Les Fashion Green Days online “Green Commerce” de novembre recevront l’entreprise Thelma Rose. L’occasion de rencontrer Sidonie Dumoulin, sa co-fondatrice, et d’en apprendre davantage sur ces super basiques que les femmes prennent plaisir à porter, saison après saison.

 

Peux-tu présenter ton parcours en quelques mots ?

 

Je m’appelle Sidonie. Tout a commencé en 2000, le jour où je suis partie faire le tour du monde en sac à dos. Ce fût un vrai choc environnemental à l’âge de 23 ans… En terminant mon périple aux Etats-Unis, ce fût d’autant plus un grand écart.

Un BTS commercial, une expérience en tant que chargée de communication et 2 ans à Londres en poche, mon profil de communicante s’est naturellement dessiné.

Après 3 ans de voyage, j’ai donc fais le choix de rentrer en France. L’idée qu’il fallait agir face à l’urgence climatique gagnait du terrain en même temps que l’envie de quitter Paris.

En 2010, ma sœur m’a parlé de son envie de créer une marque de prêt-à-porter pour femmes enceintes : “De mois en moi”. Lancées dans ce projet entrepreneurial, nous avions l’ambition d’y inclure des valeurs, environnementales autant que humaines. Au cœur d’un secteur opaque, parmi les plus polluants au monde, nous voulions donner du sens à nos envies.

 

On comprend en découvrant ton parcours que tu as fait le choix de bifurquer…

D’où te vient cet engagement ?

 

On est en 2000, les gens ne sont absolument pas sensibilisés. Nous consommons du plastique à tout va. Aussi, il n’y a aucun courant large existant autour de nous.

Sur place, j’étais d’ailleurs plus sensibilisée d’un point de vue humain. Au retour, le déclic environnemental s’est produit. Et là est venue la question du sens. Donner du sens à mon parcours.

 

Peux-tu me parler de Thelma Rose ?

 

Le projet Thelma Rose est arrivé dans un second temps. C’est en développant de Mois à moi que nous avons constaté l’engouement autour de notre produit. Le seul hic était naturellement rapport à la coupe puisque les vêtements étaient pensés pour des femmes enceintes. Nous nous adressions à des femmes dans un moment éphémère de leur vie tout en adoptant une logique durable, plus adaptée à une cible élargie.

Thelma Rose propose donc un dressing intemporel féminin de qualité supérieure, à la fois ultra doux et agréable à porter, éco-responsable et durable.

 

thelma rose dressing féminin intemporel

 

Que ce soit pour De mois en moi ou Thelma Rose, les valeurs sont les mêmes. Nous souhaitons limiter leur impact sur l’environnement :

    • en mettant la qualité au cœur de leur proposition,
    • en proposant du 100 % made in France,
    • en sourçant des matières à proximité (France et Italie),
    • en proposant des matières solides, durables et certifiées Oeko-Tex Standard 100 : la collection est exclusivement composée d’une matière premium à base de micromadal (90 à 92 %) et d’élasthanne (8 à 10 %),
    • en fonctionnant sous forme de petite série, justement ajustée à la demande.

 

Issu du bois de hêtre, le micromodal est une fibre artificielle. Cette matière est dite écologique puisqu’elle requiert moins d’eau et d’énergie que le coton. Les solvants utilisés sont d’ailleurs non toxiques pour l’environnement et recyclables.

La marque, initialement lancée dans les circuits traditionnels en 2016, a été repensée en marque digitale et relancée en avril 2019 en test & learn après avoir observé l’évolution des comportements d’achat vers le “moins mais mieux”.

Nous maitrisons notre chaine de valeur et prônons donc le direct to supplier d’un côté et, direct to consumer de l’autre. Sans distributeur, nous restons propriétaire de notre discours.

 

Quels sont les principaux challenges auxquels vous avez du faire face ?

 

Les mentalités ont évolués. Aujourd’hui, notre objectif est de faire naitre Thelma Rose qui reste une marque jeune.

 

En d’autres termes, nous développer et bien entendu, créer de la valeur pour perdurer :

    • continuer à progresser et réduire notre empreinte sur l’environnement ;
    • appartenir à un mouvement : aider les femmes à aborder un tournant dans leur vie en passant de l’hyperconsommation à une consommation raisonnée.

 

Quels sont vos projets pour la suite ?

 

Nous restons sur la matière tout en cherchant à abolir les frontières. A ce jour, nous avons 2 ateliers en France pour la partie fabrication. Au sujet des matières, nous travaillons avec 2 fournisseurs (France et Italie).

Entre temps, nous avons revu le positionnement de Thelma Rose. Nous avons notamment fait le choix de développer un produit qui ne s’adresse pas seulement à la femme ultra gâtée dans la vie mais à toutes les femmes qui veulent consommer différemment. Le but ? Rendre la qualité abordable.

 

thelma rose made in france

 

Qu’est-ce-que l’engagement pour toi ?

 

Selon moi, le point de départ est la transparence. Bien qu’elle ait ses limites, les petits acteurs, qui essaient de faire bouger les lignes, prônent une nouvelle manière de consommer.

 

Un conseil ou une phrase inspirante pour ceux qui hésiteraient encore ?

 

Contrairement aux idées reçues, la consommation éthique est plutôt économique et écologique. Comme vous le savez sûrement, nous portons seulement 30 % de notre dressing.

Je pense que nous nous trompons de débat quand il s’agit de parler de prix. La clé est de se déprogrammer et consommer moins mais mieux. Consommer au juste prix.

 

Ne manquez pas Sidonie lors des Fashion Green Days “Green Commerce”, à partir du 19 novembre prochain. Inscrivez-vous ICI

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