EPSON : des solutions d’impression textile agiles pour une mode éthique et durable

EPSON : des solutions d’impression textile agiles pour une mode éthique et durable

Nous traversons une crise sans précédent. C’est pourtant une formidable occasion pour l’industrie textile de repenser sa chaîne de valeur et de transformer son organisation. L’objectif ? Produire moins, au plus juste, gagner en efficacité. En bref, adopter un modèle plus vertueux et plus rentable. L’entreprise EPSON participe à ce processus en proposant des solutions d’impression innovantes et facilitatrices pour les utilisateurs. Et ce, qu’il s’agisse du grand public, d’entreprises de taille industrielle ou de structures plus petites. Elle souhaite ainsi être actrice de ce changement en profondeur et accompagner les acteurs.

Entretien avec Elisabeth Vilar-Bothin pour en savoir plus sur les solutions d’impression textile. En particulier celles qu’elle propose à l’industrie textile pour une mode plus éthique et durable.

elisabeth vilar-bothin portrait

Elisabeth Vilar-Bothin, responsable marchés industriel et arts graphiques EPSON France

EPSON est une entreprise de progrès, avec des considérations sincères pour l’homme et l’environnement. Elle a développé des innovations technologiques qui se mettent au service d’une mode durable et par conséquent de ceux qui promeuvent cette nécessité.

eco vadis platinum

EPSON est reconnue comme faisant partie des 1 % des meilleures entreprises technologiques en matière de développement durable. Elle a d’ailleurs été récompensée par le prix EcoVadis Platinum pour sa politique RSE.

L’entreprise s’est notamment engagée à respecter les 17 objectifs des Nations Unies en matière de développement durable (ODD) et les inscrit dans sa stratégie sur le long terme.

 

 

 

Le numérique permet-il de répondre aux enjeux du marché textile ?

 

C’est l’engagement que prend EPSON en concevant des solutions d’impression sur textile qui permettent à l’industrie de la mode de devenir plus durable. En effet, nos imprimantes numériques réduisent jusqu’à 90 % la consommation en eau et jusqu’à 80 % celle en l’énergie, comparés aux procédés traditionnels.

Ainsi, la production à la demande proposée par le numérique permet de produire avec des délais de fabrication réduits des collections en flux tendus, selon les besoins réels du marché, avec un contrôle des stocks réduisant la « gâche » et rationalisant les coûts.

De plus, cette technologie ouvre la possibilité de réaliser des collections capsules ou des produits personnalisés, pour répondre aux nouvelles tendances.

Arrêter de produire de façon inconséquente. L’avenir de l’industrie c’est de pouvoir combiner à la fois la demande du marché et l’outil de production.

 

 

ESPON offre des solutions technologiques d’impression innovantes pour une mode durable

 

Convaincue de l’urgence à créer une mode plus durable, EPSON s’engage dans cette démarche « Fast & Green ». Nous développons des solutions de digitalisation de la production et proposons ainsi un business model plus vertueux, dans lequel l’impression à la demande et locale est clé.

 

epson-processus impression numérique et analogique

Comparaison du temps de processus entre impressions analogique et numérique (document EPSON)

Pour cela, EPSON met à disposition des solutions innovantes d’impression textile comme la sublimation destinée aux textiles majoritairement synthétiques.

 

EPSON propose 2 grandes innovations de systèmes d’impression jet d’encre

 

Ces dernières s’inscrivent dans une chaîne de valeur plus réactive et rentable. Compatibles avec les encres OeKoTex et GOTS, elles ont une haute résistance lumière et durabilité au lavage :

  • Monna Lisa ML-8000 : imprimer sur textile en rouleau toutes fibres (naturelles et synthétiques) ;
  • SureColor SC-F3000 : imprimer directement sur les articles en coton ou toutes fibres cellulosiques déjà confectionnés (neufs ou upcycling) afin de les personnaliser.

Ces systèmes d’impression accompagnent les designers, marques ou industriels vers une production au plus juste en fonction de la demande. La personnalisation de leurs produits devient plus agile, réactive, moins consommatrice de ressources et rentable.

modele imprimante monna lisa evo tre 8 front low

Le modèle d’imprimante Monna Lisa Evo Tre 8 (vu de face)

 

EPSON développe énormément de brevets d’innovations

 

EPSON est un groupe japonais qui investit beaucoup dans la R&D. Les ingénieurs se déplacent chez leurs clients jusqu’en Europe pour s’inspirer des attentes de marchés. Mais aussi, pour les accompagner au plus près de leurs besoins avec un large panel de possibilités. C’est tout l’intérêt de maîtriser en interne tous les aspects des solutions qu’elle propose !

Tous nos modèles sont conçus comme des solutions globales, maîtrisées à 100 % par EPSON. Les composants sont étudiés pour fonctionner en parfaite harmonie les uns avec les autres et sont fabriqués par EPSON : châssis, encres, tête d’impression, logiciels, maintenance. Cette philosophie est garante de résultats constants et de produits pérennes, au profit de l’utilisateur.

 

Un projet local en Île-de-France en collaboration avec l’association APF France Handicap

 

EPSON France lance avec l’Association APF France Handicap un atelier d’impression à la demande. L’entreprise accompagne ainsi l’association à compléter son Fab Lab, déjà doté d’un atelier de confection. Les objectifs de cette initiative sont les suivants :

  • favoriser une mode éthique et durable ;
  • dynamiser l’économie locale avec des tissus français ;
  • remplir un rôle social majeur.

Intégrer l’impression numérique c’est aussi s’offrir la possibilité de se rapprocher des besoins du marché en créant des ateliers localement. Par ce biais, le lien social est favorisé, l’économie régionale stimulée et l’empreinte carbone limitée.

 

Le mot de la fin d’Elisabeth

 

Nous nous retrouvons à 100 % dans les valeurs des Fashion Green Days. Nous portons, avec eux, le message urgent d’un changement radical et profond de la mode. Les technologies sont prêtes : à nous d’agir !

 

Inscrivez-vous au replay et retrouvez EPSON et ses solutions d’impressions innovantes présentées lors de l’événement « Fast & Green » des Fashion Green Days.

François Le Bas, responsable des ventes des produits industriels chez EPSON France est venu témoigner. Pour lui, « les technologies actuelles permettent d’imprimer Fast & Green, les process sont plus simples, plus rapides et plus verts, les ateliers se montent et l’impression textile se démocratise ». Il accompagne depuis 30 ans les entreprises dans leur transformation digitale par l’optimisation de leur processus d’impression.

 

Sophie Guittonneau

Sophie Guittonneau

Direction créative - conception, recherche et développement mode durable

 

Je suis portée par ce qui a du sens dans les défis actuels de notre façon de consommer et de produire.

 

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Changer radicalement, la seule solution ? JF Gomez

Changer radicalement, la seule solution ? JF Gomez

© Nadine Shaabana via Unsplash

En prévision du talk ” Changer radicalement, la seule solution pour les entreprises ? ” des Fashion Green Days ” Fast & Green”, Jean-François Gomez de Microsoft nous en dit plus. Selon lui, renouer avec son cœur d’activité est la clé pour les différents acteurs de la filière.

 

Qui est Jean-François GOMEZ ?

 

Architecte en système d’information, Jean-François Gomez surfe depuis plus de 20 ans, sur les innovations technologiques. En s’appuyant sur un solide écosystème tech et métier, petites structures et grands groupes, il évolue à la croisée des transformations technologiques et business sur des sujets de stratégie.

Au sein de Microsoft, Jean-François partage, connecte et participe à l’amorçage de projets qui visent à construire notre future notamment sur les secteurs de la distribution, du commerce et des biens de grande consommation.

jean François Gomez microsoft

Jean-François Gomez, industry solution executive chez Microsoft

Pour en savoir sur JF Gomez et les sujets qui le passionnent :

 

Je ne suis pas un expert du secteur Mode, mais l’angle que je vais vous proposer devrait vous permettre de vous projeter dans les opportunités incroyables qui se présentent. S’améliorer n’est pas suffisant, il faut se réinventer car notre environnement est totalement nouveau !

 

 

Subissant de nombreuses évolutions, voire révolutions, depuis 2 siècles maintenant, à vous lire ou vous entendre, on s’interroge :

En quoi notre environnement est-il totalement nouveau ?

 

Depuis les années 1850 et la 1ère révolution industrielle, l’objectif de la société a été de mettre en place un modèle économique linéaire, lui garantissant la mise en place de processus, au service d’une optimisation constante de la performance. Séparation du lieu de vie du lieu de travail, anonymat des environnements, ancrage dans des systèmes de consommation… Tout cela a contribué, au fil du temps, à générer toujours plus de consommation, sans aucune once de responsabilité.

 

La fin d’un écosystème destinée à une consommation de masse

 

Nous pouvons dire que nous vivons un vrai bouleversement anthropologique. C’est l’avènement de la 4e révolution industrielle. Nous basculons dans un monde constitué de réseaux, qui fonctionne, dorénavant, en graphes*.

Ce qui est nouveau, c’est que la quête de performances, ne se construit plus dans un système de concurrence et d’opposition. Mais, elle se meut en cette capacité d’adaptation à créer de nouvelles chaines de valeurs, basées sur l’individu et, en cette audace à les partager, en développant un écosystème riche, de par son nombre et sa diversité.

Ces nouvelles plateformes de proposition d’innovations, de valeurs représentent en effet une richesse. C’est un autre type de performance : celle de capturer des opportunités de création et développement de business. La vitesse de composition ou de destruction des chaines de valeurs est un élément majeur de cette performance.

Ces écosystèmes florissants signent la fin de la société euclidienne, ou topologique, souvent évoquée par Michel Serres, car elles invitent au partage de pensées, de valeurs. In fine, elles initient une proximité non plus logistique (délivrer des flux et volumes en un temps donné) mais une proximité de partage d’intérêts, de mutualisation de savoir-faire.

 

L’ère du pull : une société où le client exprime clairement son envie

 

Hier, nous étions dans une société de PUSH : le consommateur est une cible, les processus sont ultra formatés… Aujourd’hui, nous sommes entrés dans l’ère du PULL, et, c’est aux entreprises de se rendre désirables. Dans une société hyper-fragmentée, vendre (donc le push) coûte trop cher. Il faut inverser le process et que le client vienne vers vous et achète. C’est la promesse des DNVB qui cartonnent aujourd’hui.

 

Autre constat, en lien direct avec le secteur qui nous réunit aujourd’hui : beaucoup d’entreprises de mode, et pas seulement la fast-fashion, avec la transformation numérique, n’arrivent plus à ‘’ performer ’’. Coincées d’un côté, entre tous ces modèles économiques à considérer, et de l’autre, engluées dans des processus de décisions de chaines de valeurs à faire évoluer.

JF Gomez, quels conseils souhaiteriez-vous partager ?

 

Il est vrai qu’avec ce phénomène de fragmentation, les entreprises de mode ont perdu de vue leur mission principale. La question à se poser pour les différents acteurs de la filière Mode est :

  • Quelle valeur j’apporte ?
  • Comment le client va appréhender ma chaine de valeurs et l’apprécier suffisamment pour adhérer à mon offre ?

 

Dressons un bilan sommaire et réaliste des attentes client à ce jour. 4 profils émergent distinctement, le client :

  • qui aime une marque produits parce qu’il se reconnaît dans ces valeurs ;
  • qui sait ce qu’il veut : être livré rapidement pour le meilleur prix ;
  • en recherche d’un accueil et de conseils personnalisés ;
  • à l’affût des nouveautés, aimant découvrir de nouvelles marques.

 

À chaque typologie de client correspond un modèle économique et un acteur spécifique de la filière

 

C’est-à-dire, un métier et un lieu, ou plateforme*:

Client :
confiance
Fabricant et marques référents du marché et, DNVB  Showroom Zone de confort et d’échanges
Client :
commodités d’achat
Distributeurs et pure players, Magasins et entrepôts Zone de flux de produits, garantie d’un service
Client :
conseils
Boutiques, concept-stores et détaillants Commerce Zone de dialogue et d’échanges personnalisés
Client :
nouveautés / découvertes
Galerie et showroom Marketplace Médias de commerce et inbound marketing

* Source : Showroom, commerce, magasin ou galerie marchande, il va falloir choisir, par JF Gomez.

 

A partir de là, il faut se poser les questions suivantes :

  • Quel est mon métier ?
  • Quelle est mon activité principale ?
  • Quel positionnement je souhaite développer pour mon entreprise ?

 

Et, oser travailler la bonne combinaison métiers :

  • Valoriser et capitaliser sur une seule expertise : commerçant ?
  • Fabricant et distributeur ?
  • Maîtriser les 4 métiers, pourquoi pas ?

 

Renouer avec votre coeur de business

 

Pour ce faire, encore une fois, avoir un écosystème solide est fondamental. C’est la garantie d’une agilité de fonctionnement et d’adaptation. Et s’ancrer sur des invariants permettra également de gagner en prévisibilité à long terme.

Dans une société en graphes, où chaque nœud est à considérer, chaque individu est synonyme de valeurs, à prendre en compte. Votre proposition, votre offre, votre savoir-faire doivent être visibles, lisibles et identifiables par tous. Ces valeurs ont un impact sur la société et l’environnement. Et vous, en tant qu’acteur de la filière Mode, vous vous devez d’intégrer ces pressions de marché à votre offre.

 

Votre mission si vous l’acceptez :

  1. Perdre les habitudes des 3 premières révolutions industrielles. Vous devez vous transformer pour libérer l’humain des tâches répétitives et anticipées, pouvant être gérées par la technologie, par l’Intelligence artificielle.
  2. Dédier l’humain aux pôles à valeur ajoutée : la création, la recherche & développement, la relation afin de tenir leur rôle d’individu et de développer la force de son humanité.
  3. Être audacieux et entreprenants, en se focalisant sur son savoir-faire. Son savoir-être aussi, en maitrisant les outils digitaux et en étant toujours plus respectueux de son environnement.
    aloriser et capitaliser sur une seule expertise : commerçant ?

Retrouvez Jean-François Gomez lors du talk « Changer radicalement, la seule solution pour les entreprises ? » des Fashion Green Days online le jeudi 21 janvier. Pour s’inscrire, c’est par ici !

 

• Pour en savoir plus sur la théorie des graphes :

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_des_graphes
  • https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/mathematiques-theorie-graphes-4712/
Emmanuelle Bresson

Emmanuelle Bresson

Education mentoring & Retail marketing, communication consulting

 

  • CURIOSITÉ : développer la culture sectorielle et environnementale des publics apprenants
  • ENVIE : favoriser les pédagogies multi-modales et numériques tout en sobriété
  • ÉMERVEILLEMENT : contribuer au développement marketing de projets mode, à sensibilité durable
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TEKYN : une solution Tech innovante pour l’agilité de la supply chain et de la production textile

TEKYN : une solution Tech innovante pour l’agilité de la supply chain et de la production textile

TEKYN est une startup de la Fashion Tech fondée en octobre 2017 par Donatien Mourmant (industrie des panneaux solaires photovoltaïques) et Pierre de Chanville (industrie automobile). Sa volonté est d’être actrice du changement et de la transition nécessaires à l’industrie de la mode. C’est une méthode de production 4.0 dont la raison d’être est de développer des solutions Tech qui puissent permettre à l’industrie textile de se transformer, d’être plus efficace et moins polluante.

Agnès Vernier, la directrice marketing de TEKYN participera à l’édition “Fast & Green” organisée par les Fashion Green Days. Elle sera accompagnée d’acteurs audacieux qui transforment la chaîne de valeur de la conception et de la production de l’industrie textile. L’occasion de la rencontrer et d’en savoir plus sur ces innovations.

Agnes Vernier

Agnès Vernier, CMO de TEKYN

 

Pouvez-vous vous présenter ?

 

Bien sûr. J’ai plus de 20 ans d’expérience dans le textile. Une grosse prise de conscience il y a quelques années m’a amenée à m’interroger quant à l’avenir de notre industrie. J’ai alors créé mon cabinet de conseil en marketing et stratégie de l’offre. Le but était d’accompagner, notamment via le lien avec les startups de la Fashion Tech, les enseignes de mode dans les enjeux de transformation économique, sociétale et environnementale.

Membre du comité d’administration de Nord’Crea en 2018, j’ai participé à l’organisation des évènements BtoB Fashion Green Days et Fashion Tech Days, pour une mode plus responsable, plus moderne et plus rentable. En 2018, j’y ai notamment rencontré les fondateurs de TEKYN et ” j’ai eu le flash pour ce projet qui permet d’être économiquement rentable et éco-responsable “. C’est ainsi qu’a débuté notre collaboration.

 

Quels sont les facteurs qui ont conduit l’industrie de la mode à la crise qu’elle traverse ? Quels sont les grands défis à relever ?

 

On identifie facilement les raisons pour lesquelles nous en sommes arrivés là : un accès à la mode pour tous, la délocalisation massive de la production, une chaîne de valeur morcelée dont on ne connaît pas les parties prenantes, une guerre des prix régulée par les économies d’échelle : plus les quantités sont importantes, plus les coûts de production unitaires sont bas. Tout s’est déréglé quand le comportement du consommateur a changé, devenant plus volatile, moins fidèle et plus exigeant. L’essor de la seconde main et de la location évoluent rapidement, ce qui diversifie et réduit par ailleurs également la part restante pour les enseignes classiques de distribution. S’est ajoutée à cela l’urgence climatique. Il est fondamental de moderniser cette industrie parmi les plus polluantes.

Optimiser la production est un enjeu majeur de l’industrie de la mode.

Chez TEKYN, nous sommes convaincus que la technologie est un outil puissant d’accélération de la transformation vers un modèle plus vertueux et éco-responsable.

La crise sanitaire Covid-19 a généré de grosses problématiques de stocks et de trésorerie qui ont aussi renforcé la nécessité d’être plus agile.

Produire moins et vendre mieux.

Mettre la production et la gestion de la logistique au cœur de l’approche afin de raccourcir le délai de mise en vente sur le marché.

 

En quoi les nouvelles technologies permettent-elles de passer à une nouvelle chaîne de valeur très rapidement ?

 

La digitalisation est un axe prioritaire de travail car elle permet d’être très rapide et efficace face aux enjeux de demain.

TEKYN se propose de ” résoudre les 2 problèmes majeurs pour les marques que sont les stocks d’une part “, et les ventes perdues d’autre part. Les outils digitaux mis à disposition permettent essentiellement pour les marques de fluidifier, accélérer et fiabiliser leurs relations avec leurs ateliers et de rendre la supply chain plus efficiente. Par exemple, en réservant des capacités de production plutôt que des commandes de produits finis. Cela permet de ne pas avoir de stocks de produits, mais plutôt de matières. Confectionner en flux tendu, en fractionnant les commandes, permet de produire au plus près de la demande consommateur. Cela autorise aussi les tests produits et la flexibilité dans le(s) style(s) pour une même matière. “C’est un inversement de la chaîne de valeur “, une approche customer centric qui permet d’être très agile.

C’est grâce aux outils digitaux et d’automatisation qu’il sera possible de produire en Europe de façon compétitive, agile et efficiente. Et donc, de relocaliser et d’être créateur d’emplois.

Nous proposons de prendre la chaîne dans le sens inverse mais dans le bon sens.

 

La production à la demande selon TEKYN, c’est quoi ?

 

Il s’agit d’une méthode de production écologiquement et économiquement vertueuse.

tekyn processus production

Le processus de production TEKYN

Un kitting center par TEKYN en France

Pour cela nous développons 2 technologies internes.C’est leur association qui est innovante et disruptive :

  • l’une digitale : TEKYN.com, pour relier les acteurs des chaînes de production textile et de logistique afin de faciliter la relation de la marque avec ses ateliers ;
  • l’autre robotique afin de permettre l’automatisation de la découpe à échelle industrielle.

Cela se traduit par la mise en place de centres de pré-production automatisés et digitalisés, les “ kitting centers ”, et d’une plateforme digitale qui permettent une efficience globale en accélérant considérablement la réactivité de la supply chain. Cela permet notamment de produire à la demande en circuit court et ultra rapide.

kitting center tekyn

Le kitting center en France par TEKYN

Nous travaillons en étroite collaboration avec les marques partenaires et leurs ateliers afin de co-construire la mode de demain. Concrètement, la marque achète sa matière et la livre à TEKYN qui la stocke. L’efficacité de notre plateforme digitale permet de proposer des réassorts uniquement sur ce qui se vend dans un délai ultra-court, de manière automatique car elle est connectée aux données stocks et ventes web de la marque. Le fractionnement des commandes permet aussi de s’assurer au quotidien du suivi qualité et d’être réactif en cas de défaut détecté. Nous accompagnons étroitement les ateliers dans la transformation de leur organisation.

TEKYN s’inscrit dans une approche responsable car nous prenons le sujet de la surproduction au début de la chaîne de valeur. Nous proposons, en produisant les justes quantités, une éco-production qui s’inscrit dans une volonté de “zéro-déchet” et d’économie de ressources et d’énergie.

 

Le coût de production est-il beaucoup plus élevé pour la marque ? S’adapte t-il à tout type de marques ?

 

C’est le transfert d’une vision historique basée sur le coût du produit “ acheté ” vers une vision basée sur le coût du produit “ vendu “. Donc une approche qui passe de la marge d’entrée à la marge de sortie. La marque paye un surcoût au départ.

Mais, les gains financiers, liés au surplus des ventes, à la baisse des stocks et de la démarque, sont très importants !

Notre solution s’adapte à tous les types de marques et ce, quel que soit leur business model (retailers, e-commerçants, Digital Native Vertical Brands…). TEKYN travaille notamment avec La Redoute, Petit Bateau, 1083 et IKKS par exemple.

 

Quelles sont les actualités et les prochains défis de TEKYN ?

 

  • Installer des ” kitting centers “ au plus proche des bassins de confection pour optimiser la logistique transport. Cela commence dès cette année par l’implantation d’une unité dans l’Est de l’Europe.
  • L’acheminement aval des vêtements, de l’usine vers le lieu de stockage produit, est actuellement piloté par la marque selon ses habitudes de transport. Néanmoins, nous réfléchissons à optimiser cette partie pour assurer le flux continu lié à la production. ” C’est un sujet work in progress ! “
  • Le lancement de l’accompagnement de marques européennes dès cette année, sur le marché allemand pour commencer.
  • La mise à disposition de nouvelles fonctionnalités digitales d’offres de service comme le réassort automatique ou la mise à disposition des stocks matière entre les marques partenaires par exemple.
  • La préparation de notre participation à l’événement Change Now en mai 2021
  • Continuer à co-construire l’industrie de demain avec les acteurs du changement, avec comme ambition ” l’essor massif et pérenne de la production à la demande en Europe “.

 

Retrouvez Agnès Vernier lors de l’édition “Fast & Green” en vous inscrivant ici !

 

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Sophie Guittonneau

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Direction créative - conception, recherche et développement mode durable

 

Je suis portée par ce qui a du sens dans les défis actuels de notre façon de consommer et de produire.

 

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Kea Partners : un nouveau business model pour la mode

Kea Partners : un nouveau business model pour la mode

Taux d’engagement, marge brute, lead time, plan de collection… la crise a accéléré la remise en cause de la stratégie des marques. En introduction au talk « Un nouveau business model pour la mode » de l’édition online « Fast & Green » des Fashion Green Days en janvier 2021, nous avons interviewé Céline Choain du cabinet de conseil en stratégie Kea Partners. Elle nous explique comment elle accompagne les marques notamment pour structurer des modèles économiques plus souhaitables et présente 3 leviers fondamentaux pour y parvenir.

 

Kea Partners : de quoi parle t-on ?

 

céline choain de kea partners

Céline Choain, associée chez Kea Partners

J’ai participé à la fondation de Kea Partners, il y a plus de 20 ans, dans un esprit très collectif et entrepreneurial. Notre cœur de métier est l’accompagnement des dirigeants dans leur réflexion stratégique. Notre projet fondateur – dès le démarrage – était de se donner tous les moyens d’associer les réflexions techniques et sectorielles, en étant excellent sur ces deux champs. Par ailleurs, nous avons toujours été convaincus que la valeur générée n’est réelle que si l’on a la capacité de définir le « quoi » (le cap, l’intention stratégique) ainsi que le « comment ». Comment imaginer dissocier la dimension stratégique (modèle économique, structures, processus…) de la dimension culturelle et humaine ?

Ce faisant, nous avons près de 20 ans de recherche et développement en matière de transformation d’entreprise, en particulier sur le champs de l’innovation managériale. Nous sommes particulièrement actifs au sein de l’Observatoire des Actifs Immatériels, de l’Institut de la Socio-dynamique, du Campus d’Innovation Managériale de l’ESSEC, par exemple.

 

Aujourd’hui, Kea Partners compte 150 consultants en France et plus de 500 dans le monde. Notamment grâce à The Transformation Alliance, qui est notre alliance à l’international. Nous menons aussi un travail progressif d’enrichissement de nos métiers de stratégie avec des expertises complémentaires aujourd’hui clés pour nos clients. Entres autres : l’innovation, la prospective, la data, le digital et aussi la formation des équipes opérationnelles. Kea Partners, c’est désormais un groupe, fort des rapprochements stratégiques opérés avec plusieurs sociétés.

groupe kea partners

 

Kea Partners : une entreprise à mission

 

Enfin, en 2019 et à l’aube de nos 20 ans, nous avons ouvert une réflexion pour nous transformer en responsabilité. En mars, Kea Partners est alors devenu le 1er cabinet de stratégie européen à être passé entreprise à mission. Une suite naturelle au regard de notre positionnement. Mais aussi, une réaffirmation de notre volonté d’entreprendre les transformations pour une économie souhaitable.

kea partners cabinet stratégie européen

Kea Partners : 1er cabinet de stratégie européen “société à mission”

Ainsi, je pilote les secteurs des grandes consommation et distribution. Ces derniers représentent environ 50 % de notre activité. Je suis tombée dans la marmite passionnante de la mode et du textile à mes premières heures. J’ai donc été amenée à axer mon cœur de métier auprès de ces acteurs.

 

Nous vivons une rupture qui a entraîné une accélération des tendances. L’ancien modèle ne tient plus. La rentabilité s’effondre : toujours plus de volumes, toujours plus vite, pour au final moins de création de valeur. Quelles sont les demandes des marques ? Comment aidez-vous les marques à opérer une vraie transformation de fond ?

Comment être performants économiquement et tenir compte des impacts environnementaux et sociaux ?

 

La bonne nouvelle, c’est que le sujet est mûr, voire trop mûr ! Beaucoup de clients utilisent cet adage du « move or die ». La prise de conscience est bien là. C’est d’ailleurs la première fois, en 20 ans de métier, que je vois des dirigeants et comités de direction à ce point matures. Il est peut-être même trop tard pour certains. Ils réalisent alors que leur modèle marchand, celui qui a fait notre richesse et notre succès, a atteint ses limites. Il n’y a plus de futur possible ni d’économie souhaitable dans la continuité de ce modèle.

Dans le cadre d’une étude sur les nouveaux modèles économiques de la mode réalisée en mai 2020, en partenariat avec l’IFM, 80 % des dirigeants considéraient que ce sujet était dans leurs priorités stratégiques. Et, environ 2/3 d’entre eux démarraient ou avaient démarré une telle transformation.

 

La logique du « moins mais mieux »

 

Je suis persuadée que les crises, et cette année 2020 tout particulièrement dure en termes d’aléas pour les achats, ventes…, n’ont fait que catalyser et accélérer cette volonté de refondre le modèle marchandise. Le deuxième indicateur est que la majorité des demandes qui nous sont faites concernent la refonte du modèle marchand. L’idée n’est pas tant d’être en contention mais de développer une forme d’agilité pour mieux maîtriser une machine qui s’est emballée.

 

Des éléments de diagnostic sont aujourd’hui partagés par tous :

  • le surengagement en amont des saisons pour optimiser la marge brute ;
  • la rigidité des structures de collection et des calendriers d’offres ;
  • certaines pratiques d’achats devenues contre performantes ;
  • l’achat de chiffre d’affaires par la promotion et l’érosion de l’EBITBA [ndlr : earnings before interest, taxes, depreciation, and amortization] ;
  • le fait que lorsqu’on regarde, écoute et analyse les consommateurs, la question des saisons est remise en cause depuis environ 5 ans.

Malgré tous ces facteurs, la pression sur la marge brute persiste. À tel point qu’on en arrive à abîmer le produit dans sa valeur.

 

Il est indispensable que le modèle et les indicateurs opérationnels changent. Les 3 leviers essentiels à retenir sont :

  • une baisse des taux d’engagement avant saison et la réinvention du calendrier de l’offre ;
  • l’évolution de l’équilibre et de la flexibilité des bassins de sourcing ;
  • une baisse du poids des promotions.

 

Baisser les taux d’engagement avant saison

 

Actuellement, les taux d’engagement d’avant saison sont de l’ordre de 75 à 80 %.  C’est à peu près 20 points au-dessus de ce qu’il faudrait. Les lead times sont de 10 mois du fait de problématiques d’approvisionnement de matières, de capacité et de transport. Pourtant, on sait bien qu’on est totalement figé à un moment où il est encore totalement improbable d’être sûr à 100 % de la collection, 10 mois à l’avance.

En parallèle, les ventes moyennes et écoulements hebdomadaires, ainsi que les taux d’écoulement avant soldes ne cessent de s’éroder, avec des taux de démarque qui ne cessent d’augmenter. On sait également très bien qu’on va devoir opérer des modifications sur tout le modèle.

On devra le faire avec certaines précautions et assumer des choix forts dans ce système complexe. En effet, on mouvemente beaucoup de métiers et la lecture économique qui est au cœur des réflexions entre les équipes opérationnelles, les dirigeants et les actionnaires. Cela veut aussi dire : bouger les lignes, prendre des risques, être suffisamment précis dans ses choix et exigeant dans la modélisation pour un pilotage suffisamment fin. Au final, éviter les coups de braquet qui peuvent mettre à mal les entreprises.

 

Réinventer le calendrier de l’offre

 

Cela signifie être capable de sortir du carcan des saisons printemps-été et automne-hiver et des cadencements. Il est nécessaire de s’interroger de manière objective sur les besoins véritables de ses consommateurs et à quel moment ils s’expriment. La data dans ce cadre est un élément important. Zara a investi massivement dans la data ces dernières années pour travailler la qualité de l’analyse du besoin client, en termes d’usage, de fit, de style, au mois le mois voire de semaine en semaine. Tout cela veut dire qu’au niveau du style, du marketing, du produit et du commerce, on a la capacité, avec un travail analytique très riche, de redéfinir un calendrier, sans que cela ne remette en cause les projets de plateforme de marque ou RSE en cours.

Les filières sont plus matures pour permettre ces changements. Il y a d’ailleurs des modèles qui ont déjà fait leurs preuves. Notamment, l’approche de la pré-commande pour produire au plus juste comme l’a montré la marque emblématique Asphalte ou encore des marques plus accessibles comme Promod.

 

Dans la réflexion sur le « moins mais mieux », on va avoir des marques qui vont pouvoir être beaucoup plus créatives, prendre beaucoup plus de risques, car elles auront des solutions en termes de création et de réactivité, qui leur permettront de pouvoir s’exprimer différemment et de manière beaucoup plus forte au bon moment.

 

Équilibrer et gagner en flexibilité au niveau des bassins de sourcing

 

Cela consiste en un équilibre entre les collections circuits courts et circuits longs, la capacité à réserver de la matière et des capacités de production. Dans un 2nd temps, décider de la capacité à créer des partenariats avec des fournisseurs pour être beaucoup plus intégrés et pouvoir rentrer dans des logiques de partage et de visibilité des évolutions d’activité et de commande. Ensuite , il sera possible de gagner en flexibilité et réactivité de production. Cela passe par un travail en profondeur de revue du portefeuille des fournisseurs, de rebascule d’engagements grand import et proche import, ainsi qu’une capacité d’innovation dans les choix de matière, sur les aspects on-demand. En somme, de réinventer la façon de s’engager.

 

Optimiser les offres et les promotions

 

La marque doit être capable de redéfinir sa prise de parole produit. Elle doit aborder autre chose que du prix barré, avec le consommateur. Cela consiste à déterminer des rendez-vous clés dans l’année, prendre des risques pour des produits iconiques, créer de l’événementialisation. Également, s’adosser aux approches qui sont aujourd’hui reprises par les drops, collabs et capsules. Dans l’idée, il s’agit de réinventer un calendrier et définir une offre singulière, en cherchant la démoyennisation. Il est question d’être fin dans l’expression de ce qu’on veut dire au client.

Le consommateur n’est pas dupe et il y a une vraie défiance vis-à-vis des marques, une addiction à l’achat exclusivement dans des périodes de soldes ou de promotions.

Opérer toutes ces transformations signifie aussi accepter de ne pas avoir le même taux de marge brute, avec une équation différente pour générer de la marge. Acheter moins et plus tardivement, c’est acheter avec un taux de marge brute plus bas et assumer que l’ambition pour un produit en termes d’écoulement hors période de soldes, doit être plus fort. Cela veut bien entendu dire, travailler conjointement sur l’optimisation de la décote. Pour ne pas risquer de disparaître, les marques vont devoir opérer ces transformations dans les 5 années à venir.

 

On comprends bien la nécessité de ne plus être dans un bras de fer avec les fournisseurs mais de s’organiser dans une collaboration et d’être agile et flexible. Finalement, s’inscrire dans une stratégie sur le long terme.

Pour le futur, comment peut-on rêver la mode et la filière textile ?

 

On peut rêver, et cela est déjà en train de devenir réalité, que la mode de demain devienne une industrie à impact positif. Cela veut dire, une industrie qui continue à être puissante dans son expression créative et sa capacité à être le reflet de l’air du temps, du multiculturalisme, dans un enrichissement et renouvellement incessants.

Aussi, une industrie qui ait pu puissamment se renforcer sur des aspects d’innovation (technologies, tissus, fabrications de tissus, éco-conception, recyclage, upcycling…). Enfin, l’idéal serait que notre industrie en France soit un élément clé de résonance internationale, de pérennisation et de développement de nouveaux savoir-faire. L’histoire a déjà montré à quel point les marques ont su réinventer le commerce et la distribution. Nous saurons nous réinventer et ce, avec un impact positif.

 

Retrouvez la passionnante Céline Choain lors du talk « Un nouveau business model pour la mode » des Fashion Green Days online le mercredi 20 janvier à 9h30. Pour s’inscrire, c’est par ici !

 

Marie-Laure Ruppel

Marie-Laure Ruppel

Facilitatrice de projet de développement durable

 

J’accompagne des territoires et entreprises, sur les sujets qui touchent à l’économie circulaire et l’économie de la fonctionnalité. Ces dernières années, ma passion m’a amenée à évoluer dans l’industrie de la mode et du textile.

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Dominique Moraux prône un e-commerce agile !

Dominique Moraux prône un e-commerce agile !

Confinement oblige, sites internet et marketplaces poussent comme des champignons ! Une résultante qui contribue à renforcer le côté inextricable du web. Comment le consommateur peut-il s’y retrouver dans ce déluge d’information ? Dominique Moraux, invitée des Fashion Green Days 2020, alerte les acteurs du territoire. Mettre en ligne un outil ne constitue pas en soi une stratégie. La compréhension du problème client : oui…

Avant la crise, l’achat en ligne était montré du doigt au nom de la sauvegarde des petits commerces. 9 mois et un virus plus tard, ne pas avoir de site e-commerce semble une ineptie. Dominique Moraux fait la part des choses. Bien maîtriser les outils numériques induit une stratégie qui garantisse objectivité et adaptabilité à la question posée.

Dominique Moraux, une consultante agile : présentation

Dominique Moraux est installée à Bruxelles. Géographe de formation, elle entame une carrière dans le web qu’elle voit naître et se développer. Elle devient, alors, consultante en stratégie digitale et experte en e-learning, notamment… Au fur et à mesure des évolutions des outils digitaux, elle s’adapte et découvre les nouveautés qu’elle partage avec ses clients.

Sa mission ? Se concentrer tout particulièrement sur la conscientisation du problème. Elle s’applique à faire comprendre à ses interlocuteurs l’importance de la réflexion préalable et des objectifs avant le choix de solutions digitales. Une fois l’esprit ouvert et l’usage de méthodologies de réflexion intégrés, ils ont la bonne approche pour résoudre leur problème.

En pleine activité, elle constate que les commerçants ne sont pas touchés par cette mouvance, contrairement aux entreprises et aux étudiants. Ils n’agissent pas ; souvent par manque de compétence ou d’intérêt. Leur métier étant axé sur la relation et le lieu physique, ils ne montrent pas d’appétence pour ces nouvelles technologies.

En parallèle, elle observe le déclin des centres-villes. En tant que géographe, elle s’intéresse à cette dynamique territoriale et d’économie locale. Intimement persuadée que le digital peut les aider, elle effectue des démarches afin de leur apporter ses compétences. A l’époque, ils sont peu réceptifs au besoin de s’approprier ces nouveaux outils.

Depuis le début de la crise sanitaire, elle assiste à une véritable prise de conscience et d’intérêt pour le digital, désormais au cœur de toutes les stratégies de communication…

Réaction et agilité : les différences

En France, en raison de la crise, l’État est en première ligne pour soutenir et développer l’offre en ligne. Cependant, marketplaces et sites internet ne sont que des outils. S’ils ne sont pas portés par une réflexion de fond, des techniques solides et une bonne créativité, ils perdent tout leur sens et ont un impact faible sur la santé des commerces. L’objectif de vendre en ligne ne doit pas faire passer à côté de l’essentiel.

 

Offrir une machine à écrire, n’a jamais fait de personne un écrivain à succès.

 

Dominique moraux dynamCommerces

 

Comment assurer le succès de son site e-commerce ?

Dominique Moraux propose une méthode agile qui repose sur l’observation des attentes des publics cibles. Elles peuvent être tout à fait différentes d’un individu à un autre.

On ne peut pas traiter de la même façon un consommateur qui recherche des produits éthiques et un autre qui serait à la recherche de promotion sur des articles bas de gamme.

 

Chacun d’entre eux effectue un parcours d’achat différent. Il est donc important de prendre conscience de ces aspects avant de construire un site.

Dominique Moraux accompagne les villes et les commerces avec des solutions moins coûteuses au départ, plus personnalisées et qui permettent de percevoir la réalité d’un parcours d’achat.

Elle propose de travailler de manière pratique et ludique sous forme de jeu à partir de personae aux habitudes d’achat bien identifiées. La méthodologie de Dominique Moraux rend le commerçant acteur de la solution finale. Ainsi, il identifie lui-même les parcours d’achat et comprend pourquoi le client ne vient pas vers lui. Il peut alors poser les actes qui attireront son attention.

Grâce aux ateliers à distance, la méthode bénéficie au plus grand nombre possible. Et surtout, elle nourrit la phase préalable à la construction d’un site dans l’intérêt du commerçant et du client. Les efforts alors produits sont lisibles et efficaces car la solution choisie n’est pas « plaquée » mais bien personnalisée en fonction du besoin.

L’intérêt pour les commerces d’avoir une stratégie digitale en amont de l’acte d’achat est de sauvegarder le lieu physique, l’authenticité de sa relation client et enfin de conserver son identité. À terme, les centres-villes restent attractifs et vivants et demeurent ces lieux de socialisation dont on mesure les enjeux en ces temps de pandémie.

Le Green Commerce doit être durable

Dominique Moraux attire également notre attention sur la densité du web. Comment, peut-on encore penser en 2020, tirer son épingle du jeu dans la jungle internet si on ne maîtrise pas sa stratégie ? Pour une requête, il existe des milliers d’offres alors qu’il n’y a qu’une dizaine de places à prendre sur la première page de Google !

En fait, le web devrait lui-même être repensé avec une vision durable. 5 % des contenus web ont une réelle valeur pour l’internaute. Il est devenu une véritable “poubelle” de contenus marketing sans intérêt. Les utilisateurs se retrouvent face à une infobésité sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Dans ce contexte, les incitations qui poussent à mettre une multitude de sites en ligne ne font qu’accroître la difficulté. De fait, chaque commerçant, chaque territoire, se bat inutilement contre son voisin en espérant plus de vues alors que les outils mis en ligne n’arrivent pas à égaler la visibilité d’Amazon et à « ranker » sur la première page Google.

Il en résulte que pour exister sur le web, le petit commerce doit effectuer un travail pointu qui part de l’observation et de la compréhension des activités de ses clients. Il pourra ainsi déterminer quand, comment et par quel canal « toucher » l’intérêt de son client car les solutions sont nombreuses sur internet…

Sur internet comme dans la vie, rien ne sert de courir, il faut surtout bien connaître le parcours qui correspond à son magasin. Comprendre l’intérêt du consommateur permet de trouver le bon mode de communication. Quels sont les critères de recherche ? Quelles sont les caractéristiques des publics ? Tout l’enjeu d’une bonne stratégie est alors de veiller à attirer l’attention du client au bon moment !

Les marketplaces locales qui vendent sur la même page des perceuses, des paquets de jambon et des robes de mariée n’intéressent personne.Les utilisateurs se dirigeront naturellement vers des plateformes qui auront identifié leurs besoins.

La connaissance fine du client garantit une pérennité sur le web

En définitive, pour Dominique Moraux, les actes qui changent tout sont :

    • sans surprise mais pourtant indispensables à rappeler, des méthodologies simples pour faciliter la réflexion en amont car c’est le premier pas vers une stratégie plus agile ;
    • les villes et autres acteurs du e-commerce doivent aussi s’interroger sur les objectifs et l’environnement des commerces qu’ils souhaitent soutenir. La connaissance du parcours d’achat permettra donc de choisir la bonne technologie.

Pour aller plus loin :

Retrouvez Dominique Moraux sur son site et son profil LinkedIn.

Sophie Faura

Sophie Faura

Je suis Sophie, en reconversion et étudiante à l’IrIIG à Lyon en MBA Innovation et Entrepreneuriat. Je m’intéresse particulièrement à l’économie circulaire et à la mode responsable.

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La vitesse, nouvel enjeu clé pour la filière mode en 2021 ?

La vitesse, nouvel enjeu clé pour la filière mode en 2021 ?

Les Fashion Green Days online Fast & Green, c’est la semaine prochaine ! La vitesse, nouvel enjeu clé pour la filière mode en 2021 ? Clarisse Reille, directrice générale du DEFI, nous donne un début de réponse.

 

La filière mode, le secteur le plus impacté par la pandémie

 

Il est clair que la situation de crise sanitaire que nous connaissons depuis Mars 2020 est terrible, pour tous les acteurs de la filière mode. Nous le constatons, les recettes collectées ont chuté de 25 %. C’est un choc énorme au sein de la filière mode, qui, jusque-là, portée par la création, n’a pas intégré les possibilités d’exposition aux risques et chocs de son industrie. Et qui, selon l’étude de McKinsey*, est le secteur le plus impacté par la pandémie.

Pour autant, il ne faut pas croire que cette disruption, de la chaine logistique, est une exception dans l’histoire. La fréquence de chocs de l’industrie est un rendez-vous, que l’on tend à oublier. Il s’impose ‘’régulièrement’’. “Au pire”, tous les 2 ans et il dure 1 à 2 semaines. ‘’Au mieux’’, soit tous les 4 ans pour une durée de 1 à 2 mois, soit tous les 5 ans pour plus de 2 mois.

Or, le secteur a-t-il pris en compte ces facteurs ? Le modèle du principe de Cox semble ignoré. C’est pourtant la méthode la plus utilisée dans le cadre de l’analyse des données de survie, applicable à une industrie.

Jusqu’avant cette situation hors-normes, car à impact mondial, la vitesse était fréquemment reliée à la fast-fashion, aux nouvelles exigences des consommateurs, à leurs comportements d’achat. Elle était aussi associée à ce nouveau besoin d’immédiateté d’accès aux produits, dû à l’émergence du numérique.

 

La crise de la Covid-19 est un accélérateur pour l’industrie textile

 

Ce phénomène de vitesse invite à repenser complètement le modèle économique : du fabricant de fil à tisser, de laine à tricoter, de matière à teinter, à façonner… en passant par les phases de création des marques ou designer, de prototypage, de production, de contrôle qualité, de transports jusqu’à la mise en vente physique ou E-commerce.

Un nouveau monde s’ouvre alors aux entreprises. Elles vont devoir s’adapter si elles ne veulent pas disparaitre à moyen terme. En effet, pour celles qui souhaitent intégrer un nouveau modèle économique et une nouvelle organisation de production, c’est une opportunité à saisir. Un moment de basculement, où la chaine de valeurs, a l’occasion de se transformer et de gagner en efficacité, donc, en vitesse.

 

La filière de l’habillement : un processus de production qui ne demande qu’à être optimisé

 

Il est à noter cette autre particularité du secteur. La filière mode est une des rares industries, si l’on reprend chacune des étapes, qui s’appuie sur un processus de production des plus longs. Imaginez : jusqu’à 1 an pour obtenir un produit fini et commercialisé. Alors que, si toutes les étapes étaient mises bout à bout, dans un processus fluide (y compris en intégrant une production lointaine), le cycle complet n’excéderait pas 1 mois et demi.

Avec la possibilité d’une production (partielle ou entière sur des quantités allant jusqu’à 35 000 pièces) relocalisée, le système pourrait même produire sous 10 jours. Moins de tunnels de production, plus de réassorts, une fabrication plus proche voire relocalisée pour une partie des collections, des produits basiques comme le rapporte la société TEKIN, c’est possible !

 

Éco-responsabilité, éco-énergie et made in France : des produits à forte valeur ajoutée

 

Encore mieux pour des produits présentant une valeur. Dernièrement, le DEFI a animé et débattu avec des groupes de professionnels, sur le sujet de la relocalisation. Débat qui a, par ailleurs, confirmé l’opportunité de marché.

Une autre initiative vient compléter l’approche. Elle concerne l’élaboration de matrices de calcul de prix. Réalisées par le CETI, ces outils d’aide aux calculs de marge ont démontré que les taux de marge pouvaient baisser de 70 % jusqu’à moins de 20 %, par une analyse fine de l’ensemble des cycles de commercialisation.

Alors oui, la vitesse est un enjeu clé, elle s’intègre au système. D’ailleurs, il s’agit plus d’agilité, de fluidité, d’adaptabilité, que de vitesse. C’est un monde chaotique, incertain, interconnecté, où la vitesse est essentielle. En fond de tableau, le constat est là. Le fonctionnement de la chaine de valeurs est dépassé, et surtout, n’est plus ni rentable pour les entreprises, ni attractif pour le consommateur. Il s’agit d’une manifestation des dysfonctionnements majeurs du système. A ce stade, tout le processus est remis en cause.

 

Le comité de développement et de promotion de l’habillement publie une étude sur les nouveaux modèles économiques

 

C’est pourquoi le DEFI a lancé et publié une étude au sujet des nouveaux modèles économiques. L’objectif est d’accompagner les créateurs, les entrepreneurs au cours de cette mutation. Dès le 1er confinement, le DEFI a soutenu les entreprises en :

    • publiant des bulletins d’informations ;
    • animant des ateliers digitaux et les fédérations ;
    • réaffectant les subventions salons en aides numériques.

Aussi, avec toujours pour rôle d’informer, de former, d’alerter, d’accompagner les entreprises et créateurs du secteur, le DEFI va lancer un programme de formation d’aide à la transformation digitale. Le 1er dans son genre à être mis en place et ce, avec toutes les fédérations.

 

En conclusion, cette exigence de vitesse doit permettre à la filière de réussir sa mutation, c’est-à-dire :

    • développer une vision plus large des chocs et risques inhérents à notre société française mais aussi, à l’incertitude du monde (pandémie, cyber-attaques, climat…) ;
    • répondre aux nouvelles attentes du consommateur ;
    • intégrer le digital au cœur de son organisation notamment pour mieux adapter l’offre à la demande, connaître son client, personnaliser sa relation ;
    • travailler individuellement. Au final, affiner son pilotage d’entreprise avec des critères propres ;
    • restaurer les marges financières, analyser ses coûts de fabrication, de matières, de logistique ;
    • repenser ses stocks, ses invendus, sa politique de soldes ;
    • partager collectivement les best practices ;
    • sceller des partenariats solides et de qualité. Le tout, dans un écosystème géo-localisé et fluide. Un environnement où le ‘’slow-work’’, ou éloge du bien-être au travail, est considéré avec bienveillance. Car, cette vitesse va devoir se conjuguer avec des temps plus longs, afin que les équipes gagnent en autonomie et travaillent plus sereinement à des propositions d’offre produit à valeur ajoutée.

 

 

Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire pour assister à l’intervention de Clarisse Reille lors des Fashion Green Days Fast & Green !

 

*Source : Covid-19 : Implications for business, McKinsey

Emmanuelle Bresson

Emmanuelle Bresson

Education mentoring & Retail marketing, communication consulting

 
# CURIOSITÉ : développer la culture sectorielle et environnementale des publics apprenants
# ENVIE : favoriser les pédagogies multi-modales et numériques tout en sobriété
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Sophie Guittonneau : la mode éthique, un travail au quotidien

Sophie Guittonneau : la mode éthique, un travail au quotidien

Bonjour Sophie, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je me présente Sophie, styliste et je cumule près de 20 ans d’expérience dans le secteur de la mode. Au fil du temps, j’ai notamment acquis une solide expérience dans la maille.

Sophie Guittonneau

 

Comment est née cette passion pour le textile et la mode durable ?

Mon goût pour le textile et le respect de l’environnement est naturel. Il s’enracine dans l’environnement dans lequel j’ai grandi, près de l’océan Atlantique et des valeurs transmises par mes parents et grands-parents. Mon grand-père était curieux de tout et respectueux de la nature. Ma grand-mère était couturière de métier. Ils m’ont transmis leurs passions et j’ai transformé l’essai à ma manière en devenant styliste et en me préoccupant de l’impact de mon métier sur l’environnement.

Bien sûr, cette curiosité pour la mode éthique s’est développée au fil du temps durant mes expériences personnelles et professionnelles. Ma carrière de styliste m’a permis de beaucoup voyager, de découvrir d’autres cultures, mais aussi de m’intéresser aux modes de production qui prévalent dans différents pays (confection, impression, teinture des vêtements…). Ces expériences sont devenues des sortes de cas pratiques et m’ont aidée à comprendre l’ensemble des étapes de production, les conditions de fabrication et les méthodes de travail. A partir de là, j’ai pu commencer à faire évoluer ma pratique professionnelle en essayant d’intégrer progressivement les enjeux sociaux et de préservation de la planète.

 

Sophie, dans le milieu professionnel, quel est ton lien avec la mode durable ?

 

 

 

Mon intérêt pour la mode durable s’est distillé dans toute ma pratique professionnelle. Avec le temps et la prise de conscience au niveau collectif, ce qui était au départ une démarche personnelle a rencontré de l’écho dans mon milieu professionnel.

J’aime concevoir un produit en prenant en compte les enjeux de la production de bout en bout. Guidée par mes influences, j’ai toujours essayé d’inclure une démarche responsable et cultivé une approche systémique dans ma vie professionnelle. A chaque fois que c’était possible, j’ai pensé le design et le développement des pièces en intégrant les enjeux et les apports de tous les interlocuteurs : équipes achats, systèmes d’information, usines de confection, marketing et vente en magasins. Cela revient à concevoir une pièce qui répond à un besoin client en confrontant les différents points de vue et à mieux identifier les marges de manœuvre potentielles pour aller dans le bon sens.

La découverte de projets précurseurs m’a aussi encouragée dans cette voie. Il y a 20 ans, j’ai découvert « Misericordia », une marque éthique à la raison d’être d’allier conception créative, durabilité et engagement social. « J’ai eu le coup de cœur ! ». C’était l’exemple concret qui prouvait qu’un projet innovant, social et soucieux de l’environnement était viable économiquement. Systématiser des gestes plus respectueux de l’environnement est finalement devenu un réflexe dans ma pratique professionnelle au quotidien: travail dans le respect des fournisseurs, réduction du nombre de prototypes avec l’utilisation de modélisation 3D. Et les bénéfices sont nombreux : réduction du gaspillage, production plus locale et sensibilisation des personnes par des associations telles que Fashion Green Hub où j’ai décidé de m’investir.

 

Quelles sont les prochaines étapes ?

Poursuivre dans cette voie, en allant encore plus loin ! Je souhaite pouvoir contribuer concrètement à la généralisation de la démarche durable dans l’industrie de la mode. Aujourd’hui, intégrer les aspects sociaux et environnementaux est un enjeu majeur. La prise de conscience est là, mais il reste encore du travail à accomplir. Concrètement, ça passe par  réduire l’utilisation de plastique, l’impact carbone et innover dans la conception de manière responsable et durable. Il est impératif d’avancer ensemble en commençant par « se réjouir de tous les petits pas de chacun » !

Pour coopérer ensemble, n’hésitez pas à vous inscrire aux Fashion Green Days Fast & Green.

Camille Marcon

Camille Marcon

Alternante en communication chez Fashion Green Hub

J’apprécie donner du sens aux défis qui animent notre société.
 
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Olivier Jules Maroille : “Une véritable envie sans Hésitation !”

Olivier Jules Maroille : “Une véritable envie sans Hésitation !”

Entretien avec Olivier Jules Maroille, président de la Manufacture française de textile.

Au sein de nos 3 sites, nous mettons un point d’honneur à fabriquer made in France et à mettre en avant le savoir-faire de nos équipes locales des Hauts-de-France.

show room manufacture française du textile

S. Chatelain et C. Gröbli (de gauche à droite)

Cependant, quel est le véritable choix du consommateur final ?
Le choix de ‘’produire français’’, est-ce une véritable envie de nos enseignes ?
Sinon, juste une façon de redorer leur blason ?
Ou encore de leur donner une image positive dans cette crise sanitaire inédite ?

Bien avant le 1er confinement, combien ont, une seule fois, imaginé produire avec des matières françaises, sur la base de matières recyclées ou éco-responsables ?

La crise a-t-elle modifié cette manière de produire en grande masse sans prendre en compte le réel besoin du consommateur ?

Tout comme la situation sanitaire que nous vivons depuis des mois, il y a un grand décalage entre les annonces et cette réalité du terrain que nous vivons tous les jours. Repenser notre modèle de production et de consommation reste donc l’enjeu de l’ensemble de la filière.

Soyons pragmatiques et allons à l’essentiel, nous avons un savoir-faire en France qui n’a plus connu de véritables reconnaissances depuis trop longtemps.

 

O.J.Maroille

 

Pour les retrouver sur Linkedin, c'est ici :

@Manufacture française de textile

@Olivier Jules Maroille

@Simon Chatelain

 

Emmanuelle Bresson

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Education mentoring & Retail marketing, communication consulting

 
# CURIOSITÉ : développer la culture sectorielle et environnementale des publics apprenants
# ENVIE : favoriser les pédagogies multi-modales et numériques tout en sobriété
# ÉMERVEILLEMENT : contribuer au développement marketing de projets mode, à sensibilité durable
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La Manufacture française de textile : portrait de Olivier Jules Maroille

La Manufacture française de textile : portrait de Olivier Jules Maroille

Olivier Jules Maroille, président de La Manufacture française de textile, est un entrepreneur aguerri. Depuis 25 ans, il fréquente le monde de l’industrie. C’est également devenu une figure engagée, au sein de France terre textile, notamment dans le cadre de la valorisation du parc d’activités industrielles de sa région. Mais aussi, au besoin, auprès du cabinet de Xavier Bertrand car il entend contribuer à faire rayonner les savoir-faire des Hauts-de-France.

 

On ne compte plus ses engagements. Toutefois, on attend toujours ses prises de paroles et participations pour son franc-parler :

    • il a participé au projet de la DRAC, section métier d’art, en collaboration avec la maison Sophie Hallette ;
    • il a participé au dernier congrès de la chaire BALI à Biarritz. Simon Chatelain, lui, a été le porte-parole du tour de table avec le CETI, pour leur projet autour du coton recyclé ;
    • il s’est mobilisé avec son équipe, en ces temps de Covid-19. Ils ont fabriqué ensemble, un masque répondant aux critères santé et garanti 100 % made in France. Une fabrication française donc, de l’élastique aux différents éléments constitutifs de cette parure aujourd’hui incontournable.

ceti projet coton recyclé

Le projet de coton recyclé avec le CETI

La Manufacture française de textile : spécialiste de la maille éco-responsable

 

Expert reconnu des secteurs de la robotisation, mécanique, métallurgie, et aficionado de défis entrepreneuriaux, il a proposé à Simon Chatelain, ingénieur de formation et autre amoureux de sa région natale (26 ans), de l’accompagner. L’idée ? Former un binôme dans cette nouvelle aventure de l’industrie du textile, et surtout des technologies de filature. Celui-ci n’a d’ailleurs pas hésité longtemps à investir dans ces derniers fleurons du textile de la région de Cambrai.

équipe la manufacture française du textile

F. Duche, O. Maroille et S. Chatelain (de gauche à droite)

Avec la reprise de VIT, Velysam et Colorado, sous une seule et même nouvelle entité, ils créent une nouvelle capacité de production : la Manufacture Française de Textile.

présentation mft

 

Avec son nouveau logo, rendant hommage aux Beffrois de la région, Olivier Maroille le revendique haut et fort :

Ici et maintenant : on file, on tisse, on tricote et on teinte de façon éco-responsable, en 100 % made In France

logo mft velysam

Le logo MFT Velysam

Ces 3 activités ainsi regroupées, permettent de proposer une offre complète à toutes les marques engagées et responsables, dans leur phase de production. Plus récemment, de nouveaux sites et appareils de production sont venus renforcer ce pôle d’activités : textile des dunes / Viesly Caudry.

filature tricotage viesly

La filature et le tricotage à Viesly

Les enjeux pour une industrie de mode responsable

 

La passion d’O.J. Maroille pour son métier, ses machines et les savoir faire, semble sans limite. Car, en plus de ces casquettes, ce dernier gère le développement commercial pour ces différentes activités. On l’aura compris : c’est un homme qui aime relever les défis !

Quoi de plus intéressant que d’illustrer les compétences technologiques de ses entreprises en relevant 3 des principaux défis pour une industrie de mode responsable :

    • stimuler la bio-diversité du sourcing : trouver les nouvelles matières éthiques et responsables, des fils Open-End, Airjet, des mélanges de fibres viscose recyclées : VCP, viscose laine régénérée, fibre Viscose Livaéco, lin polyester recyclé… ;
    • favoriser une production circulaire : réutiliser les pertes sèches de matières filées, tissées, tricotées : Jersey, Interlock et, les transformer en nouveaux fils ou fibres innovantes ;
    • valoriser les innovations dépolluantes et disruptives avec des machines et technologies Saurer et des produits éco-énergétiques à consommation d’eau réduite.

label France terre textile

Le label France terre textile

Le dernier défi relevé en date, en collaboration avec / à la demande du CETl, c’est l’élaboration d’un tissu composé de fibres issues de l’effilochage de vêtements usagés.

Quel sera le prochain challenge peut-on s’interroger ? Un vieux projet de Simon Chatelain, les différents mélanges à partir du lin mais aussi les différents produits autour des matières premières récupérées ou des déchets.

 

Emmanuelle Bresson

Emmanuelle Bresson

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