À l’occasion des Fashion Green Days « Upcycler la mode » qui se dérouleront le 25 et 26 mars 2021, je suis accueillie par Justin l’un des 2 cofondateurs de la marketplace Reiner. C’est accompagnée d’un café et de chouquettes que je l’ai interrogé pour en savoir un peu plus sur la plateforme, leur engagement et vision de l’upcycling.

 

Reiner : qu’est-ce que c’est ?

 

Reiner, c’est la première marketplace upcycling qui réunit et accompagne les créateurs de mode upcycling.

Le projet est né d’une volonté de réunir des créateurs avec un savoir-faire unique autour de l’upcycling et de les accompagner dans des problématiques, au-delà de la vente, qui s’étendent du sourcing à la distribution mais aussi l’image de marque.

La marketplace est née à la fin du 1er confinement et le site est officiellement ouvert depuis le 4 septembre 2020. Cela fait par ailleurs 2 ans que nous pensons au projet.

J’ai rencontré Ben, mon collaborateur, il y a 3 ans. Il avait une marque de vêtements streetwear et moi je faisais de la photo. J’ai shooté pour lui. Nous avons tout de suite bien accroché. Il est intelligent, créatif et travailleur. Le constat fut sans appel : nous avons réalisé que beaucoup d’artistes autour de nous – dans la musique, la peinture, le design – avaient du mal à se vendre auprès des entreprises. Comme le sentiment qu’ils étaient incompris quand nous avions la chance d’avoir cette double casquette. Il fallait absolument les aider à se réunir pour pouvoir signer des contrats. Ben était à l’époque chef de projet e-commerce chez Guerlain et moi, j’étais business analyst dans une société d’étude de marché.

Notre ambition est de proposer une sélection de pièces de mode avant de vendre de l’éco-responsable dans notre discours. C’est très important. La dimension créative est au cœur de notre projet, c’est ce qui nous anime.

fondateurs reiner upcycling

Ben & Justin, les fondateurs de Reiner

 

L’avantage qui est aussi l’inconvénient d’une marque upcycling c’est la rareté de la pièce.

Quelles sont les difficultés à commercialiser de l’upcycling ?

 

La première difficulté reste la démocratisation du sujet upcycling. Même si le concept est de plus en plus répandu, une grande partie des français ne le connaissent pas encore.

Il faut aussi faire attention et montrer que l’upcycling ce n’est pas que des pièces complètement farfelues. Elles peuvent aussi être plus classiques et portables au quotidien.

En termes de production, c’est souvent de la pièce unique ou des petites quantités. Sur une marketplace, il faut mettre en place un catalogue numérique, qui prend du temps aux créateurs. Nous devons donc créer une fiche produit par pièce unique. C’est logiquement un point sur lequel nous souhaitons travailler.

Ce que nous conseillons à nos créateurs ? Avoir un catalogue produits qui soit réfléchi avec une collection sustainable – durable – par exemple et des pièces plus « image ». Celles-ci peuvent être vendues en quantité limitée sur Reiner.

reiner mode responsable

 

Quelles sont vos perspectives d’évolution pour Reiner ?

 

Nous avons un plan en tête, mais nous laissons les choses se faire naturellement sans se fermer de portes. Nous sommes en période de test. À ce titre, il est important de comprendre comment le marché évolue, quels acteurs entrent en jeu, quelles opportunités semblent se dessiner…

Nous nous sommes laissé 1 an. En septembre, le bilan viendra puis, l’accélération.

L’enjeu, c’est de devenir LA marketplace d’upcycling. Nous allons continuer de développer notre positionnement premium, élargir notre sélection de vêtements et aussi développer la partie services. Nous souhaitons ainsi aider rapidement les créateurs en proposant un catalogue professionnel regroupant nombre de matières premières à des prix avantageux, des services digitaux et des events de plus en plus réguliers.

À l’avenir, ouvrir à des pays frontaliers pour intégrer des créateurs étrangers est aussi une piste que nous gardons en tête.

 

Pourquoi as-tu accepté de participer aux Fashion Green Days ?

 

Toujours dans l’optique de s’inscrire comme acteur incontournable de l’upcycling en France et de pouvoir échanger avec les autres acteurs : entreprises, associations, média et créateurs.

Se rassembler pour faire un peu plus de bruit (sourire). Depuis le départ, nous sommes persuadés que seuls nous aurons du mal à faire bouger les choses !

 

Retrouvez nous en mars pour l’événement « Upcycler la mode » !

 

Louise Marcaud

Louise Marcaud

Jeune créatrice

 

Jeune créatrice de mode, mes valeurs sont basées sur l’upcycling et la slow fashion qui m’inspire une esthétique minimaliste. Retrouvez tout mon univers sur www.louisemarcaud.com

Partager cet article sur :