ODNI, Organisme Durable Non Identifié, Anthony Lecerf, fondateur de IT’s on us, est une personnalité exceptionnelle. Être bloqué dans l’ascenseur* avec lui, serait une expérience incroyable, relevant de la 4ème dimension. Je veux bien me porter volontaire afin de prolonger l’échange passionnant que nous avons eu, pour préparer la table ronde de ces Fashion Green Days online “Green Commerce”.

*quoique je me demande s’il ne prendrait pas les escaliers, mobilité douce oblige !

fondateur itsonus anthony lecerf

Anthony Lecerf, le fondateur de IT’s on us

 

Pour le cerner en quelques questions…

 Si vous étiez un sport ?

 

Le basket.

Avec mon 1m73, faire d’un handicap (pour les autres) puisque ce n’était pas la norme attendue pour ce sport, une force m’est apparue comme évidence. Ce fût aussi un leitmotiv pour la suite : mettre mon action au service de la performance collective.

 

Quel engagement seriez-vous ?

 

Je suis déjà très engagé avec le Mouvement Colibri, à Lille. Le but ? Suivre mon intuition et partager mon état de conscience tout comme limiter l’impact de la consommation des équipements numériques, des data centers…

D’ailleurs si ces derniers sont montrés du doigt, nous pouvons constater qu’ils ont atteint un niveau de maturité correcte en termes d’éco-responsabilité numériques.

Toutefois, cette activité numérique reste parmi les plus toxiques au monde. Pas moins de 1 400 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an. Cette donnée correspond à 2 fois les émissions de la France, toutes activités confondues, à 40 % liées à l’extraction des matières premières pour la fabrication de nos équipements.

 

Si vous étiez une entreprise ?

 

Pas une entreprise mais une communauté de partenaires et d’individus qui coopèrent au service de la sobriété numérique pour une société résiliente. Avec IT’s on us (se prononce “I.T.”), même si aujourd’hui on capitalise et joue sur : It’s On Us. Je me rapproche de ce modèle de fonctionnement.

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Un collectif de IT’s on us

 

Une philosophie de vie ?

 

« Etre pilier de construction pour faciliter la performance collective »

 

Diplôme d’école de commerce en poche, Anthony va d’entreprises en missions tel un collectionneur passionné d’expériences, de compétences, d’expertises et d’Humanité. Il est comme investi d’une mission :

    • faciliter la transformation numérique des entreprises ;
    • promouvoir une attitude de sobriété numérique.

De consultant / concepteur, et ce afin de mieux appréhender les prérogatives de ces postes lorsqu’il aura plus tard à les manager, à business manager .Il est aussi passé par le Conseil RH pour recruter les informaticiens et ingénieurs IT, puis a été ingénieur en affaires pour des entreprises de services du numérique…

« Mettre l’équipe en position de scorer facilement est un des fondements de ma vision collective. Accompagner les entreprises à changer leur modèle économique en quelque chose de plus durable, plus humain pour aller plus loin et que cela dure plus longtemps n’est plus une option. »

Pour cela, entre autres, je suis de près les discussions entre le Sénat et GREENIT.FR pour connaître les nouveaux projets de lois en matières d’usage du numérique.

 

Et pour en savoir plus sur la table ronde…

Quelles orientations prendre lorsqu’on souhaite se mettre à la sobriété numérique ?

 

La sobriété numérique pour les entreprises

 

3 chantiers prioritaires, plutôt basiques :

    • reconditionner les équipements, assurer une gestion de la fin de vie des équipements informatiques et numériques en mettant en place des partenariats agréés. Ainsi, alimenter les circuits d’économie circulaire, voire soutenir l’économie sociale et solidaire ;
    • éco-concevoir les services numériques (logiciels, sites ou applications, équipements utilisateurs, réseaux et centres informatiques). Le but est alors d’allonger la durée de vie de l’ensemble du matériel et des infrastructure du numérique : concepteurs, ingénieurs à vos brainstorming !
    • optimiser (encore et toujours !) la gestion de l’utilisation des consommables communs à la vie d’une entreprise : batteries, cartouches d’encre, toner, papier…

 

La sobriété numérique pour les individus, consommateurs et utilisateurs

 

Le champ d’implication est beaucoup plus large. Il dépend du degré de maturité de chacun à contribuer, à son niveau, à limiter l’impact de pollution numérique et à préserver les ressources naturelles d’une exploitation féroce et souvent inhumaine. L’impact des équipements va de la fabrication, en passant par un long temps d’usage, jusqu’à une fin de vie : déchet ou recyclage.

Nos habitudes de consommation, notre conditionnement au marketing et à la publicité : “vite la dernière version de tel smartphone !”, nous ont entrainé dans une spirale compulsive d’achat. Avec un peu de recul, nous n’avons pas besoin de tout cela, de tous ces objets multi-connectés, multi-fonctionnels, multi énergivore et méga polluants.

 

Quelques réflexes à mettre en place

 

Tout d’abord, allonger la durée de vie avec une consommation plus adaptée. Est-il besoin de rappeler que nous n’avons pas besoin d’être connectés H24 ? Nous en souffrons tous aujourd’hui et la planète aussi !

Adapter notre consommation des équipements dans leurs usages et dans un temps plus court (téléphones, smartphones, tablettes, ordinateurs, écrans). Et résister face au cycle de vie des produits qu’on nous impose, détecter le greenwashing de ces entreprises productrices de ces équipements.

Puis, réemployer ou réutiliser nos équipements au maximum. Ceci en respectant les circuits de collecte qui se sont développés dans tous les villes aujourd’hui.

 

Enfin, libre à nous de mettre en place les bons usages de nos matériels :

    • favoriser le bon support en fonction du besoin et utiliser le bon réseau (l’ADSL ou la fibre plutôt que la 4G, de la TNT plutôt que l’ADSL…) ;
    • limiter l’usage du cloud surtout en 4G, adapter et gérer le stockage ;
    • éteindre sa box chaque fin de journée.

 

Ce sont des gestes qui peuvent sembler contraignants pour certains. Pourtant, ils représentent, aujourd’hui, un socle de base de fonctionnement (comme a pu l’être le tri au début de son installation mais qui fait parti de nos réflexes a minima). Pour transformer notre société et co-construire des scénarios de vie collective pour aller loin et plus longtemps.

 

Retrouvez Anthony Lecerf le jeudi 19 Novembre à 15h30. Pour s’inscrire, c’est ICI !

Emmanuelle Bresson

Emmanuelle Bresson

Education mentoring & Retail marketing, communication consulting

 

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