ECCLO, marque de vêtements désimpactés, est née en janvier 2018. A 34 ans, son fondateur, Rémy RENARD a fait le choix de la proximité et du savoir-faire de nos régions.

Logo ECCLO

Avoir le moins d’impact environnemental possible

Après le bac, Rémy fait du théâtre entre différents petits boulots pendant 5 ans. A 23 ans, le jeune homme a envie de reprendre ses études. Il amorce alors un parcours en géographie à la faculté avec un Master spécialisé en ONG. Bosser sur des projets à vocation environnementale lui tient à cœur. Naturellement, il poursuit sur un Master 2 en Développement Durable, en région Parisienne.

D’abord alternant puis en CDD au sein de la Mairie à Lardy, il est alors Chargé de mission développement durable à l’échelle locale. Entre autres, l’entretien des espaces verts sans utiliser de pesticides ou l’introduction du bio dans la restauration scolaire. En 2016, cette mission prend fin et Rémy ne parvient pas à trouver un poste qui lui convient.

Son envie d’entreprendre dans le textile durable refait surface. Prêt à se lancer, l’entrepreneur s’entoure d’amis compétents dans leur domaine respectif.

 

Nourrir l’économie locale et aider au maintien d’un savoir-faire français

Quelle est la meilleure matière ? Voilà la question à l’origine du projet. À l’esprit lui viennent le lin et le chanvre, ressources parmi les moins énergivores et qui poussent en France. Cependant, un chaînon est manquant : les filatures. Difficile alors de trouver des matériaux 100% français.

Tissus ECCLOContribuer à l’économie locale. Pendant un mois, le fondateur investigue. D’allers-retours en allers-retours, l’idée émerge. Il est impératif d’utiliser les rouleaux de tissus inexploités. Là dessus, faire confectionner le vêtement au plus près du lieu de récupération s’impose logiquement. Par ce biais, l’entreprise réduit son impact sur l’environnement et donne une deuxième vie à ces stocks dormants plutôt que de puiser dans les ressources de la planète. Le gain pour les fournisseurs ? Trouver une solution pour déstocker et tirer de la valeur d’un produit qui n’en avait plus.

Favoriser le savoir-faire français. Dans le détail, le prototypage et patronage sont réalises à Reims et dans l’Isère. Pour les étiquettes, même combat, toujours en France à St-Etienne. Enfin, les zips et enveloppes sont recyclés dans le Nord et le logo dans l’Aude.

 

Un prix de vente au plus juste

« Un vêtement confectionné en France coûte ce qu’il doit coûter », tranche Rémy. Comprenez par là, que le chef d’entreprise a fait le choix de rogner sur ses marges pour soutenir les ateliers de confection français (Ex. Les Vosges). Le vêtement a de la valeur. En somme, aucune solde ni rabais. ECCLO vous explique tout ici.

 

Une marque de vêtements pour toute la garde robe

Après la première collection, la deuxième devrait voir le jour grâce à une campagne de financement participatif sous forme de précommandes – objectif 10 000€ – qui a atteint 23 000€. Edition limitée, vous êtes prévenus.

Ainsi, l’offre s’adresse aux hommes et aux femmes et à vocation à comprendre l’ensemble des pièces d’un dressing, du jean au sweat en passant par la jupe. A l’heure actuelle, il existe un modèle décliné en différents coloris si un tissu similaire est trouvé. Sans contrainte de tailles, la campagne a permis de proposer des tee-shirt jusqu’en XL chez la femme et XXL chez l’homme. En bas, il est possible de précommander jusqu’au 48.

Si à court terme, le temps est réservé au lancement de la collection. Dans un souci de marge réduite, les efforts seront concentrés sur le site internet. Enfin, Rémy relève surtout, en tant que jeune marque, des tonnes de questionnements qui trouvent réponse au fil de l’eau.

 

Pourquoi « ECCLO » ? « Je préfère que les gens imaginent et interprètent »

 

On se donne rendez-vous aux Fashion Green Days les 23 et 24 mai à l’ENSAIT de ROUBAIX.

Billetterie et programme des conférences sur www.fashiongreendays.fr

Propos recueillis et rédaction par Manon HAMON.