Bonjour Claire, est-ce que tu pourrais te présenter et nous dire qui tu es ?

Je m’appelle Claire Dartigues ; je suis entrepreneuse et designer de mode. Ma spécialité est la transformation de matière et de vêtement pour en faire des pièces nouvelles et désirables. Communément, cela s’appelle l’upcycling.

À cet effet, j’ai créé mon activité qui est divisé en deux parties. D’une part, une partie où je créé des collections sur des thèmes autour de la féminité, du sport ou de la couture.

D’autre part un studio où je promeus la réduction du gaspillage grâce à des projets créatifs, notamment auprès d’entreprise dans le bâtiment, l’hôtellerie ou la restauration.

Quel est ton point de vue sur le fait de créer une marque de mode ?

Je ne suis pas forcément en phase, car je pense qu’il existe déjà suffisamment de marques. Et, qu’il ne faut pas en rajouter.

Par contre, j’adore chez les marques le côté identitaire. Par exemple, pour ma marque, je l’utilise comme un médium d’expression. C’est pourquoi, je préfère utiliser l’expression Studio ou Label plutôt que marque. C’est pourquoi, je fonctionne comme un studio d’architecture avec des projets.

En d’autres termes, je ne suis pas des saisons ou un calendrier de prêt-à-porter.

L’industrie a été fortement impactée par le coronavirus, quel est ton sentiment par rapport à cette situation ?

Je pense surtout que l’industrie de la mode avait été déjà touchée notamment sur le fait de rendre la production de vêtement et d’accessoires plus responsables, de limiter le gaspillage et de respecter l’humain dans toute la chaîne de valeur. En plus, dorénavant, elle doit vivre avec le coronavirus.

Cette crise sanitaire a entraîné une crise économique qui touchent tous acteurs de la filière.

Par exemple, nous, en temps que jeunes créateurs, aujourd’hui, on a peu de visibilité de ce qu’on peut devenir demain. Avant, il existait une certaine linéarité et stabilité. Tandis qu’aujourd’hui cela s’avère flou. Par exemple, vendre des concept-stores, produire ou vendre en direct s’avère très compliqué.

À mon sens, il faut continuer à avancer et mettre en œuvre des choses facilement implémentables. Le côté positif de cette crise, c’est qu’elle va nous obliger à nous réinventer.

Claires Dartigues

Avec le confinement, les stocks ont été bloqués, d’où une perte de trésorerie, et dans le même temps le consommateur est de plus en plus sensible aux produits éco-responsables. Comment, aujourd’hui, concilier ces deux aspects contradictoires ?

Pour moi, il faut revenir à ce qui engendre de la valeur. Ainsi, le design, c’est une recherche d’un équilibre entre esthétique, usage et matière.

C’est pourquoi, actuellement, il y a un double challenge. Tout d’abord, garder son essence créative et, ensuite, savoir proposer aux gens des choses utiles. De manière concrète, je ne crois que cela soit pertinent de proposer une cinquantaine de pièces par saison. Mais plutôt se recentrer sur une dizaine de pièces uniques, en série limitée, avec un vrai savoir-faire.

Cela permet de mieux appréhender ce qui plaît à un client. Actuellement, on n’est plus la création de besoin. Et surtout arrêter de proposer des produits qui n’ont pas de sens.

Par extension, j’interviens également avec des entreprises sur des pièces en stock non-désirables que je vais réinventer pour le vendre.

Pourrais-tu évoquer ton actualité et tes projets dans les mois à venir ?

Le 27 septembre, à la Cité Fertile, il y aura une exposition avec UAMEP dont je m’occupe de la direction artistique. Et, à cette occasion, je vais animer un atelier de masques créatifs avec Sondès Jarraya.

Le 6 octobre, je lance une nouvelle collection dans le prolongement de mes polos couture, dans le concept store Heureux les Curieux à Paris, ainsi qu’une collaboration avec le musicien Owlite, rencontre entre la musique et l’artwear.

Claire Dartigues

Enfin, s’agissant de mon studio, je suis en train de réinventer des uniformes pour une grosse entreprise.

#FGDAYS #FGDAYS2020

Vous pourrez retrouver Claire, lors de notre évènement “Seconde Vie” le 17 et 18 Septembre, pour s’inscrire c’est .

Si vous avez apprécié l’entretien avec Claire Dartigues, je vous recommande de lire cette de Marie Ruppel, facilitatrice verte, ici.

Je suis le fondateur de MyFashionTech, une agence de conseil en communication pour le secteur de la Fashiontech.Sinon, je suis également un fan de littérature et de cinéma.
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