Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Nous avons rencontré THIBAUT, l’un des créateurs de Freepry, une solution tout en un pour aider les marques et retailers à s’emparer du sujet de la seconde main et installer un rayon seconde main.

Peux-tu nous présenter Freepry?

J’ai fondé Freepry; c’est une solution tout en un. Pour résumé le concept, La solution proposée par Freepry consiste à importer des corners « seconde-main » directement dans les enseignes, à côté des collections neuves. Au lieu de se tourner vers Vinted, les clients et clientes d’une marque revendent leurs pièces directement à la marque concernée. Le rachat prend la forme d’un bon de réduction sur tout le magasin (hors seconde main). La marque peut alors revendre son produit d’occasion à un prix cohérent et non bradé, ce qui contribue à conserver sa valeur.

Pour motiver l’instauration de ce rayon seconde main, Freepry s’occupe de tout, à commencer par l’évaluation du prix des vêtements et la gestion CRM des bons d’achat générés sur les produits repris. La startup gère également la communication autour du projet (appel à rapporter les vêtements en magasin, notification quand le produit a été vendu).

Qu’est-ce qui t’as donné le déclic de fonder Freepry ?

Avant je ne travaillais pas du tout là-dedans, j’étais dans le domaine de la finance et j’aidais à lever des fonds pour les start-up. Je donnais aussi des cours sur l’innovation et le financement de l’innovation. Très vite j’ai eu envie de voler de mes propres ailes et de faire émerger l’économie circulaire.

J’ai eu plusieurs expériences avec Vinted  même si le modèle plaît, il atteint aussi ses limites, à la fois pour les utilisateurs et utilisatrices mais aussi pour les entreprises. Entre la négociation des prix, l’empaquetage et l’envoi, cette opération est parfois bien fastidieuse pour les vendeurs et vendeuses. Mais c’est aussi et surtout une perte pour les marques qui sont totalement exclues de ce marché.

Quelles sont vos projets futurs au sein de Freepy ?

Nous travaillons aujourd’hui sur le textile mais il existe d’autres marchés sur la seconde main que nous aimerions approcher notamment celui du livre.

Nous voulons aussi développer une application destinée au BtoC afin de démocratiser l’accès à la seconde main pour plus de flux.

Sabine Morillon, Chef de Projet Market Place – Fashion Green Lab

 

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