Dans le cadre des prochains Fashion Green Days online sur le thème “cycle de vie et seconde-vie” en septembre, nous avons décidé d’échanger avec les professionnels de la mode qui interviendront. Pour ce deuxième rendez-vous, nous avons rencontré Yasmine, la co-fondatrice de Dress me slow’ly, l’application qui permet de connecter son dressing et le rendre plus éthique.

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Yasmine, je suis spécialisée en Marketing digital. J’ai travaillé principalement en tant que responsable e-commerce et marketing digital pour des annonceurs dans le secteur de la mode. Puis en tant que consultante en marketing digital dans le secteur de la beauté et du lifestyle. J’ai arrêté cette activité et me suis consacrée à mon projet depuis deux ans.

Depuis janvier je suis également membre de la Fashion Revolution France. Je m’occupe de la communication digitale et la coordination France avec d’autres membres de l’équipe.

 

Pouvez-vous me parlez de votre application Dress me slow’ly ?

Dress me slow’ly est une application qui permet de connecter son dressing pour l’optimiser, le rendre durable et éco-responsable en s’appuyant sur les nouvelles technologies (telles que l’intelligence artificielle, le machine learning et le data mining). Notre but est de fédérer une communauté autour de la Slow Fashion avec une vision qui repose sur une valeur fondamentale, se recentrer sur l’essentiel en privilégiant des vêtements éthiques pour un dressing durable.

L’application fait des suggestions de tenues prenant en compte le dressing, la météo et l’agenda pour gagner du temps et créer une rotation afin d’éviter de rester concentré que sur une partie de vêtements. Des études ont montré que l’on ne porte que 30% de nos vêtements. Dress me slow’ly nous fait prendre conscience des vêtements que l’on ne porte plus et dont on peut éventuellement se séparer. Dans ce cas, l’application facilite la seconde vie du vêtement via le don ou la vente. Elle  oriente l’utilisateur vers des conteneurs de friperies solidaires ou trouve au sein de la communauté quelqu’un qui aurait potentiellement besoin de la pièce proposée.

 

 
 
 
 
 
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We love fashion. But we don’t want our clothes to exploit people or destroy the planet. Our vision is our dream !

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Puis il y a la partie shopping. En effet, c’est un besoin naturel, tout le monde consomme, donc autant acheter de façon pertinente et éthique. Ainsi, l’application va permettre de faire du shopping intelligent. C’est-à-dire un shopping qui se base sur ce que l’on a déjà pour venir compléter plusieurs tenues avec des vêtements 100% écoresponsables fabriqués dans le respect de l’humain. On ne travaille qu’avec des marques engagées. Une autre fonctionnalité concernant le cycle de vie du vêtement, Dress me slow’ly permet de scanner les étiquettes pour s’informer sur les matières et en savoir plus sur l’engagement ou pas de la marque.

Nous avions prévu de lancer une première version en mai cependant nous avons été freinés par la crise sanitaire actuelle ; une première version de l’application devrait connaître le jour mi-septembre.

 

 

 

 

En quoi ce projet peut-il faire avancer la mode circulaire ?

Nous souhaitons mettre en avant la mode circulaire en proposant aux utilisateurs de donner une seconde vie à leurs vêtements. Soit en les donnant dans des friperies solidaires, soit en permettant à l’utilisateur de vendre ses vêtements via l’application.

D’autre part, pour encourager à une meilleure consommation, nous avons l’intention de faire des événements, accompagnés par des marques et des acteurs du marché. Mais pour l’instant, nous restons concentrés sur l’application en priorité.

 

Pourquoi avez-vous souhaité vous engager au sein de Fashion Revolution France ?

J’ai rejoint l’équipe Fashion Revolution France car je souhaitais avoir un rôle dans ce milieu, pas seulement en tant que représentante d’une solution digitale mais aussi d’une action collective et bénévole qui permet de prendre la parole, de mobiliser des gens et sensibiliser. C’est cohérent par rapport à ce que je fais, mes valeurs et ma façon de consommer.

C’était une sorte de suite logique pour moi. En effet, j’ai commencé à migrer vers tout ce qui est écoresponsable dans ma façon de consommer et pas seulement au niveau vestimentaire. J’ai souhaité donc faire une activité bénévole pour défendre mes valeurs.

Cela me permet aussi de représenter une population jeune qui peut être sensible à la mode mais aussi à la planète et au respect de l’humain. Cela montre que l’on peut être derrière une solution digitale qui s’appuie sur les nouvelles technologies mais que l’on peut également l’associer à des valeurs éthiques.

Fashion Revolution France, c’est selon moi l’association qui a bougé les lignes depuis le Rana Plaza. J’ai été très sensible à leur communication et leurs actions, je suivais de près ce qu’ils faisaient. Ainsi j’ai postulé pour rejoindre l’équipe et je suis très contente de faire partie de cette aventure.

 

 

 

Le mot de la fin : Quelle application pratique conseillez-vous ?

Je citerais deux applications : La première concernant la mode : ClearFashion, qui donne des informations sur l’engagement des marques. De plus, elle mobilise sa  communauté pour faire appel aux marques et demander plus de transparence. Je trouve que l’aspect communautaire rend les actions plus fortes.

La deuxième application que je recommande est plus axée digital : Journal du net, pour suivre l’actualité dans le secteur du net.

 

Yasmine interviendra lors des prochains Fashion Green Days online le 18 septembre prochain. Pour s’inscrire au webinaire c’est par ICI

Vous pouvez lire la première interview avec Ghizlane Jougleux, la co-fondatrice de Mutyne, une marque de lessive éthique et efficace.

 

Audrey

Audrey

Je m’appelle Audrey, je suis actuellement étudiante à l’Edhec Business School, spécialisée en marketing. Passionnée depuis toujours par la mode, j’adore customiser et broder mes vêtements. J’aimerais m’investir dans des projets événementiels qui contribueront à l’avancement de la mode éthique et responsable.
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