Laurianne Ernest est consultante manager chez EcoAct. C’est un cabinet de conseil en stratégie climat carbone qui intervient également sur les sujets de la RSE et de l’environnement. Elle animera la table ronde “Quelle green logistique ?” lors des prochains Fashion Green Days online Green Commerce aux côtés de Léa Got (HIPLI), Stéphane Lerays (LIVINGPACKETS) et de Pierre Emmanuel Jan (YPER).

 

Parlez-nous d’EcoAct. Quels services proposez-vous aux entreprises ?

 

EcoAct est un cabinet de conseil en stratégie climat carbone. Il a été créé en France en 2005 et s’est depuis développé à l’international. Nous avons des bureaux à Londres, New York, Barcelone, Ankara et sommes une équipe de 160 collaborateurs à travers le monde. Parallèlement, nous développons des projets de compensation carbone au Kenya et au Soudan et nous accompagnons également les porteurs de projets de compensation.

Le cabinet est reconnu comme le leader international de la lutte contre le changement climatique avec un grand nombre de Bilans Carbone® réalisés (mais également des bilans GHG, des analyses de cycle de vie). Élu meilleur développeur de projets avec plusieurs récompenses de l’Environmental Finance, nous sommes partenaires officiels de l’initiative Science Based Targets (SBT) et du CDP.

EcoAct intervient sur le diagnostic, la réduction (en accord avec l’initiative SBT), la neutralité carbone (en ligne avec les recommandations du GIEC). Nous travaillons également sur l’analyse des risques climatiques et les opportunités d’adaptation. Et, nous construisons pour nos clients des outils de pilotage et les accompagnons sur leur communication en la matière.

Nous appliquons à nous même les recommandations que nous faisons à nos clients. Naturellement, nous avons développé notre politique RSE et sommes neutres en carbone (nous compensons nos émissions résiduelles). Nous nous inscrivons dans l’initiative Great ace To Work et avons obtenu la certification Gold d’Ecovadis.

Dernière actualité en date, nous avons rejoint il y a un mois l’écosystème d’ATOS, le leader international de la transformation numérique.

 

Qui êtes-vous ? Quel est votre rôle chez EcoAct ?

 

Je suis consultante manager sectoriel sur le textile-habillement, la distribution et le luxe. Je m’occupe donc de la relation commerciale avec les clients. Aussi, je constitue et pilote l’équipe projet pour la bonne réalisation des livrables de la mission. Cela suppose de bien comprendre les enjeux et les spécificités du secteur en matière de RSE, d’environnement et de climat.

Nous avons plusieurs références dans la Mode (Décathlon, La Redoute, Damartex, Groupe Etam, Groupe Beaumanoir et d’autres qui sont confidentielles…). Nous travaillons avec nos clients pour être en phase avec le Fashion Pact. Il y a d’ailleurs eu un vrai avant / après ces engagements. Nous sommes beaucoup plus sollicités depuis. Cette initiative a vraiment permis de faire remonter les enjeux RSE auprès des Directions. En ce sens, l’affichage environnemental devrait lui aussi être structurant.

 

green logistique ecoact

© Photo de Karolina Grabows sur Unsplash

 

Depuis combien de temps travaillez-vous chez EcoAct ? Quel a été votre parcours ?

 

Cela fait près de 3 ans que je suis chez EcoAct. Auparavant, j’ai notamment travaillé chez Microsoft à la transition digitale et numérique. J’ai souhaité réorienter ma carrière vers un sujet qui me passionne et me tenait particulièrement à coeur.  Je suis passée de la transition numérique à la transition écologique !

 

Concernant les entreprises de Mode, quels sont selon vous leurs grands enjeux en matière de changement climatique ? Plus globalement, quels sont les grands enjeux du secteur ?

 

Il y a un enjeu majeur quant à l’empreinte carbone du secteur et notamment sur son scope 3 amont / aval. À savoir, tout ce qui concerne les matières premières, le transport, l’usage des produits et la fin de vie (plus sur des aspects environnementaux globaux à ce dernier niveau que climatiques). Or, compte tenu du business model du secteur (volumes importants, délocalisation, de la production, attentes des clients par exemple sur les livraisons garanties en moins de 24 heures), diminuer cette empreinte carbone est complexe mais impératif…

Sur la partie aval du scope 3, et en lien avec le sujet de notre table ronde qu’est la green logistique, de nombreux business models se développent pour réduire l’empreinte carbone du secteur. Par exemple : donner une seconde vie aux produits (même si cela engendre de nouveaux enjeux par rapport au transport), des solutions de transport green, le retrait en magasins plutôt que l’envoi à domicile dans certains contextes… Mais pour agir et baisser les émissions, il faut bien regarder l’ensemble de la chaine de valeurs, pas uniquement l’aval du scope 3.

Contrairement à d’autres secteurs, les entreprises sont peu soumises à la réglementation. Cependant, il y a une réelle prise de conscience depuis 2 ans et l’industrie a compris qu’il fallait se transformer. Cette transformation est également poussée par les attentes des consommateurs qui pour certains veulent consommer moins mais mieux, qui achètent de la seconde main, du local… Plein de petites marques ont explosé ces dernières années avec des promesses environnementales fortes.

Le secteur est en train de se transformer. Il y a un engagement et il faut maintenant travailler à trouver des solutions, des solutions collectives de filière à inventer. Il y a pour moi de vrais enjeux de collaboration afin de s’aligner ensemble sur des modèles plus vertueux.

 

Retrouvez Laurianne Ernest le vendredi 20 Novembre à 15h. Pour s’inscrire, c’est ICI !

Sandra Wielfaert

Sandra Wielfaert

Fondatrice de Fashion That Cares

 

J’accompagne depuis près de 10 ans les acteurs de la Mode dans leur transformation sur les questions de RSE, d’Achats Responsables et d’Impact Carbone.

 

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