FashionGreenLab : la nouvelle marketplace de Nordcrea

FashionGreenLab : la nouvelle marketplace de Nordcrea

Cette année, l’association NordCréa fête ses 5 ans. Depuis toutes ces années, la mission de NordCréa n’a pas changé : “Rendre la mode plus durable, plus innovante, et plus humaine”, comme l’affirme Annick Jehanne, présidente et co fondatrice de l’association. En période de post-confinement, un groupe de défricheuses qui participent à Café Fertile ont réfléchi à une solution pour que les jeunes adhérents puissent continuer leurs activités et leurs projets. Celle-ci s’appelle FashionGreenLab une toute nouvelle marketplace lancée cette semaine par NordCréa.

FashionGreenLab : une marketplace durable ? 

Cette place de marché se présente comme un site où différents vendeurs proposent leurs articles à la vente. Nordcréa met en place FashionGreenlab à partir duquel les créateurs pourront tester et vendre leurs produits. Ainsi, ils peuvent aussi faire vivre un expérience inédite à l’utilisateur, et pourquoi pas lui permettre rapidement de participer à la cocréation du produit. Cette plateforme a été pensée et élaborée par des créateurs multi-talents, spécialistes web, graphistes, gestionnaires de projets,  photographes et mannequins. C’est pourquoi cette union de compétences s’inscrit parfaitement dans l’ambition collaborative portée au sein de l’association.

Fashiongreenlab

Fashiongreenlab

Qu’est-ce qu’on y trouve ? 

Vous y trouverez des jeunes marques responsables (comme Minirine ou La Vie est Belt), de nombreux produits, ou produits de nos partenaires dans la partie Greenlife, mais aussi à terme des formations pour accompagner les nouveaux projets, des services innovants. Ainsi, dans un premier temps afin de répondre à l’urgence du COVID19 des masques créés par Nordcréa sont déjà disponibles à la vente. Bien évidemment, ils ont été confectionnés par les créateurs eux-mêmes ou en collaboration avec l’atelier de l’association situé à Roubaix. “Tous les masques et produits à venir sont fabriqués dans le respect de l’Homme et de la nature, en particulier à Roubaix et dans les Hauts-de-France.” explique Arielle, membre fondateur et vice présidente Nordcréa. 

Pourquoi maintenant ? 

Le confinement lié au Covid a été un challenge pour les jeunes marques présentes au sein de l’association. En effet, elles ont dû repenser leurs modèles tout en continuant leur travail d’innovation et en inventant de nouveaux canaux de vente. C’est pourquoi avec cette plateforme Nordcréa a voulu continuer et accélérer son engagement pour faire vivre l’économie locale qui milite et s’engage pour une mode différente.

Enfin, le temps du confinement a été également un moment d’accélération de la prise de conscience sur notre manière de consommer. Et le déploiement de cette plateforme s’inscrit pleinement dans cette démarche d’une mode plus durable et responsable.

En guise de conclusion Annick Jehanne déclare “parce que la mode d’après est déjà là, c’est à nous tous de la faire exister par nos achats”.

Pour découvrir notre marketplace FashionGreenLab c’est par ici.

 

Pauline Delattre

Pauline Delattre

Rédactrice | Equipe Communication

Je suis Pauline Delattre, j’ai 21 ans et je suis originaire d’Arras. Future étudiante en Démographie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, je m’intéresse aux changements qui peuvent être fait pour protéger notre environnement et notre société. La mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde et aujourd’hui il est grand temps de changer les méthodes de production et de consommation.

Comment s’organisent les marques pendant la crise du COVID19 ?

Comment s’organisent les marques pendant la crise du COVID19 ?

Depuis le commencement de la crise du COVID19, celle-ci a créé de grosses contraintes pour le monde de la mode : fermeture des magasins, de la plupart des usines, et difficultés financières qui suivent pour les marques.

La situation pousse tout un chacun à faire preuve de créativité pour s’adapter à ce nouveau mode de vie.
Alors, comment les créateur.rice.s et leurs marques s’adaptent-ils.elles ?


LA VENTE EN LIGNE, FAUSSE BONNE IDÉE POUR LES MARQUES ?

La vente physique étant soumise à la distanciation sociale, la vente en ligne devient logiquement pour les entreprises une manière de continuer à gagner de l’argent pour éviter une éventuelle faillite. On voit ainsi une accélération de la digitalisation des marques.
Mais, alors qu’on sait que la sécurité totale des travailleur.se.s est impossible dans ces conditions, quelles attitudes adoptent les consommateur.rice.s et les marques ?

En effet, on voit, notamment sur Instagram, de nombreuses marques appeler à l’achat en ligne. Sans nécessairement leur jeter la pierre, les conditions dans lesquelles nous nous trouvons peuvent nous questionner sur cette pratique… Peu de marques ont finalement cessé leur activité en ligne et depuis le 11 mai, elles viennent juste de ré-ouvrir leur magasin physique.

On retrouve toutefois une situation d’entre-deux qui pourrait convenir à tous : Camaïeu, par exemple, a proposé de précommander ses vêtements en ligne durant le confinement pour les soutenir, et de les recevoir à la fin de celui-ci. En effet, durant cette période, il n’était peut-être pas prioritaire d’avoir de quoi se pomponner en restant chez soi, la tendance semblant plutôt être au jogging et aux chaussons… 
Et les consommateur.rice.s en ont bien conscience. En soutien aux travailleur.se.s, et pour suivre les consignes du strict minimum, beaucoup d’entre nous n’ont pas participé pas à ces achats en ligne et restent frileux pour retourner en boutique.

Il semble même que les exigences, sociales ou environnementales soient plus élevées au vu de la crise actuelle.
Référents en sondage d’opinion, Kantar indique que ces exigences pourraient bien perdurer après le confinement, au moins dans le domaine alimentaire : 32% des français disent souhaiter une production plus locale, et 20% des produits bios et sains.

Une chance pour la mode éthique ? A titre personnel, je l’espère vraiment !

CRÉER DE LA PROXIMITÉ AUTREMENT

Via les réseaux sociaux, nombreuses sont les marques à en profiter pour créer une proximité différente avec leurs clients.
Ainsi, pendant le confinement on a retrouvé des ateliers de cuisine, des séances de sport, des vidéos de clients ou de salariés partageant l’intimité de leur confinement, leurs réflexions…

créateurs confinement

1083, une marque de jeans teints, tissés et confectionnés en France

Une manière de renforcer des liens humains dont chacun a eu besoin en ce moment si particulier.
Les marques se sont également adaptées à la situation en proposant des “looks confinement”, ou post confinement
pour les beaux jours.



D’autres ont profité de leurs fonds suffisants pour soutenir le monde médical dans la lutte, à l’image de H&M qui a fait un don au fonds de solidarité de l’Organisation Mondiale de la Santé. Cette somme servira à assurer la sécurité des travailleurs en première ligne et soutiendra la mise au point de vaccins. En espérant que l’enseigne se souviendra qu’il convient d’appliquer les mêmes mesures de sécurité à ses travailleur.se.s et à ceux.celles de ses fournisseur.se.s.
Concernant le Comité stratégique de filière Mode & Luxe, celui-ci indique que plus de 830 entreprises ont apporté leur soutien en se mobilisant pour la confection de masques et de surblouses : fin avril, plus de 8,7 millions de masques avaient déjà été confectionnés.

Quant à leurs difficultés, la plupart des marques les évoquent rapidement pour expliquer comment ils
s’adaptent. Ce sont plutôt les petit.e.s créateur.rice.s comme Louise de Mybetterself qui partagent plus ouvertement : est-ce qu’il.elle.s passeront en priorité dans les usines ? Auront-il.elle.s encore les moyens de continuer leurs activités ?


Le cabinet de conseil McKinsey prévoit une chute de 30% des revenus du secteur de l’habillement en 2020, ce qui en ferait un des secteurs les plus touchés par cette crise. D’autant plus si les consommateur.rice.s se montrent plus exigeants sur des questions environnementales.
Il est finalement un peu triste de se dire qu’il nous fallait un virus pandémique pour ralentir, et prendre conscience de nos achats superflus… Espérons au moins que cette conscience perdurera !

créateurs confinementLouise, avec sa marque de lingerie, bodypositive et écoresponsable

 

Si vous voulez en savoir plus, je vous recommande de lire :

  • « La mode d’après », juste ici.

Clara Cosson

 

Clara Cosson

Clara Cosson

Rédactrice - Equipe Communication

Je m’appele Clara, et je commence l’année prochaine mon master en Marketing Digital à l’IAE Gustave Eiffel. J’ai pour projet de travailler dans une entreprise sociale et solidaire car l’idée de faire d’un bien matériel un produit durable, éthique et responsable me passionne. Et il y a encore tellement de choses à inventer en ce sens !

LES FASHIONGREENDAYS passent en mode permanent !

LES FASHIONGREENDAYS passent en mode permanent !

Les FASHIONGREENDAYS devient pérennes et on vous explique pourquoi :

  • La crise sanitaire du COVID 19 change tout à coup tous les repères.
  • Cette crise s’ajoute à la crise Ecologique et risque d’intensifier la crise Economique.
  • Cette crise est un puissant révélateur a la fois de disfonctionnements qui ne seront plus tolérables mais aussi de solidarités et modes de fonctionnement nouveaux.
  • Nos capacités d’adaptation sont et seront mises à rude épreuve dans les mois qui viennent : nous devrons être agiles et comprendre toutes les nouvelles attentes.
  • Actuellement nous ne savons pas quand nous pourrons de nouveau nous réunir à plusieurs centaines ou milliers.
  • Pourtant plus que jamais la Mode durable et engagée a besoin de se regrouper d’être visible et de rencontrer ses consommateurs sans doute bien plus en attente
  • Nous avons besoin de réfléchir et rebâtir lentement et en continu.
  • Les Fashiongreendays deviennent donc plus nécessaires que jamais pour partager et permettre à tous d’avancer de manière solide vers une Mode moins destructrice.
  • Son Ecosystème est porteur de mille ressources : il nous faut vite les partager
  • Ils vont donc prendre une forme différente en plusieurs épisodes :

1. FashionGreenDays : Un temps de partage continu en avril et mai

Le site Fashiongreendays et nos réseaux sociaux Instagram, Facebook et Twitter vont servir de lieu de partage et de mise en avant des acteurs penseurs chercheurs faiseurs projets et jeunes marques sélectionnées par le Jury fin Mars.

2. Un Podcast « Au cœur de NORDCREA »

Celui-ci voit le jour afin d’accueillir le journal de cette période particulière vue par les membres de Nordcréa dont beaucoup sont intervenants ou exposants à Fashiongreendays.

3. Un Rendez vous en ligne en Juin

En effet, aux dates initialement prévues 17-18-19 nous commencerons à poser les briques des changements en cours en écoutant tous ceux qui ont fait des choses extraordinaires dans la Mode avec des Talks ou Table Rondes en ligne sur un thème « CRISE ET CHANGEMENT DE MODE », pour s’inscrire c’est ici.

4. Des mini rendez vous en ligne en juillet et septembre

Ceci pour continuer à ébaucher les nouveaux axes de business et mettre en avant créateurs ainsi que des jeunes start ups.

5. Une journée en ligne et/ ou en petit comité consacrée à la SECONDE VIE

Cet évènement « Location-Seconde Main -Reparation » aura lieu le 17 septembre.

6. Un Rendez vous physique les 22-23 Octobre à Roubaix ENSAIT

Si les conditions nous le permettent, un évènement physique pour partager nos « Actes qui changent tout » comme prévu.

7. Une journée en ligne et/ou en petit comité consacré au GREEN COMMERCE 

Celle-ci sera intitulée « Comment rendre ma boutique ou mon site Eco responsable » et se déroulera le 19 novembre.

Vous voulez en savoir plus

L’équipe des membres de NORDCREA qui pilote FASHIONGREENDAYS est donc « sur le pont «  et continue à travailler à distance.

Vous voulez nous aider à organiser ou créer du contenu ?

C’est très simple, il suffit de contacter Majdouline à l’adresse ci-dessous :

A propos de Fashiongreendays

Les Fashiongreendays ont été créés en 2018 afin de faire avancer la Mode vers un modèle beaucoup plus éco responsable.

Ils rassemblent chaque année 2000 professionnels engagés à Roubaix.

Retrouvez les éditions précédentes sur la Chaine Youtube Fashion Green Days.

A propos de NORDCREA

NORDCREA rassemble depuis 2015 des entreprises de Mode engagées du porteur de projet au grand groupe.

Nous sommes 200 à mener des projets ensemble comme ZERO PLASTIC , ATELIER AGILE, CONCEPTION 3D ou UPCYCLING.

Nous accompagnons les porteurs de projets et grands groupes en mode intelligence collective et avec le souci du bien commun.

Nous formons aux nouveaux mode de création durables avec les outils de Conception 3D.

Nous pilotons PLATEAU FERTILE Tiers Lieu et un Atelier de fabrication en micro séries pour nos membres.

contact@nordcrea.fr

La mode d’après

La mode d’après

Pendant ce confinement, l’environnement qui nous entoure influence considérablement notre rapport à la mode. Les vestiaires hommes et femmes s’uniformisent en vêtements confortables et unisexes. Individuellement, on ne trouve plus d’intérêt à créer une tenue quotidiennement car « avoir du style » a très vite perdu son sens. A tel point qu’on peut se demander si ces habits auront encore de la valeur après ce confinement, ou si au contraire le fait de les reporter augmentera notre attachement à ces pièces, et nous replongera dans une consommation intensive. Quoi qu’il en soit, ce que nous sommes en train de vivre a de lourdes répercussions sur l’industrie de la mode qui ne sait plus où donner de la tête. Mais c’est aussi l’occasion de réfléchir à de nouveaux modes de production et de consommation. Comment sera la mode après le confinement ?

LE CONFINEMENT : UN AUTRE RAPPORT A LA MODE

Les français, qui achètent en moyenne 30kg de textile par an, laissent dormir 68 % de leur garde robe dans leurs armoires. Alors pourquoi ne pas profiter de cette période pour faire un tri dans ses armoires ? Petite astuce, la méthode 333 : Choisir 33 vêtements différents qui te permettront de créer tes tenues pour les trois prochains mois et aller à l’essentiel le matin. Tu retrouveras le plaisir de créer toi-même par la couture tes prochaines pièces, ou réparer certains habits abîmés. Cela t’évitera d’en acheter de nouveaux.

En cette Fashion Revolution Week, reprenons les bonnes habitudes pour retrouver ce qui dort dans nos placards pour les reporter, les donner, les échanger, les vendre, les louer à des particuliers. Bref, autant de solutions seconde main qu’on peut adopter à la fin de cette période pour ne plus avoir à succomber à nos caprices de consommation.

QUID DE L’INDUSTRIE DE LA MODE ?

La prochaine Fashion Week en Juin et la Semaine de la haute couture en Juillet, occasions en or pour faire du business ont été annulées. Avec la fermeture des magasins et la limitation des livraisons, l’industrie de la mode subit de plein fouet les mesures de distanciation sociale imposées depuis mi-mars dernier. Entreprises comme consommateurs sont chamboulés. “Nous allons connaître des difficultés pendant au moins deux ans” exprime le Président de Prêt à Porter Féminin, Pierre François le Louët. Cette période est plus que jamais l’occasion pour l’industrie de la mode, deuxième industrie la plus polluante après le pétrole, de se remettre plus rapidement en question.

innovation idée confinement change

L’aspect positif de cette période est qu’elle favorise l’innovation et la créativité afin de trouver des solutions aux nouveaux problèmes. Il y a effectivement un changement de mentalité qui semble naître, comme le souligne Li Edelkoort, prévisionniste des tendances futures : “cette quarantaine de consommations nous poussera à se réjouir de choses simples. Cela permettra de mettre en place un système plus respectueux, dans toute sa chaîne de production”.

De manière générale, la crise que nous traversons illustre les dérives de la mondialisation, entraînant avec elle celles de l’industrie de la mode délocalisée et bon marché. Il est donc plus que jamais temps de nous tourner vers une production et une consommation plus responsable socialement et environnementalement.

ON S’HABILLE COMMENT APRES LE CONFINEMENT ?

Le masque: nouvelle tendance printemps/été 2020. A l’origine destiné à nous protéger contre le virus du Covid-19, le masque est rapidement devenu tendance avec l’arrivée de nombreux modèles. Des tutoriels voient le jour sur les réseaux sociaux pour créer son masque blanc, ou coloré, à fleurs, à pois… il y en a pour tous les goûts !

La mode intègre la crise sanitaire actuelle dans ses productions. Les masques de la marque OffWhite se vendent à plus de 80 euros. Mais les grandes enseignes de mode qui ont entamé la commercialisation de masques ne réussiront pas nécessairement à en vendre. En effet, la tendance est à la production maison de masques entraînant des milliers de nouvelles vues sur les tutos youtube et une ruée vers les machines à coudre.

masque covid mode

Le masque peut-il devenir un accessoire courant ? Au Japon, le masque faisait déjà partie de la culture bien avant la pandémie, pour des raisons d’hygiène. Quoi qu’il en soit, la mode, et en premier la haute couture s’inspire des événements et de l’Histoire. Il est donc probable que dans les années ou les mois à venir, de voir de plus en plus de masques émerger dans les collections. On le sait tous, le masque a d’abord une utilité sanitaire, et n’a donc aucune valeur esthétique. Cependant, si le Covid-19 fait parti de notre quotidien et se normalise, il peut vite devenir un forme de différenciation sociale. 

Mais si demain nous devons respecter la distanciation sociale, le vêtement aura-t-il  toujours la même force de représentation qu’avant ? Selon Manon Renault, journaliste mode et culture, « il y a une pause dans la visibilité,une mise en arrêt de cette obligation de créer une identité à la vue des autres par le vêtement ».

Plus d’informations dans ces articles :

La tendance de la seconde main

Du Bangladesh à la France : défaillances sociales et environnementales de la mode

Pauline Delattre

Pauline Delattre

Rédactrice | Equipe Communication

Je suis Pauline Delattre, j’ai 21 ans et je suis originaire d’Arras. Future étudiante en Démographie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, je m’intéresse aux changements qui peuvent être fait pour protéger notre environnement et notre société. La mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde et aujourd’hui il est grand temps de changer les méthodes de production et de consommation.

Covid-19 : le luxe enfin utile ?

Covid-19 : le luxe enfin utile ?

Alors que le monde est depuis des mois durement touché par l’épidémie du coronavirus, le secteur du luxe se mobilise. Mais l’engagement des marques est tiraillé entre réelle générosité et stratégie marketing. Le luxe, souvent jugé comme futile et superflu, a-t-il avec cette crise enfin trouvé son utilité sociale ou est-ce simplement du ‘corona-washing’ ?

Le luxe utile, un engagement à la hauteur ?

Malgré leur manque à gagner colossal après la fermeture des boutiques, le confinement des clients chinois et l’annulation physique des Fashion Week, les maisons de haute couture se sont immédiatement portées volontaires pour aider le personnel soignant.

Pour autant, pour une industrie qui pèse plus de 247 milliards de dollars (si on rassemble uniquement les 100 entreprises leaders), l’engagement est-il à la hauteur ? La question se pose réellement pour les géants du luxe.

Une générosité mal placée ?

LVMH, propriétaire de 75 maisons, a été l’un des premiers à se mobiliser dans la lutte contre la pandémie. Le groupe a réquisitionné quatre de ses usines pour produire du gel hydroalcoolique et a promis 40 millions. Les dividendes ont été réduit de 30% par rapport au montant initialement annoncé en janvier 2020. Le PDG Bernard Arnault a renoncé à sa rémunération pour les mois d’avril et de mai et a fait un don de « plusieurs dizaines de millions d’euros » à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.

Ces gestes ont été appréciés par le corps médical pour leur rapidité mais furent décriés par beaucoup. L’engagement est vu comme de la communication, une stratégie marketing et non pas comme un pur acte de générosité. Le groupe a ainsi redoré son blason en créant une image de responsabilité sociale et de participation à l’intérêt général.

De la même manière, bien que l’engagement ait été très utile, les moyens alloués à la lutte contre la maladie sont quelques peu faibles face à la richesse et l’attractivité d’LVMH. Malgré une chute des ventes 15% au premier trimestre 2020, LVMH réalise une « bonne résistance ». Les grandes marques sont redevenues « positives » à la mi-mars avec le déconfinement en Chine. Louis Vuitton par exemple a enregistrée une croissance de 50% en Chine par rapport à la même période l’an dernier.

Espérons que le groupe continue de faire passer la santé de ses salariés en premier et non la reprise économique.

Hermès : le luxe « solidaire et responsable »

A l’instar d’Hermès, le luxe peut aussi se révéler humain, solidaire et en phase avec la réalité. La maison a versé la somme astronomique de 20 millions d’euros à elle seule à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. Montant complété par « un soutien aux services de santé apporté localement par les filiales d’Hermès dans le monde » a précisé la direction de l’entreprise.

Luxe actions utileLa maison a également mis ses usines et son personnel au service de la lutte. La confection de plus de 30 tonnes de gel hydroalcoolique et 31.000 masques de protection a ainsi été possible.

Classé meilleur employeur de France selon le classement Glassdoor, la marque a su une nouvelle fois se rendre responsable en apportant une solidarité économique à ses employés. La direction a maintenu le salaire de ses collaborateurs en France comme à l’international, soit près de 15.000 personnes. Comme chez Chanel où la mesure similaire de ne pas recourir au chômage partiel a été adoptée.

Les gérants ont annoncé renoncer à une augmentation de leur rémunération par rapport à l’année dernière, malgré la hausse des bénéfices de la marque.

La maison toute entière a donc portée une véritable action de solidarité ayant un réel impact sur les sociétés. Le luxe peut réellement se montrer responsable et utile si des efforts, de l’envie et du dévouement sont apportés.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter des articles ici et .

Alice Perret

Alice Perret

Rédactrice - Equipe Communication

Je m’appelle Alice et je suis étudiante en Relations Internationales à Lille.  Je pense qu’il est aujourd’hui primordial de changer notre manière de produire et de consommer dans le respect de l’environnement. L’industrie de la mode étant l’une des plus polluante au monde, elle doit devenir durable, éthique et éco-responsable. Créons tous ensemble la mode de demain !

Du Bangladesh à la France : défaillances sociales et environnementales de la mode

Du Bangladesh à la France : défaillances sociales et environnementales de la mode

Au delà de l’unique impact financier, la crise du coronavirus a démontré des défaillances sociales et environnementales dans l’industrie de la mode. Enseignes qui ne paient pas leurs sous-traitants, annulation de commandes et surconsommation, sont aussi au rendez-vous dans ce monde dominé par la fast-fashion. Du Bangladesh à la France, tous les pays semblent touchés.

ABANDON DES PAYS PRODUCTEURS PAR LES FIRMES

Les pays asiatiques producteurs de textile sont dépendants économiquement des pôles de consommation européens et américains. Comme il possèdent de la main-d’œuvre pas chère et peu de réglementation du travail, les entreprises les choisissent pour confectionner des vêtements à très bas coût. Le prix à payer en contrepartie est le coût humain pour les millions de salariés forcés de travailler sous la pression et des conditions déplorables.

Avec le Covid-19, les boutiques ont dû fermer et les peuples se confiner, entrainant de fil en aiguilles la diminution de la consommation et donc la fermeture des usines. Les travailleurs se retrouvant dans une précarité étouffante.

Cette crise mondiale rend ainsi visible l’absence de responsabilité des entreprises occidentales et de leur manque de considération pour les travailleurs. Avec la chute des ventes, de nombreuses enseignes demandent l’annulation des commandes ou ne paie pas les usines.

usine Bangladesh modeSelon le Consortium pour les droits des travailleurs (WRC), les annulations de commandes représenteraient une perte de plus de 24 milliards de dollars pour les fournisseurs et la mise en précarité de 60 millions de travailleurs. En effet de nombreux employés du secteur de la mode ont été licenciés, ou ont été obligés de travailler sans salaire. C’est le cas au Bangladesh.

Ces chiffres ont été quelque peu revus à la baisse après le positionnement de certaines grandes compagnies comme Adidas, H&H ou Zara qui ont promis de payer intégralement leurs commandes. Mais cela ne reste que des exceptions à la règle.

Le secteur de la mode doit prendre la responsabilité de ses actions sur le plan humain pour protéger les salariés asiatiques et les traiter avec dignité.

PERIL DES ENTREPRISES EUROPEENNES ET SURCONSOMMATION

Le secteur de l’habillement est durement touché par la crise mondiale due au coronavirus, estimant une baisse de revenu de 30% en 2020 selon un récent rapport du cabinet de conseil en gestion McKinsey.

En France, selon la Fédération nationale de l’habillement, le chiffre d’affaires du secteur va chuter de 40% en 2020. L’engouement pour le e-commerce ne permet pas de combler les pertes. Ce déficit met en danger près de 30.000 entreprises (majoritairement des TPE) qui risquent la faillite et par conséquent le licenciement de 100.000 salariés.

Mais selon Éric Mertz le président de la fédération, le principal problème est le stock de vêtements invendus qui pèsent au total 2,5 milliards d’euros. Pour lui, si au moment de la reprise ces entreprises sont obligées de faire des soldes pour attirer les clients, cela entrainera le secteur « vers l’abîme et la faillite ».

La reprise du commerce permit par les mesures de déconfinement de plusieurs pays européens, permettra peut-être la bouffée d’oxygène nécessaire à ces entreprises.

Pour autant, l’heure est à la prise de conscience. Plus de 80 milliards de nouveaux vêtements sont produit chaque année soit 400% de plus qu’il y a 20 ans. Au lieu de pousser à la consommation et à la production en masse d’articles de très faible qualité, les entreprises devraient réfléchir à un nouveau modèle économique basé cette fois-ci sur l’économie circulaire et le respect de l’environnement.

Cette crise, bien que révélatrice des défauts de la filière, est peut-être ce qui va permettre la réflexion d’un nouveau système plus durable et le changement d’habitudes des consommateurs.

Plus d’informations sur une mode sociale et écologique ici et .

Alice Perret

Alice Perret

Rédactrice - Equipe Communication

Je m’appelle Alice et je suis étudiante en Relations Internationales à Lille.  Je pense qu’il est aujourd’hui primordial de changer notre manière de produire et de consommer dans le respect de l’environnement. L’industrie de la mode étant l’une des plus polluante au monde, elle doit devenir durable, éthique et éco-responsable. Créons tous ensemble la mode de demain !

La tendance de la seconde main

La tendance de la seconde main

LA SECONDE MAIN UNE PRATIQUE QUI N’EST PAS NOUVELLE…

Acheter des habits et accessoires déjà utilisés par une autre personne est loin d’être nouveau ! Mais il semble qu’au siècle dernier, la seconde main était plutôt considérée comme un signe de pauvreté. Il était par contre bien plus commun de raccommoder ses vêtements soi-même pour les faire durer plus longtemps.

Tandis qu’aujourd’hui, acheter de la seconde main est considéré comme une prise de responsabilité, un engagement pour la planète… Une belle évolution des mentalités.

…. MAIS QUI PREND ENORMEMENT D’AMPLEUR CES DERNIERES ANNEES !

Selon l’Institut Français de la mode en 2028, le marché de la seconde main pourrait dépasser, en volume, celui de la fast fashion. En effet, pas moins de 39% des français ont acheté des articles “réutilisés” en 2019, et selon l’Institut indique que 48% des consommateurs disent vouloir en acheter davantage en 2020. Mais quelles sont les raisons derrière ces changements de consommation ?

POURQUOI ACHETER DES ARTICLES DE SECONDE MAIN ?

Le site de location de vêtements Rent the Runway indique qu’en un an, 80 milliards de vêtements sont vendus dans le monde… Et qu’ils sont portés environ 7 fois avant d’être jetés.

Pourquoi racheter des habits quand notre dressing déborde de ceux qu’on ne porte plus ? Prendre la mesure de ce que l’on achète et porte devient un grand défi : production, récolte, transport, qualité, sont autant de critères auxquels on peut faire attention. A mes yeux, “est-ce que j’en ai besoin ?” s’avère la question la plus efficace à se poser pour limiter largement nos achats.

Mais la première raison qui revient est le prix, la plupart des articles de seconde main étant souvent bien moins chers. C’est notamment vrai dans le monde du luxe : lors de la dernière Fashion Week Homme, l’enseigne de luxe J.M. Weston a annoncé qu’ils vendraient désormais leurs propres modèles vintage en boutique. Des chaussures comme neuves, mais à moindre prix ! Une grande première dans le monde du luxe. Peut-être le vintage devient le luxe absolu.

De la même manière, une application comme Vinted permet à tout un chacun de revendre ses habits un peu moins chers que leur prix d’achat, et c’est un carton chez les 18-24 ans. D’ailleurs, en pleine crise du Coronavirus, le site Vestiaire Collectif, spécialiste de la seconde main, vient de lever 59 millions d’euros pour se développer en Asie.

Attention toutefois, l’argument du prix n’est pas toujours vrai… Prenons en exemple les friperies lilloises, dont la plupart s’avèrent être des friperies “de luxe”, limitant la clientèle capable de s’offrir ces articles.

Finalement, la tendance de la seconde main s’explique par la possibilité de dénicher des pièces uniques, qui ont de l’authenticité.

COMMENT LES TROUVER ?

Aujourd’hui, le marché de la seconde main a investi tous les canaux : magasins, vente en ligne, applications, locaux associatifs…

Ainsi, on retrouve la vente de particulier à particulier sur Vinted, Les Cachotières pour la location de robes, ou bien encore Vestiaire Collectif. La vente professionnelle s’en mèle aussi, avec TheRealReal ou J.M. Weston dans le monde du luxe, Sellpy pour nos voisins suédois, ou encore des friperies qui fleurissent dans toutes les villes.

Mais on peut aussi participer à la tendance sans dépenser un sous notamment grâce à l’échange, entre connaissances ou via des groupes facebook qui organisent des événements, ce qui s’avère de plus en plus fréquent. On pose un vêtement, on en reprend un autre, et on peut ainsi renouveler sa garde-robe à l’infini et sans se ruiner.

Alors si ça vous intéresse, voilà quelques comptes youtube et instagram qui peuvent vous aider à vous informer et à dénicher ces bons plans autour de vous, sans trop d’efforts, et pour le bien de la planète comme de votre porte monnaie !

slow fashion seconde main friperie

Fash_rev_france pour s’informer et prendre part au mouvement d’interpellation des marques #whomademyclothes

SloWeAre qui a construit son propre label éthique et pro environnemental et qui indique les marques qu’elle labellise

influenceuse seconde main friperie

Clara Victorya, qui recense et teste les friperies en France voire dans le monde et donne des astuces pour la seconde main.

Clara Cosson

Clara Cosson

Rédactrice - Equipe Communication

Je m’appele Clara, et je commence l’année prochaine mon master en Marketing Digital à l’IAE Gustave Eiffel. J’ai pour projet de travailler dans une entreprise sociale et solidaire car l’idée de faire d’un bien matériel un produit durable, éthique et responsable me passionne. Et il y a encore tellement de choses à inventer en ce sens !

Le retour de l’artisanat dans la mode

Le retour de l’artisanat dans la mode

En 2019, entre 8 et 9 français sur 10 se disent sensibles ou très sensibles aux questions environnementales d’après une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Par la prise de conscience sur les effets de la fast-fashion sur notre société et notre environnement, le retour à l’artisanat pointe le bout de son nez et fait face à la production de masse. On souligne aujourd’hui l’artisanat comme solution qualitative, écologique, mais aussi humaine car permet une fabrication de meilleure qualité et locale. L’artisanat est-il l’avenir de la mode française ?

UN RETOUR NÉCESSAIRE VERS L’ARTISANAT

« Dans la mode, la main et le cerveau sont nos seuls outils de survie » dévoile une des précurseuses du retour de l’artisanat dans la mode, Li Edelkoort. En 2015, elle publie un Manifeste annonçant la disparition de la mode telle qu’on l’avait connu jusque là, et décrit un système à bout de souffle reflétant une économie déréglée et d’une société fragilisée. Selon elle, nous sommes à la recherche d’une autre mode : un autre mode de vie, un mode d’emploi, une mode modèle qui veut faire moins et mieux tout en étant créatrice. Elle créé sa galerie dédiée à la mode et à l’artisanat, un lieu ouvert au public et imaginé pour être une source d’inspiration et respectant sa vision de la mode, c’est-à-dire un secteur respectueux de l’environnement et de l’humain qui n’épuise pas les ressources. Faire appel au retour de l’artisanat en France c’est demander une relocalisation de la production textile permettant de mobiliser l’ensemble de nos savoirs-faire, ce qui n’est pas évident à l’heure où la moitié des productions textiles provient d’Asie et un tiers d’Europe.

Aujourd’hui, les champs de « l’innovation technologique et organisationnelle » s’ouvrent. Comme le dit l’ingénieur Serge Soudoplatoff, « Nous sommes passés d’une économie matérielle, fondée sur la rareté, à une économie immatérielle, basée sur l’abondance. Ce changement, fondamental, est incroyablement imbriqué avec les technologies de l’information et de la communication. » Ces nouvelles techniques et nouveaux matériaux dégagent des possibilités nouvelles pour que le secteur artisanal gagne en efficacité productive et commerciale.

LE TISSAGE EST-IL LE NOUVEAU MODÈLE ECONOMIQUE DE LA MODE ?

Artisanat

En France, les savoirs-faire manuels représentent une réelle valeur ajoutée sur le produit et le fait-main est un vrai avantage qualitatif pour un vêtement. Les Hauts-de-France étaient le berceau de l’industrie textile et du métier à tisser avant que les enseignes délocalisent leur production. On recense de nos jours seulement une soixantaine de tisserands qui exercent leur métier de façon artisanale. Cependant des enseignes comme Les dentelles de Caudry ont conservé leur artisanat local, sans lequel la qualité des tissus ne serait pas si unique. Cette industrie familiale continue à exploiter les métiers à tisser inventés au début du XIXe siècle par Johan Leavers. Calais est la capitale mondiale de la dentelle et dans sa région une trentaine d’entreprises ont multiplié par 6 en 15 ans leur chiffre d’affaire ; elles exportent trois quart de leur production vers les plus grandes marques de lingerie ou d’habillement.

Le tissage artisanal semble être de retour chez les créateurs qui veulent proposer des pièces de meilleures qualité. Par exemple, Paloma Ya Ya est une marque lancée par Sandie Guitart, une entrepreneuse du Sud de la France originaire de Birmanie. Elle a voulu intégrer dans ses créations les traditions birmanes en utilisant la fibre de lotus mais aussi le tissage manuel et attire aujourd’hui de nombreux adeptes de la mode traditionnelle. Le tissage traditionnel demande du savoir-faire, une hausse du prix des pièces, mais aussi des coûts supplémentaires car les techniques, souvent archaïques sont lentes face aux machines utilisées dans l’industrie textile. Cependant, ces coûts s’inscrivent dans une démarche responsable et sont, somme toute, inévitables.

L’UPCYCLING: UNE ALTERNATIVE A L’ARTISANAT

« Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme ». La citation d’Antoine Lavoisier est-elle vraie pour la mode ? Évidemment, lorsque qu’on comprend ce qu’est l’upcycling, « surcyclage » en français. Il consiste à récupérer des tissus ou des vêtements déjà existants dont on n’a plus d’usage, pour les valoriser et produire des vêtements dont la qualité est supérieure à leur état d’origine.

Des tutos vidéos d’upcycling version « do it yourself » sont disponibles sur Youtube pour se lancer à la maison et réutiliser des vêtements usagés. A Paris, il existe même des cours d’upcycling animés par Gaëlle Constantini : « Les participants.es doivent rapporter le linge dont ils/elles ne veulent plus se servir. Ils/Elles ont chacun.e un patron et on leur apprend à couper, coudre à l’aide d’une machine et à la main. »

Pour les maisons de hautes couture, ou pour les amateurs.trices, le tout n’est pas d’adopter cette démarche pour créer des pièces uniques, mais de servir de modèle pour les enseignes de modes dont le gaspillage est monstrueux. En effet, en 2019, le Ministère de la transition écologique et solidaire estime qu’entre 10 000 et 20 000 tonnes de produits textiles sont détruits en France.

LA TENDANCE DE L’UPCYCLING DANS LE LUXE

La tendance de l’upcycling s’impose dans l’industrie de la mode qui étouffe et se fait une place dans la haute couture. Selon des études faites par l’école de mode ISAL Paris, des marques d’un genre nouveau fleurissent en ligne et prennent toutes le virage de l’upcycling. Déjà à l’automne 1989, lors du premier défilé de Martin Margiela, couturier belge et créateur de Maison Margiela, les mannequins traversent le podium en portant des hauts fabriqués à partir de sacs plastique Franprix. Un ligne couture, Maison Margiela Artisanal est crée à partir de matières premières existantes.

 

Plus récemment encore, Marine Serre, lauréate du prix LVMH de 2017, a marqué les esprits lors de ses défilés. En 2018, elle sortait une première collection comportant 30 % de pièces recyclées puis près de 45 % pour la seconde. « Être designer aujourd’hui, c’est savoir créer et produire autrement. Pourquoi aller acheter du tissu en Chine ou en Italie, inventer des imprimés qu’il faudra changer l’année d’après, alors qu’il y a tant de tissu à réutiliser ? Je trouve effarant que les grandes maisons n’aient pas déjà fait un pas vers ce type de production, alors qu’on passe son temps à se plaindre du gaspillage. ». Pour les maisons de haute couture, cette démarche garantit une originalité des pièces et une authenticité tout en les inscrivant dans une production responsable.

Plus d’informations sur le sujet dans ces articles:

KEPLE, l’artisanat de la mode au service de l’éthique

La Virgule, des kayaks devenus sacs

Pauline Delattre

Pauline Delattre

Pauline Delattre

Rédactrice | Equipe Communication

Je suis Pauline Delattre, j’ai 21 ans et je suis originaire d’Arras. Future étudiante en Démographie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, je m’intéresse aux changements qui peuvent être fait pour protéger notre environnement et notre société. La mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde et aujourd’hui il est grand temps de changer les méthodes de production et de consommation.

Confinement et communication #insta

Confinement et communication #insta

Bon, je vais être honnête avec toi communication et confinement ne font pas bon ménage. Pourtant cette crise est, de mon point de vue, le moment de se connecter à ses valeurs et à sa raison d’être.

Alors oui, d’un côté, on te rappelle que c’est LE MOMENT pour être visible, pour travailler ce que tu n’as jamais fait, renforcer ta présence sur les réseaux sociaux et préparer l’après. De l’autre, on te propose de faire le point, d’apprendre à profiter de l’instant présent et de prendre le temps.

De mon côté, je te conseille d’être toi-même, de te respecter et faire ce qui te semble juste. Je soutiens ardemment le fait que l’on puisse être authentique et stratégique.

Tu es, je le sens, présent.e sur les réseaux sociaux et en particulier sur Instagram. Alors voilà quatre conseils pour optimiser ta présence et ta communication :

Communication et confinement : applique la règle des 60%, 30%, 10%

Tu seras d’accord si je dis que tu n’es pas influenceur.euse. Alors accorde 60% de ton contenu à ton expertise et assure-toi qu’il soit attractif. 30% pour ton contenu connexe, ton univers, ce qui enrichit ton histoire d’indépendant.e. Quant aux 10% restants, ils vont se rapporter à toi. Et oui ! Juste 10%…

Car le sujet d’attention, ce n’est pas Toi

Ta stratégie va s’articuler autour de l’histoire que tu vas raconter à tes followers. Tu dois apprendre à faire le lien entre ce que tu fais et ce qui a de l’intérêt pour tes clients, tes prospects. Pour ce faire, je te conseille de créer du contenu inspirationnel*. Créer tes personas** te permettra de comprendre leurs attentes, leurs problématiques, leurs espoirs, leurs rêves, leurs blocages, leurs envies, leurs désirs… Et ainsi d’optimiser la rédaction de tes posts et ta présence.

Comment et quand poster ?

Une publication a une durée de vie de 24 à 48h. Pas besoin de te faire un dessin en te disant qu’il n’y a aucun intérêt à publier plusieurs fois par jour. Privilégie des contenus travaillés et une présence constante. Concernant le Quand, même si pendant le confinement « tout le monde » est bien plus présent sur les réseaux sociaux, en fonction de ton business, tes followers auront des habitudes différentes que celles de ton copain Paulo. Alors, je te conseille de tester et d’analyser. Au fond, la communication digitale, c’est essentiellement du test and learn.

Reste authentique et favorise les interactions

Résiste aux sirènes du stress et fais ce qui te semble juste pour toi et ton business. Tes objectifs t’appartiennent. Pour rappel, conversation = conversion. Créer du lien est la clef de voûte d’une bonne stratégie. Les stories sont un bon moyen pour garder ce lien privilégié que tu as avec tes followers. Et pourquoi ne pas tester de créer ta chaîne IGTV en proposant un rendez-vous hebdomadaire ?

Mes conseils communication sont applicables avant, pendant et après le confinement. Si tu as des questions, je me ferai un plaisir de te répondre. @meningesatrois sinon tu prendre contact directement sur notre page Facebook juste ici.

*marketing inspirationnel

** Le persona est un personnage fictif qui représentera tes clients idéaux. L’exercice est à la fois ludique et très instructif. Tu peux par exemple dessiner votre persona, lui donner des caractéristiques physiques. Ensuite, tu vas analyser ses habitudes de consommation en fonction de son lieu de vie, de sa manière de se déplacer, s’il a des enfants, ses aspirations,… Cela va te permettre d’ajuster et d’optimiser ta stratégie communication et marketing.