LA MODE COMME UN SERVICE ?

LA MODE COMME UN SERVICE ?

Aujourd’hui la mode devient de plus en plus un service. Pourtant, le vêtement repose depuis son apparition sur ses qualités intrinsèque (qualité, confort, praticité, durabilité) réelles et socialement construites (normes du moment, storytelling des marques).

Seulement voilà nous consommons un nombre intenable de vêtements chaque année, une consommation multipliée par 10 en 15 ans et une intenable pression sur les ressources et une production de C02.

Au total, l’industrie textile engloutit chaque année 98 Mt de ressources non renouvelables, comme du pétrole pour fabriquer les fibres synthétiques, des engrais pour produire le coton et des produits chimiques pour la coloration et le traitement des textiles. Sans oublier les 93 milliards de mètres cubes d’eau nécessaires au process de fabrication.

Les textiles ont un bilan carbone qui s’élève à 1,2 milliard de tonnes équivalent CO2 dans le monde en 2015. Bien plus que les rejets carbonés du fret maritime et de l’aviation commerciale réunis. La mode représentait 2% du budget carbone mondial en 2015 et sa part pourrait grimper très rapidement

La surproduction et la surconsommation en sont responsables.

Et la surconsommation c’est nous !

Il est grand temps de consommer la Mode autrement.

D’utiliser au lieu de mettre quelques fois, stocker puis jeter.

De nouvelles propositions de services digitaux permettent de limiter la consommation effrénée de vêtements neufs.

1- Au service d’un vestiaire frugal

Bien penser son vestiaire permet d’éviter l’encombrement chez soi mais également l’encombrement de la filière de recyclage.

Un vestiaire aéré et minimaliste permet tout simplement de voir tous ses vêtements et de les porter d’avantage.

Bien réfléchir à ses achats est une façon de ne pas « surconsommer »

Oubliez les injonctions des tendances sans cesse renouvelées et pensez aux vêtements qui vous vont et dans lesquels vous vous sentez beau/belle !

Evitez les Soldes également !

Connaitre sa taille et sa morphologie, raisonner fonctionnalité et versatilité (des vêtements que je vais mettre souvent et qui s’adapteront à différentes situations).

Lookiero vous aide à trouver votre style grâce à des propositions faites par des stylistes pros. Vous pouvez commander une box de 5 articles à essayer chez vous et vous payez ce que vous gardez..

Aujourd’hui seuls 30% des vêtements récoltés en France sont recyclés (parfois en partant vers des pays dont on tue l’industrie locale) le reste est détruit.

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2-La qualité qui dure 

Le savoir sur les vêtements est aujourd’hui quasi disparu.

Comment apprécier une matière ou une qualité de confection ?

C’est encore plus difficile en ligne !

Faites confiance aux marques durables qui fabriquent en Europe et indiquent leurs usines en toute transparence par exemple celles référencées par Sloweare.

Formez vous grâce aux conseils de Blogs experts comme Bonne Gueule ou Textile Addict

Redécouvrez les vrais pro du commerce indépendant qui sélectionnent et vendent des marques de qualité et non des vêtements bas de gamme achetés aux grossistes chinois.

Ils vous aideront sur tous les plans : style et qualité.

3-Des folies a plusieurs vies

Pour des pièces plus ponctuelles et originales : découvrir les friperies nouvelle génération, vide dressings et troc parties près de chez vous ou sur les réseaux sociaux.

Des passionnées chinent et vendent également leurs coups de cœur sur Instagram et faisant un choix selon un style précis (plus facile que d’errer des heures sur Vinted).

Un nouveau modèle permet de s’abonner chaque mois et d’emprunter plusieurs vêtements seconde main par mois comme le propose Greendy Pact à Lille.

De plus en plus de sites proposent des abonnements pour louer des vêtements neufs à ¼ de leur  de leur prix comme Les Cachotieres qui louent les marques BASH ou SEZANNE.

Le système est CtoC chacune peut mettre sa garde robe en location via le site .

Les boutiques peuvent également se lancer dans une activité de seconde main grâce à la plateforme Freepry.

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3-Faire durer ses vêtements

Plus de la moitié de l’impact CO2 de la Mode est entre nos mains car il a lieu lors de sa vie chez nous !

Moins laver et mieux laver, permet d’économiser eau et énergie, et de prolonger la vie de ses vêtements.

Confier ses vêtements à des pros en cas de tâche permet de ne pas stocker un vêtement que l’on ne mettra plus.

De nouveaux services de Pressings à domicile se créent comme My Little Pressing à Lyon

Pour nos sneakers des boutiques de service de « remise a neuf » ouvrent comme Mon Nuage à Roubaix.

4-Transformer ses vêtements

Pour réparer ou transformer : la Start Up TILLI est une plateforme de mise en lien entre retoucheuses professionnelles et vous !

5-Revendre ses vêtements

Cela les remet dans le circuit et évite un achat neuf.

Au très célèbre VINTED consommateur de logistique, préférez LE BON COIN car les transactions se font en personne dans le voisinage.

Ou Vestiaire Collective pour des accessoires et vêtements de marque et l’assurance d’une vérification.

Plus que la possession c’est maintenant l’usage qui compte pour des consommateurs au temps compté et soucieux de consommer juste.

Les plateformes de service nous aident. Notre bon sens également !

Source Rapport de la Fondation Ellen Mc Arthur

Pour en savoir plus sur l’économie circulaire, nous vous recommendons, l’entretien avec Alexis Collon, fondateur de Redonner, juste ici.

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Agathe Cuvelier : Les Cachotières

Agathe Cuvelier : Les Cachotières

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce troisième rendez-vous, nous avons rencontré Agathe, la fondatrice des Cachotières, le site de location de tenues chics et tendances entre particuliers.

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Agathe Cuvelier, j’ai 33 ans et j’ai créé les Cachotières il y a 4 ans et demi. C’est un site de location de vêtement chic entre particulier. Depuis janvier 2020, nous avons lancé une nouvelle activité qui s’appelle les Cachotières for Brands. Cette activité est destinée aux marques de mode qui souhaite se lancer sur le marché de la location. Nous proposons ainsi deux offres pour ces marques. La première offre consiste à leur créer un site internet en marque blanche. C’est-à-dire qu’elles possèdent leur propre site de location mais celui-ci est entièrement développé par nous. Nous nous occupons de gérer tous leur service de location : le stockage des articles, leurs entretiens, le service après-vente.

La deuxième offre est à destination de marques de créateurs émergents ou des marques qui ont un peu moins de budget. Ainsi nous leurs proposons d’être présentes sur notre site les Cachotières. Nous nous occupons également de gérer la location.

 

Quel a été le déclic ?

Je travaillais depuis 4 ans dans la mode et je faisais aussi partie d’une association où il y avait beaucoup de personnes qui innovaient dans la mode. En tant que styliste et chef de produit, je trouvais nos métiers un peu « ringards », j’avais réellement envie de faire des choses nouvelles. En parallèles, j’étais dans des années où j’avais beaucoup d’événements. Ainsi, il fallait à chaque fois trouver une nouvelle tenue. C’était selon moi, du gâchis d’acheter des pièces pour ne les porter qu’une fois ou deux et ensuite qu’elles traînent dans les armoires. C’est pourquoi, j’ai cherché à louer mes robes mais je n’ai jamais trouvé. J’ai vu que cela existait aux États-Unis et c’est à ce moment que j’ai eu le déclic.

 

 Comment fonctionne le site ?

Cela fonctionne comme un site de e-commerce classique. Nous avons un choix d’environ 3 000 pièces de plus de 300 marques. Ainsi vous-choisissez votre taille et la date de location. Un fois l’article sélectionné vous pouvez le louer pour 4, 8 u 12 jours. Nous vous le livrons en 24h dans toute la France. Ainsi, lorsque vous recevez votre article, il est comme neuf emballé dans du papier de soie. Au retour, vous n’avez pas besoin de laver le vêtement, nous nous occupons du nettoyage.

En ce qui concerne les particuliers qui souhaitent déposer des articles, ils peuvent les mettre en dépôt location chez nous. Nous vérifions que cette pièce nous intéresse et si c’est le cas, le particulier nous confie sa tenue et touche une commission pour chaque location. L’avantage est que le particulier peut récupérer ses  vêtements quand il le souhaite soit le temps d’un weekend soit de manière définitive.

 

En quoi pensez-vous que votre marque contribue à une avancée pour la mode circulaire ?

Nous permettons d’augmenter la durée de vie d’un vêtement. En effet, au lieu qu’il soit porté une fois ou deux, il pourra être porté soixante fois par soixante personnes différentes. De plus, le service que l’on met à disposition des marques permet qu’elles utilisent les vêtements qu’elles ont en stock afin de les proposer à la location. Ainsi, ces marques peuvent obtenir de la donnée, puisque que les nombreuses personnes qui ont porté une robe vont donner un retour sur la qualité, sur la coupe de celle-ci. Cela permet par conséquent à la marque d’améliorer ces collections et éviter les invendus.

 

Quelles sont les perspectives d’évolution des Cachotières ?

Notre objectif est de nous positionner comme leader de la location B2B. Nous souhaitons être la référence européenne pour les marques qui veulent se lancer sur le marché de la location. C’est notre axe de croissance principal puisque nous avons toujours notre plateforme dédiée au particulier, mais l’intérêt désormais consiste à aller travailler avec les marques.

 

Le mot de la fin : une astuce pour mieux organiser son dressing ?

Regarder combien de fois nous portons chaque pièce de notre dressing. Pour toutes les pièces portées moins de deux fois dans la dernière année, autant les revendre ou les mettre sur des sites de locations. Cela permet de les rentabiliser.

 

Justine interviendra lors des prochains Fashion Green Days online le 18 septembre prochain. Pour s’inscrire au webinaire c’est par ICI

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. Je suis actuellement investie dans différents projets événementiels qui contribuent à l’avancement de la mode éthique et responsable.

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Anne-Claire Chanvin : Les Apprêtés

Anne-Claire Chanvin : Les Apprêtés

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce sixième rendez-vous, nous avons rencontré Anne-Claire, la co-fondatrice des Apprêtés, une plateforme de location de vêtements de marques responsables pour homme et femme.

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Anne-Claire Chanvin, j’ai co-fonder Les Apprêtés avec mon associée et amie Marie Brandicourt. J’ai fait une école de commerce.  A la fin de mes 5 années d’études, j’ai travaillé pour Price Waterhouse Coopers (PWC) en audit financier au Luxembourg pendant 4 ans. Par la suite, j’ai rejoint le groupe l’Oréal en contrôle de gestion. J’ai également été en charge du département de recherche environnementale et durable mais aussi d’un groupe sur le bio mimétisme (Comment s’inspirer du vivant pour répondre à des problématiques actuelles). Ainsi, je me suis aperçue que ces thématiques m’intéressaient beaucoup.

Dans un même temps, je cherchais à aligner ma façon de m’habiller avec la manière dont je consommais de manière générale. En effet, j’achetais biologique, locale et responsable, que ce soit pour l’alimentation ou les cosmétiques mais pas pour les vêtements. C’est pourquoi j’ai cherché des marques responsables. De fil en aiguilles, nous avons eu l’idée de créer Les Apprêtés avec Marie. Nous avons travaillé un an et demi sur ce projet et finalement, c’est en juin 2020 que nous avons lancé le service.

 

 

 Pouvez-vous me parlez un peu plus des Apprêtés ?

Nous avons l’écoresponsabilité au cœur de l’ADN du projet.  Ainsi, la location de vêtement permet d’accroître son nombre d’utilisation. L’objectif consiste de passer d’un produit « jetable » à un produit durable. En outre, nous avons choisi de nous concentrer uniquement sur des marques responsables qui répondent à des critères de style et d’écoresponsabilités. De plus, nous travaillons avec un pressing écoresponsable qui travaille en circuit fermé, réduit sa consommation d’eau et utilise des lessives responsables. Nous avons privilégié la livraison en point relai ce qui permet de limiter la pollution sur le dernier kilomètre. Enfin, nous avons développé des packagings réutilisables pour ne jamais utiliser de cartons à usage unique.

Nous avons également pensé à la fin de vie des produits.  C’est pour cela que nous comptons ouvrir un espace de braderie vers la fin de l’année pour les vêtements qui sortent du cycle de location. En ce qui concerne les vêtements qui ne peuvent plus être porté, ils seront remis dans la filière du recyclage.

 

En parallèle de notre offre, il y a toute une partie sensibilisation du consommateur. Par exemple, nous allons organiser des ateliers d’upcycling pour nos clients. De plus, nous participons à des conférences. Récemment nous en avons fait une dans notre ancienne école sur la slow-fashion.

 

Comment fonctionne votre site ?

Le consommateur a le choix entre trois abonnements : 59€, 79€ ou 109€ par mois. Ceux-ci permettent de louer respectivement 300€, 500€ «et 800€ en moyenne de valeur boutique. Cela inclut le pressing et le transport. Une fois l’abonnement choisi, le client peut soit sélectionner les vêtements sur le catalogue soit il peut décider de recevoir une box personnalisée. Nous donnons également la possibilité de mixer les genres dans une box pour la partager. Ainsi le client peut profiter de sa box pendant un mois. Ensuite, il choisi s’il désire changer ou garder la box. Il est possible d’acheter les vêtements avec une réduction de 15%, soit un montant qui ne pousse pas à l’achat compulsif.

 

 

Comment choisissez-vous les produits que vous mettez en ligne ?

Il s’agit principalement de vêtements de tous les jours avec toutefois quelques pièces pour les événements ou le travail. Nous proposons donc des habits pour toutes les occasions, que ce soit pour la femme ou l’homme.

Nous les sélectionnons selon des critères de style. En effet, que nous cherchons une harmonie dans le style de vêtements présents sur le site. Nous souhaitons vraiment casser l’apriori que peuvent avoir certaines personnes comme quoi « éthique signifie ethnique ».  Effectivement, les pièces ne sont pas nécessairement très colorées mais peuvent être très simples.

Au sujet des marques, nous les choisissons selon des critères d’écoresponsabilité. Par exemple sur la production locale, l’utilisation de matière naturelle et biologique, l’utilisation de fibres recyclées ou de matières upcyclées. Nous nous assurons aussi des conditions de travails.

 

Quelles sont les perspectives d’évolution des Apprêtés ?

Notre objectif est de nous développer. Nous avons commencé la phase de recrutement. Ainsi nous souhaitons faire grandir l’équipe afin d’accroître notre offre. Nous voudrions à terme détenir une gamme qui permettrait à toute la famille de s’habiller chez les apprêtés.

 

Le mot de la fin : quelle matière préférez-vous ?

J’ai fait une belle découverte cette année avec le chanvre.

 

Anne-Claire interviendra lors des prochains Fashion Green Days online le 18 septembre prochain. Pour s’inscrire au webinaire c’est par ICI

 

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. Je suis actuellement investie dans différents projets événementiels qui contribuent à l’avancement de la mode éthique et responsable.

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Cyril Neves : Les Petits Bidons

Cyril Neves : Les Petits Bidons

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce cinquième rendez-vous, nous avons rencontré Cyril, le fondateur des Petits Bidons, une marque de lessive naturelle et engagée pour laver sans tout salir !

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Cyril Neves, j’ai 33 ans et je suis le fondateur de la marque les Petits Bidons. Nous avons débuté en vendant de la lessive naturelle et efficace. Cela vient vraiment d’un constat et d’une expérience personnelle. En effet, j’ai moi-même commencé par faire ma lessive maison et c’est ainsi que je suis arrivée jusqu’à la création de cette marque.

 

Quel a été le déclic pour fonder Les Petits Bidons ?

C’est dans une démarche écologique et pour pouvoir améliorer ma consommation que je me suis intéressé à la lessive. Je me suis donc demandé ce que contenaient les lessives que j’utilisais avant. Ainsi, j’ai remarqué que c’était un monde très opaque et que les ingrédients étaient très compliqués à avoir. Enfin lorsque que j’ai réussi à obtenir la liste d’ingrédients, j’ai compris pourquoi ils étaient cachés. En effet, que ce soit pour l’environnement ou notre santé, il y a beaucoup d’ingrédients utilisés dans les lessives qui sont mauvais voir toxiques.

Par conséquent, j’ai pensé qu’il était temps de créer une lessive qui soit vraiment propre et toujours efficace.

 

 

Pouvez-vous me parler plus de votre offre ?

Le cœur de nos gammes c’est la partie lessive, celle par laquelle on a commencé. Elles sont faites à partir d’ingrédients d’origines naturelles. Par exemple, 100% des parfums sont naturelles dans la formule. De plus, elles sont sans huile de palme. Effectivement, c’est l’une des choses que l’on a découvert : les lessives standards sont pleines d’huiles de palme. Nous trouvions cela absurde qu’il y ait une chasse à l’huile de palme dans de nombreux secteurs mais pas celui-là. Pourtant, c’est normal puisque les clients qui achètent de la lessive standard ne connaissent pas ses ingrédients.

En outre, il y a aussi tous les ingrédients que nous n’avons pas souhaité intégrer dans nos formules tel que les dérivés de pétrole. Nous les avons donc remplacés par des ingrédients naturels tout en gardant l’efficacité d’une lessives standard.

 

En quoi pensez-vous que votre marque Les Petits Bidons accompagne la mode circulaire ?

Actuellement, il y a beaucoup de marques qui s’inscrivent dans cette démarche écoresponsable et qui par conséquent rentrent dans cet accompagnement de la mode circulaire. De ce fait, pour que cela fonctionne bien, un des points importants consiste à bien entretenir ses vêtements. L’entretien peut se faire de nombreuses manières différentes. Chez Les Petits Bidons, nous on a choisi d’accompagner cette démarche de mode circulaire par un entretien avec des produits efficaces et naturels. Ainsi, cela permet de garder la qualité du vêtement.

 

 

Quelles sont les perspectives d’évolution des Petits Bidons ?

Actuellement, nous voulons proposer des produits mieux que ceux proposés sur le marché. C’est pourquoi, concernant l’entretien de la maison, dès que nous pourrons présenter des produits mieux que ceux qui existent déjà nous n’hésiterons pas.

De plus, nous travaillons énormément sur la partie packaging à usage. En outre, cela concerne tous les produits en vrac, plastiques recyclés, formats solides, sans emballages, zéro déchet voir compostables. C’est dans cette ligne-là qu’on s’inscrit.

En ce qui concerne l’offre en vrac, elle est disponible pour le moment dans nos locaux. Les personnes peuvent venir remplir leurs bidons sur tous les parfums. Mais nous aimerions étendre cette offre sur tous les magasins qui nous distribuent. Dans l’avancement de notre marque, nous souhaitons donc pouvoir proposer la réutilisation des bidons à nos clients.

 

Un conseil pour mieux préserver ses vêtements ?

Au sujet de la lessive, il y a un conseil très simple : il s’agit d’utiliser les bonnes doses. Cela ne sert à rien de sur-doser une machine parce que plus nous en mettons plus nous risquons d’encrasser les vêtements.

Cyril interviendra lors des prochains Fashion Green Days online le 18 septembre prochain. Pour s’inscrire au webinaire c’est par ICI

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. Je suis actuellement investie dans différents projets événementiels qui contribuent à l’avancement de la mode éthique et responsable.
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Camille Courmont : Greendy Pact

Camille Courmont : Greendy Pact

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” le 17 et 18 septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce quatrième rendez-vous, nous avons rencontré Camille, la créatrice du concept Greendy Pact, une boutique d’échange de vêtements à Lille. 

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Camille Courmont, j’ai 32 ans. J’ai fait un master en communication puis j’ai commencé à travailler en tant que chargé de communication notamment sur la prévention des cancers. Par la suite, j’ai été consultante en communication dans une agence. Cela m’a amené à accompagner les distributeurs de la région sur leurs stratégies de transformation managériale et aussi digitale. Ainsi, cela m’a permis de mieux appréhender les nouvelles attentes des clientes d’aujourd’hui, que ce soit au niveau du digital mais aussi des valeurs que dois porter une entreprise. Par conséquent, ces expériences m’ont été utiles à la création de Greendy Pact.

 

Qu’est-ce qui t’as donné le déclic de fonder Greendy Pact ?

J’ai toujours eu envie d’entreprendre, il ne me manquait que l’idée. En effet, à la fois je désirais prendre un virage professionnel. Mais de plus, je commençais à avoir une prise de conscience écologique, notamment par rapport la mode. J’étais une grande consommatrice de mode, je passais mes pauses déjeuner à faire du shopping. Pour autant, il s’agissait bien plus de shopping compulsif ou thérapeutique que parce que je nécessitais réellement de nouveaux vêtements.

C’est pourquoi, je me suis renseignée sur l’impact écologique de la mode. Ainsi, je me suis demandé comment répondre au besoin de faire du shopping sans pour autant dépenser des sommes astronomiques dans des produits pas forcément très éthiques.

 

 

Pouvez-vous me parler du concept de Greendy Pact ?

C’est un service d’échange de vêtements de seconde-main pour les femmes et enfants de 0 à 6 ans. De plus, les accessoires (exceptés les chaussures) sont disponibles depuis la rentrée. L’objectif consiste à capitaliser les ressources que l’on a déjà dans nos dressings, afin de les échanger et s’offrir ainsi de nouvelles pièces de seconde-main.

Notre offre se divise en deux parties : La boutique physique qui est le lieu d’échange de toutes ces pièces de seconde-main. Par conséquent, les clients apportent leurs vêtements et en échange ils récupèrent des greendies, c’est la monnaie virtuelle de la boutique. Tous les vêtements femme valent un greendy, qu’importe la taille, la marque ou la catégorie exceptés les manteaux qui en valent 3. Quant aux vêtements pour enfants, ils valent 0,5 greendies. En outre, la volonté de Greendy Pact est de supprimer la valeur financière d’un vêtement pour remettre au cœur du système l’usage qu’il en est fait. Si j’ai une robe, peu importe la marque, si je ne la porte plus, autant qu’elle fasse plaisir à quelqu’un d’autre. Ainsi, de mon côté je pourrais prendre une pièce à ma taille et qui me plaira d’autant plus.

Ensuite, il a toute la partie digitale. En effet, je pense que l’éducation du client sur les nouveaux modes de consommation est primordiale. C’est pourquoi j’ai créé un parcours ludique et éducatif en parallèle de la boutique. C’est-à-dire qu’à partir du moment où une cliente commence ces premiers échanges, elle va récupérer des points. Ceux-ci vont lui permettre d’obtenir des badges et des récompenses. Mais surtout, elle va pouvoir recevoir des informations sur l’impact positif que procure ses échanges. Le but consiste à valoriser le geste écoresponsable que les clients font quand ils viennent échanger des vêtements. Ainsi, chaque client détient un compteur écoresponsable en ligne qui comptabilise le nombre de litre d’eau qu’il économise en échangeant des vêtements.

 

 

 

Pourquoi avoir choisi de se centrer sur l’échange de vêtement ?

J’ai choisi l’échange de vêtements pour plusieurs raisons. Tout d’abord pour lever les contraintes de la seconde-main notamment sur les plateformes d’achat/vente en ligne. En effet, lorsque nous souhaitons vendre des vêtements d’entrée de gamme, ceux-ci ne sont pas toujours financièrement rentables. Nous passons beaucoup de temps pour prendre des photos, rédiger des annonces, répondre aux questions et les frais de port deviennent de plus en plus élevés. Au final, nous préférons ne pas vendre ces pièces. C’était une contrainte que je cherchais à lever par le biais de ma boutique. Ce sont effectivement des ressources dont nous disposons et dont nous n’avons plus besoin, alors autant s’en servir pour récupérer d’autres choses.

Dans ce sens, l’échange me semble la solution la plus circulaire. Il permet d’éviter l’accumulation d’habits en obligeant à faire un tri pour renouveler son dressing.

 

 

Quelles sont les perspectives d’évolution de Greendy Pact ?

J’espère pouvoir ouvrir d’autres points d’échange et ainsi proposer cette alternative à la consommation à de plus en plus de monde.

 

Le mot de la fin : quelle est la pièce indispensable de votre dressing ?

Le jean bien taillé que l’on peut mettre en toutes circonstances et avec tout.

 

Camille interviendra lors des prochains Fashion Green Days le 18 septembre prochain. Pour s’inscrire au Webinaire c’est par ICI

 

 

 

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. Je suis actuellement investie dans différents projets événementiels qui contribuent à l’avancement de la mode éthique et responsable.

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Camille Brun-Jeckel : Second Sew

Camille Brun-Jeckel : Second Sew

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce quatrième rendez-vous, nous avons rencontré Camille, la créatrice de Second Sew, une boutique en ligne de vêtements éco-responsables confectionnés à partir de tissus revalorisés pour les bébés et enfants.

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Camille, j’ai fondé Second Sew en fin d’année 2018. J’ai créé cette marque après avoir travaillé en agence de communication puis en association humanitaire.

Lors de l’arrivée de ma fille, je cherchais à pouvoir l’habiller de manière éthique et responsable. Mais en regardant ce qu’il y avait comme proposition sur le marché, au-delà de la seconde-main en tant que telle, je n’ai pas trouvé de proposition qui me satisfaisait réellement. Il y avait énormément de proposition en coton biologique mais cela restait de la production de matières premières. A cette période, je faisais beaucoup de couture par moi-même. De plus mon conjoint étant antiquaire, j’avais déjà la passion des tissus anciens à travers lui. Tout s’est donc combiné ensemble et c’est comme cela que j’ai créé Second Sew.

 

Pourquoi avoir choisi de se spécialisé dans le vêtement pour enfant ?

Cela venait d’un besoin que j’avais moi-même c’est-à-dire de trouver des vêtements qui puissent répondre à mes critères de sélection. Je ne voulais pas de vêtements faits à partir de matières premières produites spécialement pour eux. Donc c’est ainsi que je suis partie sur le vêtement enfant car j’en avais le besoin pour ma fille.

Ensuite j’ai continué dans cette voie car je me suis rendue compte que je n’étais pas le seul parent à chercher ce style d’initiative.

De plus, à mon sens les enfants sont le point de départ des changements de mode de consommation.  Cela me semblait « bizarre » de les exclure de la mode éthique puisqu’ils sont vraiment à l’origine des ces changements. Et nous les parents, devons les aider et accompagner pour leur faire prendre conscience de ce qu’il y a derrière un vêtement. Je sais que l’on parle là de bébé et d’enfants, mais selon moi il n’est jamais trop tôt pour être habitué aux bons gestes, donc c’est pour cela aussi que je suis partie sur de la mode pour petits.

 

 

Quelle distinction faites-vous entre l’upcycling et la seconde-main ?

La seconde-main de mon point de vue, c’est vraiment le vêtement tel quel, qui va avoir été porté et que l’on va revendre ou donner aux autres enfants de la fratrie. C’est très bien et je fonctione aussi comme cela avec ma fille.

L’upcycling, c’est vraiment le fait de créer un nouveau vêtement à partir d’une matière existante.

En effet, je remarque que mes clients ne voient pas un vêtement de seconde-main mais un vêtement neuf, qui a eu une histoire. C’est là que je fais la distinction entre upcycling et seconde-main mais les deux sont complémentaires. La garde-robe parfaite comme je dis souvent c’est 70% seconde main et 30% second sew.

 

En quoi Second Sew constitue une avancée dans la mode circulaire ?

Selon moi, Second Sew ne représente pas du tout une avancé parce que je n’ai rien inventé. J’ai même envie de dire que c’est plutôt un retour aux sources, c’est ce que nos grands-mères et arrière-grand-mère faisaient. Et ce que font beaucoup de personnes depuis toujours. Donc Second Sew, permet aussi de proposer aux personnes qui n’ont soit pas les compétences soit le temps, de faire des vêtements. Donc ce n’est pas avancée mais juste un retour à l’essentiel.

 

 

Quel futur pour Second Sew ?

J’espère que cela va permettre aux parents de prendre en considération dès le plus jeune âge la garde-robe de leurs enfants. Par ailleurs, je me rends compte que les clients de ma boutique ne sont pas forcément sensible à la mode éthique mais qu’ils trouvent les vêtements beaux. Et ils vont donc se pencher sur la problématique de la mode éthique. C’est ce que je recherche à travers Second Sew, sensibiliser les personnes à ces thématiques. Je souhaite que Second Sew devienne un « réflexe » pour habiller son enfant et son bébé et pourquoi pas élargir la tranche d’âge à laquelle sont destinés les vêtements, puisque pour l’instant la limite est de 4 ans.

 

Le mot de la fin : quelle pièce vous trouvez indispensable pour le vestiaire pour enfant ?

Une pièce dans laquelle l’enfant est vraiment à l’aise dans ses mouvements : le sarouel. C’est un pantalon ample comme ceux que je propose. Les parents peuvent l’enlever et le mettre facilement, mais les enfants aussi peuvent l’utiliser quand ils apprennent à s’habiller. Un vêtement mixte donc dans lequel l’enfant est à l’aise, où il peut bouger et qui s’adapte à la croissance de l’enfant.

Camille interviendra lors des prochains Fashion Green Days online le 17 septembre prochain. Pour s’inscrire au webinaire c’est par ICI

 

Audrey

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. Je suis actuellement investie dans différents projets événementiels qui contribuent à l’avancement de la mode éthique et responsable.

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ANGELIQUE GABRO: SWAP CHIC L ‘APPLI UTILE ET ECOLO

ANGELIQUE GABRO: SWAP CHIC L ‘APPLI UTILE ET ECOLO

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Nous avons rencontré Angélique, la créatrice du concept Swap-Chic, la seule application de vide-dressing éco-responsable qui te permet d’échanger ou vendre tes vêtements près de chez toi sans commission.

Peux-tu nous présenter SWAP CHIC  ?

J’ai fondé Swap chic ; c’est une application de vide-dressing éco-responsable en ligne. Elle se démarque par son utilisation 100% féminin, sans commission. L’application géolocalise les membres par code postal et permet ainsi de se rencontrer pour échanger ou vendre les vêtements pour femmes et enfants, à proximité de chez soi. AinsI tout se déroule au niveau local: pas d’envoi de colis polluants à effectuer, pas de déception en recevant l’article. On se rencontre, on échange, on peut examiner le vêtement et même l’essayer avant de l’acheter.

Swap-Chic  met en avant le concept du swap donc du troc ou de l’échange, dans une perspective écologique. Mais l’application permet aussi l’achat et la vente. De plus, elle référence de nombreuses ” Swap-Places” c’est à dire des cafés, concept stores ou salons de thé. La plupart bio, éthiques ou éco-responsables. Le but est  de soutenir ces commerces locaux , les mettre en avant, et s’y retrouver pour échanger les articles en toute sécurité. Evidemment, les membres peuvent aussi se retrouver dans le lieu de leur choix.

Qu’est-ce qui t’as donné le déclic de fonder SWAP CHIC  ?

Après mes études, je suis partie à Vancouver au canada. C’est la bas que j’ai découvert les swaps-parties. j’ai trouvé ce concept génial car il permet de préserver notre planète en achetant des vêtements d’occasion plutôt que du neuf, en recyclant ce qui peut se porter et en réparant tes vêtements plutôt que de les jeter pour éviter l’achat compulsif et irréfléchi.

Aujourd’hui , 68% des vêtements d’un dressing ne sont jamais portés. Engagée pour la planète et pronant la devise “privilégier l’usage à la possession” je me suis lancée dans une application web totalement novatrice.

Quels sont tes projets futurs pour Swap chic ?

Développer la notoriété autour de la plateforme avec ses fonctionnalités et ce qu’elle permet de réaliser.Nous  proposons une solution éco-responsable pour donner une seconde vie à tes vêtements tout en préservant la planète.

Swap chic mène une campagne de crowfunding sur Okpal pour soutenir et continuer à développer l’application avec une version gratuite et une version premium.

Sabine Morillon, Chef de Projet Market Place – Fashion Green Lab

 

 

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THIBAUT BOIZIAU: FREEPRY AIDE LES MARQUES A SE LANCER DANS LA SECONDE MAIN

THIBAUT BOIZIAU: FREEPRY AIDE LES MARQUES A SE LANCER DANS LA SECONDE MAIN

 

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Nous avons rencontré THIBAUT, l’un des créateurs de Freepry, une solution tout en un pour aider les marques et retailers à s’emparer du sujet de la seconde main et installer un rayon seconde main.

Peux-tu nous présenter Freepry?

J’ai fondé Freepry; c’est une solution tout en un. Pour résumé le concept, La solution proposée par Freepry consiste à importer des corners « seconde-main » directement dans les enseignes, à côté des collections neuves. Au lieu de se tourner vers Vinted, les clients et clientes d’une marque revendent leurs pièces directement à la marque concernée. Le rachat prend la forme d’un bon de réduction sur tout le magasin (hors seconde main). La marque peut alors revendre son produit d’occasion à un prix cohérent et non bradé, ce qui contribue à conserver sa valeur.

Pour motiver l’instauration de ce rayon seconde main, Freepry s’occupe de tout, à commencer par l’évaluation du prix des vêtements et la gestion CRM des bons d’achat générés sur les produits repris. La startup gère également la communication autour du projet (appel à rapporter les vêtements en magasin, notification quand le produit a été vendu).

Qu’est-ce qui t’as donné le déclic de fonder Freepry ?

Avant je ne travaillais pas du tout là-dedans, j’étais dans le domaine de la finance et j’aidais à lever des fonds pour les start-up. Je donnais aussi des cours sur l’innovation et le financement de l’innovation. Très vite j’ai eu envie de voler de mes propres ailes et de faire émerger l’économie circulaire.

J’ai eu plusieurs expériences avec Vinted  même si le modèle plaît, il atteint aussi ses limites, à la fois pour les utilisateurs et utilisatrices mais aussi pour les entreprises. Entre la négociation des prix, l’empaquetage et l’envoi, cette opération est parfois bien fastidieuse pour les vendeurs et vendeuses. Mais c’est aussi et surtout une perte pour les marques qui sont totalement exclues de ce marché.

Quelles sont vos projets futurs au sein de Freepy ?

Nous travaillons aujourd’hui sur le textile mais il existe d’autres marchés sur la seconde main que nous aimerions approcher notamment celui du livre.

Nous voulons aussi développer une application destinée au BtoC afin de démocratiser l’accès à la seconde main pour plus de flux.

Sabine Morillon, Chef de Projet Market Place – Fashion Green Lab

 

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Fanny Robert : Noir Carat

Fanny Robert : Noir Carat

Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce cinquième rendez-vous, nous avons rencontré Fanny, la créatrice de Noir Carat, une boutique en ligne qui propose des bijoux de seconde-main en or.

 

Pouvez-vous vous présentez et nous parlez de Noir Carat ?

Je m’appelle Fanny, j’ai 31 ans et j’ai fondé Noir Carat il y a bientôt un an. Je n’étais pas forcément dans le milieu de la bijouterie avant mais j’ai toujours eu une affection pour les bijoux anciens. Grâce à ma mère et ma grand-mère qui avait des bijoux qu’elles ne portaient plus, j’ai eu la chance de pouvoir les porter quand elles me les ont donnés autour de mes 20 ans. Je voyais vraiment l’éclat des bijoux, le fait qu’ils soient uniques et avec une âme. Cela me plaisait beaucoup, j’étais contente d’avoir des bijoux singuliers.

Un peu plus tard je me suis intéressée sur les dommages que pouvait causer l’or et son extraction. C’est l’un des matériaux les plus utilisés dans l’industrie de la joaillerie. Il faut savoir qu’environ la moitié de la production d’or est transformée en bijoux. Cette production nécessite d’utiliser du cyanure et du mercure, des substances chimiques extrêmement nocives pour l’environnement et la santé. L’exploitation aurifière est donc la cause de nombreuses catastrophes écologiques telles que la déforestation, la pollution des eaux et des nappes phréatiques.

Cela m’a complètement convaincu qu’il y avait énormément de bijoux qui dormaient dans nos tiroirs et énormément de stock d’or inutilisé. J’ai donc eu l’idée de Noir Carat, de remettre les bijoux anciens sur le devant de la scène.

Ainsi je me suis formée auprès de plusieurs bijoutiers quand j’étais encore à Paris, puis je suis arrivée à Lille il y a maintenant un an et demi. J’ai intégré l’incubateur Euratechnologie, j’ai travaillé sur mon projet pendant 6 mois accompagnée par un coach pour développer le site, trouver les fournisseurs, réfléchir au business plan. C’est ainsi que j’ai lancé le site en novembre 2019.

 

Pourquoi avoir choisi de vendre des bijoux en particulier ?

De base je suis adepte du seconde-main en général. J’ai fait mes études à Montréal où c’est très rependu. Donc cela fait très longtemps que je m’habille en seconde-main et j’ai toujours aimé les brocantes pour le mobilier. Mais en bijoux je ne trouvais pas mon compte. Difficile d’offrir un bijou de seconde-main, le seul moyen que je trouvais c’était d’aller sur le Boncoin et de « chiner ». Cela prenait du temps et je n’avais pas forcement la certification. Il n’y avait pas de site spécialisé.

Puisque j’aime beaucoup les bijoux, je me suis dit pourquoi tant d’objets du quotidien et de vêtements ont le droit à une seconde-vie et les bijoux beaucoup moins. Donc mon concept c’est de proposer une offre complète de bijoux permettant d’avoir une vision plus large et de pouvoir proposer de la bijouterie d’antiquaire tout simplement.

 

Où trouvez-vous les bijoux ?

J’ai différents points de sourcing. Déjà je n’achète pour le moment qu’a des professionnels. Peut-être dans un second temps j’achèterais à des particulier car j’ai beaucoup de demande mais n’ayant pas de boutique c’est plus difficile au niveau de la logistique. Je me concentre sur un réseau de professionnel que je me suis forgée, cela comprend des antiquaires, des brocanteurs et des bijoutiers qui me proposent des anciennes pièces. Donc je récupère les bijoux tant qu’ils ne sont pas trop abimés avant la fonte. Il est vrai que faire fondre un morceau d’or c’est très bien car l’or est 100% recyclable mais quand c’est un bijou d’une certaine époque, daté et avec une histoire autant le conserver. De plus, je me fournis auprès de commissaires priseurs donc c’est aux enchères.

 

Comment les choisissez-vous ?

Le fil rouge de la sélection Noir Carat ce sont des bijoux en or 18 carats. C’est une volonté de ma part d’offrir des bijoux en or 18 carats afin qu’ils soient de qualités, qu’ils perdurent dans le temps et qu’ils puissent se transmettre. Après je fonctionne beaucoup au coup de cœur, c’est une étape que j’adore, je fais en fonction de la pièce. Je regarde si elle est en bon état, s’il y a besoin de réparations et s’il est possible de la transformée. Désormais avec l’expérience, j’arrive à savoir les modèles qui séduisent, j’essaye de retrouver les pièces qui ont eu le plus d’engouement. C’est beaucoup les bagues.

 

Quelles sont les perspectives d’évolution de Noir Carat ?

J’aimerais bien dans un premier temps, ne plus me limiter à la France et essayer d’agrandir la zone de chalandise au pays frontalier. Par exemple en Belgique qui est à proximité de Lille.

Dans un second temps j’aimerais bien comme je l’expliquais, racheter des bijoux de particulier. Cela me permettrait d’avoir l’histoire. En achetant a des professionnel, l’avantage est que toute les pièces sont certifié mais l’histoire à tendance à se perdre. Je vais connaître l’époque et la date néanmoins je ne saurais pas l’histoire humaine qu’il y a derrière. C’est quelque chose qui me passionne aussi dans les bijoux anciens. Donc il est plus facile de la retracer avec les bijoux de particulier.

 

Le mot de la fin : quel est votre modèle de bijoux préféré ?

Le modèle que j’adore est le jonc anglais. C’est une bague jonc, ornée et incrustée d’une pierre généralement un diamant. J’ai une attache particulière à cette bague car c’était celle de fiançailles de ma mère, qu’elle m’a donnée. Je trouve que c’est un modèle intemporel qui traverse les années et qui pourra vraiment passer les modes s’en aucun souci.

 

 

Fanny interviendra lors des prochains Fashion Green Days online le 17 septembre prochain. Pour s’inscrire au webinaire c’est par ICI

 

Audrey

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. Je suis actuellement investie dans différents projets événementiels qui contribuent à l’avancement de la mode éthique et responsable.

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