comment trouvez-vous vos clients ? 

 

La plupart du temps, je propose l’idée. Je vais vers les marques qui font partie de mon réseau.

 

Quels sont les blocages face à l’upcycling ? Quelle(s) transition(s) sont-ils capable d’accepter ?

 

Le plus gros blocage que je rencontre se trouve entre la proposition de solution (la création de matière par exemple) et leur mise en place réelle. Ce frein vient de plusieurs choses.

Essentiellement, de la gouvernance et des systèmes d’organisation de l’entreprise qui ne sont pas forcément fait pour la transversalité. Pour reprendre mon exemple avec cette grande maroquinerie française, mon interlocuteur n’est pas directement la RSE mais une direction produit. Concrètement, il faut faire en sorte que ce papier puisse être utilisé par un certain nombre de services et de départements. Il faut donc organiser cette transversalité pour qu’il y est un vrai impact et qu’on puisse vraiment utiliser cette matière.

J’ai observé un autre frein. Qui est le budget alloué à la revalorisation des déchets. Par exemple, une grande marque de vêtements a décidé d’arrêter le plastique et de remplacer tous ses cintres en polystyrène expansé. Il y a donc un million cinq de cintres, partout dans le monde, à valoriser ; ce qui demande beaucoup de recherches pour faire des propositions viables. Et ça, c’est quelque chose qui n’a pas du tout été intégré par la marque dans la problématique « on arrête les cintres ». Ils n’ont pas pensé au budget pour leur revalorisation.

La prise de conscience peut difficilement avoir lieu quand les entreprises n’ont pas leurs propres usines de production. Quand on fabrique à l’autre bout de la planète, on n’a pas idée de ce qui est jeté. C’est toute la question du circuit court dans la mode. Il plus facile pour les maisons de luxe de se lancer dans l’upcycling et dans la revalorisation de leur matière parce que la plupart produisent en France.

mobilier upcycle

Mobilier crée à partir de déchets des élections municipales

Changer pour une image de marque éco-responsable, ne se fait-il pas aux dépends de l’écologie ?

 

Effectivement, vouloir changer et remplacer, nécessite d’abandonner, de jeter. C’est pourquoi, je travaille vraiment dans la circularité de la matière. Je demande toujours à mes clients quels sont leurs besoins : en magasins, dans les bureaux et sur les sites logistiques. Est-ce qu’on peut transformer ces cintres pour faire de la scénographie dans les vitrines ou en boutiques ? Est-ce qu’on peut fabriquer un objet qui aurait du sens (vendre en boutique, goodies clients…) ? Cependant, quand l’idée est clairement de supprimer ce plastique des boutiques, on ne veut plus le voir du tout. Que faire ? Ils en sont responsables, si c’est pour l’envoyer ailleurs, ça ne marche pas.

Il pourrait y avoir un travail de communication comme informer la clientèle du remplacement des cintres, au fur et à mesure qu’ils se détériorent, par des cintres fabriqués avec une matière plus responsable.

Effectivement, je pense qu’il y a une idée d’image de marque.

Ma mission est de faire prendre conscience à l’entreprise que chaque déchet a une valeur et peut devenir une ressource. Si on réfléchit bien à ce qu’il peut devenir, on rentre dans une politique zéro déchet. Ni plus ni moins, la volonté de 250 marques lors du G7 avec la signature du Fashion Pact.

 

dechets papier upcycling

 

Comment donnez-vous vie à ces projets ? Qu’en est-il des usines capables de revaloriser ces matières ?

 

Mon rôle est justement de faire une veille sur ces solutions, de coordonner le projet pour qu’il se passe le mieux possible, qu’il soit le plus local possible. Je recherche des entreprises capables de réaliser et de développer le projet pour répondre au mieux aux besoins de mon client.

Cela nécessite de trouver des start-ups innovantes, qui proposent des solutions de revalorisation innovante notamment sur le plastique, ou des industriels déjà implantés qui souhaitent intégrer de l’expérimentation dans leur process.

 

Pourquoi avez-vous accepté l’invitation aux Fashion Green Days ?

 

J’ai accepté de participer à cette réflexion commune sur les méthodes de production, dans un secteur qui veut améliorer ses pratiques.

Si je peux partager ma petite expérience sur ce que je fais avec mes clients. Si ça peut inspirer, susciter des envies et aussi apporter de la positivité. On se dit souvent que c’est laborieux, qu’il faut tout changer, que c’est impossible. Il y a tellement d’initiatives et de choses qui bougent, il faut les partager !

 

 

Retrouvez le replay de l’intervention de Sylvie aux Fashion Green Days « Upcycler la mode » !

 

Louise Marcaud

Louise Marcaud

Jeune créatrice

 

Jeune créatrice de mode, mes valeurs sont basées sur l’upcycling et la slow fashion qui m’inspire une esthétique minimaliste. Retrouvez tout mon univers sur www.louisemarcaud.com

La Redoute prend le pas de la mode upcyclée

La Redoute prend le pas de la mode upcyclée

L’industrie de la mode ne deviendra responsable que le jour où les grands du secteur mettront le pied à l’étrier. Le jour où ils accompagneront l’impulsion donnée par de plus petites marques en quête d’une mode plus juste. Dans cet esprit, La Redoute n’a pas attendu pour agir et donner le tempo.

Depuis quelques années déjà, La Redoute s’engage pour une mode plus responsable. Avec le mouvement Go for Good des Galeries Lafayette, elle crée notamment des capsules Made in France. La marque intègre même du coton bio ou du polyester recyclé dans la composition de certains textiles. Le lin français fera aussi son apparition cette année.

Un nouveau pas a été fait en 2020 : la création d’une capsule upcyclée (sur-cyclée), issue de stocks de tissus dormants. Lena Clodoré, en charge du développement de son développement, nous livre les grandes lignes de cette aventure.

lena clodore la redoute

Lena Clodoré, styliste prêt-à-porter femme chez La Redoute

Les stocks dormants valorisés

 

Chez La Redoute, il arrive que certaines matières textiles ne soient pas utilisées dans leur entièreté lors de la production de collections. Le résultat ? Quelques rouleaux stockés dans les entrepôts, en attente d’une seconde vie. Au même titre que la plupart des marques qui, au fil des saisons, voient les rouleaux s’accumuler, prendre de la place et s’abîmer parfois. Et, qui finissent par bien souvent revendre ces rouleaux encombrants ou les envoyer dans des centres de tri textile pour être recyclés.

Lena, en revanche, a eu l’idée de piocher dans ces stocks pour créer de nouveaux modèles. Elle a donc développé, en 2020, un projet de revalorisation de ces fins de stocks.

Une popeline blanche et un beau vinyle bleu lui font de l’œil et de ces matières part l’élan créatif.

 

Upcycling : créer avec l’existant

 

Dans son métier, Lena a l’habitude de créer un vêtement dans son ensemble. À ce titre, elle imagine un motif, une palette de couleurs, un design graphique, une coupe et des détails qui font la différence.

Avec l’upcycling, la styliste doit composer avec des tissus qui existent déjà. Elle doit ainsi s’approprier la caractéristique matière avant de dessiner un produit. C’est un peu faire la mode à l’envers. Cela amène bien évidemment des contraintes puisque le vêtement doit s’adapter au tissu, mais aussi une source de créativité inspirante.

 

La capsule upcyclée La Redoute

 

1000 m de stocks dormants ; c’est ce que Lena Clodoré et Mégane Hasbroucq, cheffe de produit avec qui elle co-construit les collections capsules éco-responsables, ont permis de revaloriser.

Avec la popeline et le vinyle bleu, elles ont imaginé 6 modèles :

    • 3 belles blouses,
    • une jupe,
    • une veste,
    • un bob.

 

Des pièces tendances et responsables, qui sont sorties fin 2020. Avec cette capsule, pas de réassort possible puisqu’une fois le stock de tissu épuisé, il n’y a pas de nouvelles productions. Par ailleurs, les pièces sont éco-conçues, pensées pour optimiser le tissu et minimiser les chutes.

Le succès est au rendez-vous ! Plus de 500 pièces sont vendues en quelques semaines, soit les 2/3 du stock écoulé. Là-dessus, Lena et Mégane se penchent sur la capsule suivante, qui sortira mi-avril 2021.

la redoute upcycling veste vinyle

Upcycling d’une veste en vinyle

Le parcours de Lena Clodoré

 

Avec un cursus de designer textile à l’ESAAT en poche, elle commence à travailler dans le secteur de la mode en tant qu’infographiste textile. Autrement dit, elle dessine des motifs pour des collections de prêt-à-porter. Lena a ensuite intégré La Redoute (il y a 3 ans) en tant qu’infographiste mais est devenu styliste après 2 ans. Depuis, elle est en charge d’imaginer les collections femmes et plus précisément les T-shirts et les sweat-shirts.

En parallèle de cette mission, elle accompagne Émilie Maillard, responsable bureau de style du prêt-à-porter. Afin de construire et définir l’univers de chacune des collections, Lena cherche à comprendre et analyser les tendances.

 

Retrouvez le replay de l’intervention de Lena aux Fashion Green Days « Upcycler la mode » !

 

Domitille de Laguierce

Rive Droite Paris : l’upcycling engagé

Rive Droite Paris : l’upcycling engagé

Aujourd’hui je rencontre Yasmine Auquier-Buron, cofondatrice de Rive Droite Paris. Créée en 2016, la marque propose des sacs et accessoires ultra désirables pour toute la famille, éco-conçus, durables et au prix juste. Le tout « dans le respect du bien-être de ceux qui les produisent et qui les portent ».

C’est le lifestyle des tribus conscientes.

Rive Droite Paris, c’est avant tout une aventure humaine. C’est l’histoire de Yasmine, Aurélie et Sofia, 3 femmes ayant le désir de travailler autrement. C’est une histoire d’amitié et de valeurs.

rive droite paris fondatrices

La tribu fondatrice de Rive Droite Paris : Yasmine Auquier-Buron, Sofia Buron et Aurélie Jansem (de gauche à droite)

Yasmine et Aurélie se sont rencontrées durant leurs études de commerce à l’ESCP à Paris. Elles ont toutes 2 travaillé plus de 10 ans dans l’industrie cosmétique. Yasmine a œuvré au sein du groupe L’Oréal dans le développement produit, la RSE, puis en 2010, sur la création de la branche luxe au Maroc. Aurélie s’oriente vers le côté digital et la gestion de la relation client chez Yves Rocher puis Clarins. Sofia est la sœur de Yasmine et la créative de la tribu. Elle est diplômée de gemmologie et styliste autodidacte, sa passion depuis toujours.

 

Rive Droite Paris : une évidence entrepreneuriale

 

Ayant goûté à l’intrapreneuriat, Yasmine a l’envie profonde d’un projet bien à elle qui allierait éthique et business. Elle propose à Sofia et Aurélie de se joindre à elle. Enthousiastes et sentant que c’est le moment, elles quittent alors toutes leur job pour se lancer dans cette aventure.

Nous sommes naturellement complémentaires.

Chacune a donc sa « partie » :

    • Yasmine : la stratégie, le développement et le sourcing,
    • Sofia : le sourcing, la direction artistique et le design produit,
    • Aurélie : la communication, l’expérience et la gestion relation client omnicanal.

 

Le nom Rive Droite s’impose instinctivement : c’est là qu’elles se sont rencontrées et c’est « le Paris » qu’elles aiment. L’idée est ainsi venue progressivement suite à un constat alarmant. Chaque année dans le monde, 13 millions de tonnes de vêtements sont en effet jetées alors que seulement 2 millions sont recyclées. Sans compter l’impact carbone et les quantités astronomiques d’eau utilisées par la production textile.

Elles fondent Rive Droite Paris autour de 2 enjeux fondamentaux pour elles :

    • la lutte contre le gaspillage,
    • le respect des Hommes.

 

Le trio souhaite éveiller les consciences, en cassant les codes et en prouvant qu’il est possible de créer des produits de qualité 100 % éco-conçus, fair-trade au prix juste et accessible.

sac iconique rive droite

Les sacs iconiques Rive Droite Paris

 

Pourquoi le Maroc ?

Sofia et Yasmine résidant à Casablanca, c’est tout naturellement qu’elles ont pensé au textile.

L’industrie textile est très développée au Maroc. Tout le monde y est un peu couturier ! C’est un pays bien équipé qui a beaucoup souffert de la délocalisation, notamment en Asie. Mais, il a conservé de nombreux ouvriers aux savoir-faire précieux. C’est donc un hub où transite beaucoup de matières et de collections de mode. La localisation, près de la France, est également un avantage pour limiter l’impact écologique.

 

L’upcycling : une démarche éco-responsable qui contribue à la préservation des ressources naturelles

 

La marque ne produit aucune matière. Leur truc, c’est le recyclage des tissus. Elles ont même inventé un mot pour expliquer leur démarche créative à l’inverse des processus de production traditionnels : l’Upstyling = Upcycling + lifestyle.

En 2015, il faut se remettre dans le contexte, l’upcycling était une approche nouvelle. Les gens dans les usines nous regardaient avec de grands yeux interrogatifs.(…) ça nous a plu immédiatement. C’est un réel moyen, via la revalorisation des matériaux existants, de lutter contre la surproduction qui est le grand fléau de l’industrie de la mode. (…)  Nous héritons de tissus rejetés car surproduits ou défectueux. Qui plus est, le défaut est souvent sur une infime partie d’un rouleau de 100 mètres. Cela coûte « juste » du temps. Temps, que n’ont pas les grands groupes, de faire le tri. Nous avons développé un réseau dans un rayon de 20 km autour de Casablanca.

 

chute tissus atelier

 

Ainsi, les produits proposés sont fabriqués :

    • en coton régénéré (surplus de balles de coton tombées de métiers à tisser) provenant du Bénin et tissé au Maroc initialement pour des tentes militaires ;
    • en denim issus de chutes industrielles ;
    • à partir de fin de stocks de tissus de l’industrie textile marocaine pour les doublures.

 

Une volonté d’empowerment par le travail et de redynamiser l’économie locale

 

Côté confection, la marque possède un atelier intégré qui s’occupe :

    • des prototypages,
    • de la mise au point des produits,
    • de leur découpe en « kits » prêts-à-assembler.

 

Ensuite, ceux-ci sont dispatchés chez les « dudes »  ( 8 équipes de 1 à 12 personnes) qui s’occupent de l’assemblage. Cette équipe est composée de femmes et d’hommes de talent très compétents (15 ans d’expérience en usine minimum). Ils sont indépendants et rémunérés justement (jusqu’à 800 € par mois contre 250 € environ dans la fast fashion).

La marque les aide à monter leur propre structure (micro-entreprise) dans leur quartier grâce à un système de micro-crédit. Là-dessus, l’entreprise les forme, les accompagne administrativement et leur transmet un plan de production à l’année pour une visibilité sur le long terme. Cela leur permet notamment de sortir du statut précaire d’ouvriers en usine, leur garantit l’indépendance financière et la protection sociale.

Pour finir, les accessoires montés reviennent à l’atelier intégré pour le contrôle qualité. Ils sont de surcroît emballés dans des pochettes en tissus réutilisables (et non pas dans des sachets plastiques).

atelier integre casablanca

L’atelier intégré Rive Droite Paris à Casablanca

 

rive droite paris couture

 

L’éco-conception va de pair avec la dimension humaine

 

Engagées dans le mouvement Fashion Revolution, elles sont fières d’être en mesure de dire qui a fait quoi pour chaque produit puisque tout est confectionné à taille humaine sur place, au Maroc.

Il n’y a qu’en supprimant les intermédiaires que notre secteur sera plus transparent.

Par ailleurs, en 2018, elles se sont adaptées et ont créé « Dudes for good » afin de répondre à une demande B2B. Le projet ? Proposer ou développer des produits en marque blanche 100 % personnalisables pour des marques ou groupes comme Oh my cream, Orange, Patika…

 

Comment gère-t-on le dilemme de production raisonnée quand on grossit ?

 

Il faut croire en ses convictions profondes et savoir être à l’écoute des retours du marché.

 

Une production à la demande en circuit ultra-court

Dès le début, le projet autofinancé s’est construit en confrontant les produits au marché. Cela se traduit par une écoute attentive des besoins retail et des préoccupations des consommateurs.

Nous maîtrisons toute la chaîne de production (coupe, teinture, confection et logistique). Cela nous permet d’être extrêmement agiles et de garantir une totale transparence.  Par conséquent, nous pouvons augmenter la capacité de production en fonction de nos besoins. Nous fabriquons uniquement sur commande pour les boutiques distributrices et au plus juste pour notre e-shop.

couturiers casablanca rive droite paris

Sofia entourée des talentueux couturiers avec qui la marque collabore

En effet, Rive Droite Paris ne pratique ni soldes ni ventes privées. De cette façon, elle s’inscrit dans un mode de production raisonné et un prix de vente juste.

Pour satisfaire le désir de nouveautés de leurs clients, elle propose, en parallèle de sa ligne permanente, des nouveautés en quantités limitées tous les 3 mois.

En outre, le trio a mis en place une stratégie de distribution pragmatique auprès de personnes qui partagent leurs convictions.

 

Une démarche d’amélioration continue

 

Bien sûr tout n’est pas parfait, il faut faire des choix.

Par exemple, le délavage de nos tissus denim, bien que réalisé sans produit chimique, reste consommateur d’eau. Par soucis de durabilité et de couleurs stables qui ne déteignent pas, nous utilisons des teintures (non chimiques) conventionnelles faute d’essais de teinture végétale concluants. Il nous apparaît aussi plus judicieux, point de vue impact, d’upcycler des matières « neuves » dormantes plutôt qu’acheter des matières issues du recyclage de produits usagés.

Ces limites sont autant de raisons motivantes pour s’améliorer. Le trio reste donc très à l’écoute des innovations technologiques et matériaux.

Le sujet de la fin de vie de leurs produits est également au cœur de leurs préoccupations. Avec 4 % de rejet matière généré par leur production, elles ont décidé de donner ces rebuts pour le rembourrage de sacs de boxe. Aussi, la marque propose un service de réparation prépayé en orientant le consommateur vers une mise en relation près de chez lui avec quelqu’un pour l’effectuer.

Il n’y a qu’en ayant une somme d’initiatives différentes et complémentaires qu’on arrivera à plus de raison dans l’industrie textile.

 

Une année 2020 qui aura finalement eu du bon

La marque a tenu le coup grâce à son agilité, en s’appuyant sur la partie digitale. Cette période accélère la prise de conscience des consommateurs de la nécessité de plus de bon sens dans notre façon de consommer.

Depuis ses débuts, Rive Droite porte beaucoup d’attention à sa communauté (avec un SAV impeccable, en échangeant avec elle, et même, en partageant tous ses bons plans vadrouille via son compte Instagram) dont elle a reçu beaucoup de soutien et de compréhension en 2020. Ces paramètres les confortent dans leur approche éthique et transparente. Cette période leur a aussi donné l’opportunité de réfléchir sur des sujets de sourcing qui leur tiennent à cœur et de trouver des solutions.

 

Qu’est ce qui vous plaît le plus dans cette aventure ?

 

Tout ! Le sentiment d’avoir une réelle raison d’être en apportant notre contribution au changement vers une économie du textile désirable, juste et durable.

 

Les défis en cours de l’entreprise

 

    • L’ambition d’obtenir la certification internationale B-corp. Elle est attribuée, après un audit approfondi très exigeant, aux entreprises qui associent leur but lucratif à l’intérêt collectif au travers d’objectifs environnementaux, sociétaux et sociaux. La certification mesure ceci au travers de 5 domaines d’impact : la gouvernance, les collaborateurs, l’environnement, les clients et la collectivité. Elle remet au centre la raison d’être des entreprises et leur contribution positive pour le monde tout en étant rentable.
    • La marque souhaite approfondir le sujet de la fin de vie des produits et met beaucoup d’énergie à imaginer et mettre en place plusieurs solutions.

 

Un scoop ?

Un nouveau produit ? Une nouvelle banane en nylon upcyclé.

J’ai aussi eu la chance de voir les nouveaux coloris estivaux qui arrivent prochainement et ils sont dingues. Mais chut ! Je ne vous ai rien dit  😉

 

Retrouvez Yasmine lors des Fashion Green Days de mars « Upcycler la mode ». Elle viendra effectivement partager l’expérience et le combat de Rive Droite pour la fin du gaspillage, la durabilité et la transparence.

Crédits photos : ©ED Milk

 

Sophie Guittonneau

Sophie Guittonneau

Direction créative - conception, recherche et développement mode durable

 

Je suis portée par ce qui a du sens dans les défis actuels de notre façon de consommer et de produire.

 

RefabMarket : vêtements recyclés et upcyclés

RefabMarket : vêtements recyclés et upcyclés

Sarah Bourgois, fondatrice de RefabMarket est un « poil » persévérante ! Depuis 2018, elle œuvre pour une mode éthique mais créative. Elle fabrique des vêtements upcyclés et recyclés en France dans le respect des valeurs sociales et environnementales. Rencontre avec une femme de conviction.

sarah bourgois fondatrice refabmarket

Sarah Bourgois, fondatrice de RefabMarket

Si aujourd’hui Sarah Bourgois est la fondatrice de la marque de prêt-à-porter RefabMarket, c’est parce qu’elle est convaincue que des modes de production plus pérennes existent. Sarah Bourgois veut redonner une place noble au travail, à la matière et à la créativité. Des valeurs propres aux principes de l’économie circulaire qu’elle met majestueusement en ordre de marche depuis 3 ans.

 

RefabMarket upcycle et recycle

 

L’upcycling

La jeune femme crée une partie de ses collections à partir de matériaux existants qu’elle détourne pour leur donner une valeur supplémentaire grâce à la créativité. « UP » cycler, c’est donner une « valeur supérieure » par l’imagination et l’intelligence des mains. À partir de vêtements existants, d’accessoires ou de matériaux non destinés au textile au départ, RefabMarket confectionne un produit mode stylé et durable.

RefabMarket propose quelques pièces uniques mais surtout de la série en moyenne et grande quantité. La production est calée selon les stocks de matières détournées. L’idée est d’offrir pour chaque modèle 2 tailles minimum.

Un même modèle peut être dupliqué dans plusieurs matières. Ainsi, une pièce bien construite se réinvente sans changer sa structure et donne une impression de nouveauté. Même avec moins de modèle, RefabMarket apporte donc de la variété à sa clientèle.

 

Le recyclage

Sarah Bourgois crée également des vêtements sur le base de matières régénérées. À partir de vêtements post-consommation retransformés en fibre, ses fournisseurs tissent et confectionnent des tissus. Sa maitrise de la chaine de valeur lui permet ainsi de garantir au consommateur final une gamme de vêtements éthiques ; dans toutes les tailles.

Les 2 collections bénéficient de retours très positifs des clients. Sarah Bourgois est également sollicitée par des professionnels qui veulent repenser leur modèle, à l’image des procédés utilisés par RefabMarket. Ils souhaitent s’en inspirer pour devenir également acteur d’une mode circulaire.

sarah bourgois refabmarket vetements recycles et upcycles

 

Du respect de la nature aux droits humains

 

La fondatrice de RefabMarket propose des produits de qualité à tout point de vue. Malgré les matières nobles qu’elle utilise, elle pratique des prix « corrects » pour une marque de créateur. La réduction des intermédiaires lui permet aussi d’investir dans la qualité. Ses charges ne sont absorbées ni par un pas de porte, ni par le marketing, ni par les investisseurs.

Sarah s’attache surtout à rémunérer l’emploi ; un emploi qui fait sens puisqu’elle fait appel à l’insertion professionnelle.

Chaque jour, elle effectue d’ailleurs un immense travail pédagogique pour faire comprendre l’importance d’un système de valeur comme RefabMarket. Elle entend se différencier des campagnes de greenwashing qui surfent sur les codes de l’économie circulaire sans pourvoir les adopter.

Contrairement à RefabMarket, les enseignes de mode doivent vendre beaucoup puis rendre obsolète pour revendre encore et toujours… Difficile de changer pour un modèle durable avec tant d’injonctions contradictoires.

En matière de prix, mieux vaut éviter une vision court-termiste. Sur le long terme, le consommateur finit toujours par payer le prix réel d’une façon ou d’une autre. À l’image du poisson qui mange un plastique et qui se retrouve dans l’assiette du pollueur…

 

Les 4 déclics de Sarah Bourgois

 

On ne devient pas une marque de mode éthique en un clic. Sarah murit sa réflexion depuis des années. Issue d’une formation en marketing, elle commence sa carrière au Mexique où elle travaille pour une marque de prêt-à-porter. C’est là-bas que germe les fondements qui la pousseront, plus tard, à proposer un vestiaire exemplaire.

refabmarket vetements matiere noble

 

L’intelligence des mains

Sur les marchés artisanaux mexicains, Sarah Bourgois est admirative devant les objets fabriqués à partir de matériaux récupérés. Dans les mains des artisans locaux : bois, plastique ou textile deviennent des objets décoratifs finement réalisés. Elle prend alors conscience du « talent des mains » qui lui apparait comme une véritable richesse. L’entrepreneuse intègre, là, qu’un produit « fabriqué main » recèle une valeur supplémentaire.

 

La seconde main

L’aventure mexicaine prenant fin, Sarah Bourgois retourne en France où elle doit se réinstaller et « recommencer à zéro ». Pour des raisons financières, elle décide de se rééquiper en seconde main. Au fil de ses recherches, elle découvre non seulement des trésors mais aussi du plaisir.

En effet, les objets qu’elle sélectionne pour décorer son intérieur sont mieux fabriqués mais surtout marqués par une forte empreinte. Elle parvient ainsi à se recréer un environnement remarqué et apprécié par son entourage.

Aussi, « ce qui était subi devient choisi ». Sarah se plait dans cette intimité créée sur-mesure et respectueuse de la planète. Elle réalise alors qu’il est possible de recréer à partir de l’existant un univers bien à soi.

 

La force des racines familiales

Fille d’agriculteurs, Sarah Bourgois réalise qu’elle possède une profonde sensibilité à l’environnement. Elle décide de rentrer objectivement dans une démarche de sens et d’avoir un impact environnemental positif.

 

Les séquences « inspiration »

Originaire du Nord, Sarah Bourgois fréquente le « World Forum » :  un évènement né à Lille. Une année, elle assiste à un cycle de formation sur l’économie circulaire. Les conférences et les rencontres nourrissent le projet « RefabMarket » et consolident son intuition qu’un déchet peut devenir une richesse.

 

Les piliers de l’aventure RefabMarket

 

Armée de ces convictions, la vision de la jeune femme fait sens. Depuis 3 ans, elle rencontre fournisseurs, chercheurs et industriels pour construire une entreprise de mode circulaire : sourcing matière, circuit court et insertion professionnelle sont la marque de fabrique de cette entrepreneuse convertie.

J’ai créé une activité en phase avec ce que j’étais personnellement. Le projet reflète ma façon de vivre et de penser. Chaque jour, je continue à apprendre et à m’améliorer au fil des rencontres et des expériences qui forgent la marque.

piliers refabmarket

Les 3 piliers de RefabMarket

 

Pour aller plus loin :

Tous les produits RefabMarket sont disponibles en ligne. Nouveauté pour l’année 2021 : la nouvelle collection est présentée à travers des flashs hebdomadaires ! Rejoignez vite Sarah Bourgois sur ses réseaux sociaux pour suivre son actualité !

Enfin, retrouvez Sarah en mars pour l’événement « Upcycler la mode » !

Sophie Faura

Sophie Faura

Je suis Sophie, en reconversion et étudiante à l’IRIIG à Lyon en MBA Corporate Entrepreneurship & Innovation. Je m’intéresse plus particulièrement à l’économie circulaire et à la mode responsable.

Maison JOMI upcycle vos vieux vêtements avec ingéniosité !

Maison JOMI upcycle vos vieux vêtements avec ingéniosité !

Lise Brault, 24 ans tout juste, a toujours voulu travailler dans la mode. En mars dernier, elle met la main sur un carton de vieux vêtements appartenant à son arrière-grand-mère. Impressionnée par la beauté des étoffes et des broderies, la jeune styliste décide de les remettre au goût du jour. Ainsi, commence l’aventure de Lise, fondatrice de Maison JOMI * et invitée des Fashion Green Days.

lise brault maison jomi portrait fondatrice et logo

Lise Brault, fondatrice de Maison JOMI (à gauche) et le logo (à droite)

La voix chantante de Lise Brault est à l’image de son tempérament : joyeuse et enthousiaste. Et pour cause, depuis 1 an, la créatrice enchaîne les étapes et consolide son projet d’entreprise autour de l’upcycling. La mode est une évidence pour Lise mais le respect des matières et la conception de pièces uniques l’est encore plus.

Après une première expérience dans des groupes de fast fashion, la jeune styliste bifurque vers un projet à impact. Elle veut produire une mode plus artisanale et écologique et, se met donc à poster ses créations produites à partir de vêtements upcyclés. De fil en aiguille, elle se fait remarquer et intègre un incubateur à Rennes, sa région d’origine.

 

Maison JOMI, la maison de l’upcycling

 

Les fondements sont là. Lise Brault sait qu’elle veut styliser les vêtements démodés pour éviter qu’ils soient jetés. Mais comment en faire un « business » ? C’est au sein d’Inkubator qu’elle trouve le soutien et les ressources qui donnent corps à son projet.

Actionnaire de sa société, Inkubator aborde le projet avec une vraie valeur ajoutée. Il lui donne une autre ambition et apporte des compétences complémentaires à son profil. L’entrepreneuse dispose de la force d’un réseau et de bonnes pratiques qui la font avancer.

Elle constitue également une petite équipe autour d’elle. 5 à 6 personnes, en fonction des périodes, chargées du développement web, de la communication et des prestations « couture ». Lise quant à elle apporte le stylisme, le suivi marketing et la conception produits.

Ensemble, ils construisent un service d’upcycling digital qu’ils entendent rendre accessible partout en France.

Très tôt, j’ai ressenti une vraie vocation pour travailler dans l’industrie textile mais pas pour développer de la fast fashion.

 

maison jomi ton vetement avant apres

 

L’upcycling en un clic !

 

Comment ça marche ?

    1. Le client envoie des photos sur le site pour demander conseil et avoir des idées.
    2. Les stylistes de Maison JOMI font des propositions à partir des textiles étudiés ou de tissus complémentaires ; l’idée étant toujours d’utiliser les matériaux existants. Par exemple, avec 3 jeans usés, il est possible de recréer une jupette d’été.

Nous sommes une banque à idées ! Avec nous, les vêtements retrouvent une place dans les dressings.

Grâce aux talents de conseil de Maison JOMI, il est possible de rester tendance et écologique. Lise adore la mode et s’inspire toujours des défilés. Elle fusionne d’ailleurs toutes ces sources d’inspiration pour ses créations. Ainsi, ses propositions sont en accord avec les nouveautés des podiums sans acheter de matière neuve.

maison jomi upcycling avant apres

 

L’application Maison JOMI bientôt disponible partout en France

 

Une fois la proposition validée, l’acheteur envoie les vêtements à transformer à une couturière qui exécute la prestation d’upcycling. À moyen / long terme, l’objectif de Maison JOMI est de constituer un réseau de partenaires / collaborateurs situés un peu partout en France afin de limiter les km parcourus.

Actuellement, les échanges se font via la plateforme web et impactent plutôt la région rennaise. D’ici 6 mois, le service sera disponible sur toute la France et sera même proposé via une application mobile pour rendre les interactions plus fluides. Des outils indispensables pour offrir une véritable expérience client.

 

De l’upcycling digital mais durable

 

Depuis que Lise Brault s’est lancée dans cette démarche, elle n’achète plus en boutique. Pourtant, la jeune fille se dit « accro » à la mode. Mais son envie d’être plus éthique, de faire du « zéro déchet », de choisir une déco « zéro plastique » est plus forte.

Avec ses vêtements « retouchés », Lise se sent plus originale, plus affirmée et fière de porter des pièces uniques et upcyclées qui se démarquent.

Je suis cohérente dans toutes mes démarches, dans ma vie privée comme dans mon travail et je me sens bien.

La jeune fille se positionne sur une offre stylistique d’upcycling réalisée à partir de vêtements existants qui se trouvent dans l’environnement du consommateur. Prolonger la durée de vie d’une garde-robe, c’est apporter une réponse environnementale à la crise que traverse la fast fashion.

 

Et la question du prix dans tout ça ?

 

Il fut un temps où la créatrice était chargée des achats pour un grand groupe de prêt-à-porter. Cependant, ce poste à responsabilité ne lui convenait pas. Elle ressentait une véritable perte de sens. Elle voyait bien le gaspillage. Les 10 000 pièces achetées par produit ne sont jamais vendues et se perdent on ne sait vraiment où et ni comment.

La course à l’esthétique de la fast fashion conduit à une incohérence et, ne repose pas sur un besoin réel. C’est pourquoi Maison JOMI propose une véritable expertise. Elle met au service de sa clientèle sa connaissances des matières, de la transformation technique et des tendances.

La prestation coûte entre 35 et 100 € avec un service tout compris excepté l’envoi du colis à la couturière partenaire. Ce prix rémunère le professionnalisme d’une équipe qui s’est donnée pour mission de réutiliser la matière plutôt que de la détruire.

 

Un retour vers des pratiques oubliées

 

La société de consommation a changé nos modes de pensée ! Nous sommes habitués à des tarifs si petits qu’ils payent à peine la main-d’œuvre. En boutique, on s’achète un look entier en 30 minutes. En seconde main, il faut chercher des heures pour refaire un look complet. Il faut être créatif.

Le consommateur n’a plus la conscience du prix et du savoir-faire nécessaire pour confectionner un vêtement. Or, coudre demande du temps !

Maison JOMI veut retisser le lien entre les savoirs historiques et les nouvelles générations et promouvoir une culture du respect des objets. L’upcycling est une prestation qui demande patience et passion !

 

maison jomi couture

 

Mais au fait, ça veut dire quoi « JOMI » ?

 

Ce nom symbolise ce retour aux racines familiales tournées vers la transmission de savoir-faire manuels. Maison JOMI est tiré du surnom de l’arrière-grand-mère de Lise.

Cette toute nouvelle maison de couture, sera-t-elle bientôt la vôtre ? En attendant, Lise Brault participe à l’émission « Dans la boite » diffusée par le Télégramme et vient de gagner la première partie du concours. Elle a aussi candidaté à « Qui veut être mon associé ? » sur M6 !

Envie de soutenir Lise ? C’est le moment, car oui, des projets, la jeune styliste en a plein la tête !

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Retrouvez Lise en mars pour l’événement « Upcycler la mode » !

 

*Anciennement Mon dressing recyclé

Pour en savoir plus :

Sophie Faura

Sophie Faura

Je suis Sophie, en reconversion et étudiante à l’IRIIG à Lyon en MBA Corporate Entrepreneurship & Innovation. Je m’intéresse plus particulièrement à l’économie circulaire et à la mode responsable.