Crée en 2017, la marque d’accessoires MIΛRΛKΛ met à l’honneur le miki breton.

MIΛRΛKΛ, underground et upcyling, un mariage impossible ?

Autodidacte accompli, le créateur textile se dit sensible aux enjeux écologiques. C’est d’ailleurs pour des raisons éthiques qu’il a lancé la marque MIΛRΛKΛ, début 2017.

MIΛRΛKΛ – qui signifie « ensemble » en Malgache – emprunte les codes du milieu urbain. Savant mélange entre deux mondes. La subtilité se trouve donc ici : « Je voulais montrer que le recyclage textile n’était pas uniquement réservé aux hippies ».

Observez le logo et remarquez : les deux « M », en fil, entrelacés, représentation du slogan de la marque : « on est ensemble ». Parce que ce projet, vous le portez aussi.

Basé sur le principe du surcyclage, les vêtements et tissus sont ainsi récupérés dans des Ressourceries, marchés ou chez des particuliers. Dans une logique de développement durable,  la démarche va plus loin. Ceux qui ne sont pas utilisés en phase de conception partent au Secours Populaire. Aucun laissé-pour-compte puisque les chutes de tissus provenant de la confection sont quant à elles envoyées au Relais où elles serviront d’isolant thermique.

Une marque éthique de mikis bretons

Rendu célèbre par des griffes tels que Nike et Reebok dans les années 90, la première pièce signée MIΛRΛKΛ est « une casquette sans visière », autrement appelé miki.

Connaissez-vous le miki ? Ce célèbre couvre-chef de marin à mi-chemin entre le bonnet et la casquette. Un peu d’histoire. Pour commencer, le miki était un bonnet noir destiné aux marins dans le cadre du travail. Au fil des années, ce fameux accessoire s’est vu changer de couleur et de matière. Néanmoins, le mystère autour de son nom reste entier. Il est seulement répandu que le préfixe « mi » signifie « moitié » – sûrement du au fait que, contrairement au chapeau, il ne couvre pas les oreilles. Au sujet du suffixe « ki », le mythe demeure. Selon les rumeurs, il traduirait « bonnet » ou « chapeau ».

La boucle de salopette, singulière pour de la chapellerie, couplé à la diversité des tissus utilisés confèrent à chaque pièce une unicité singulière. La griffe signe également ses mikis en les agrémentant d’une « couture five panel » dont le modèle est déposé.

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Au-delà des mikis, faites place aux accessoires

L’aventure continue. Si le styliste se défend « MIARAKA n’est pas une marque de chapeau », il compte bien le prouver en continuant son activité de seconde main. En effet, il est partenaire d’une friperie à Montpellier dont il customise certaines pièces – par exemple : vestes de travail en jean. Une offre qui se veut complémentaire. Le but étant d’harmoniser l’ensemble de ses collections autour d’un lifestyle.

Prochain objectif ? Elargir son offre d’accessoires. Pourquoi pas un portefeuille upcyclé ou un kit de voyage ? Pour en savoir plus, il faudra attendre.

L’éthique comme style de vie

Pour le styliste, « la mode c’est tout et rien » à la fois. Toujours selon lui, « personne ne fait vraiment la mode, mis à part les gens qui la porte ». Tout en reconnaissant que c’est un besoin d’appartenance, il s’agit surtout « d’un effet de mode » porté par les marques.

Certains créateurs semblent « véritablement habités par leur projet ». En cela, il déclare se reconnaître. « On ne fait pas que s’habiller sur la planète. Pense à ce que tu manges. Pense à la manière dont tu te déplaces. » . Au delà de la mode, l’éthique est donc un style de vie.

 

Un mot de la fin ?

« On est ensemble ! »

 

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Propos recueillis et rédaction par Manon HAMON.